C'est à six ans que Fernando Pessoa (1888-1935) inventa le chevalier de Pas, son premier hétéronyme. "Par ce geste fondateur il avait exprimé une grande partie d'un destin" voué à l'écriture de la vie psychique, au rêve et à l'errance qu'Eugène Green nous donne à (re) découvrir : "C'est un regard personnel, émerveillé, fraternel, sur la vie d'un homme qui a laissé au monde l'un des oeuvres les plus étranges et les plus riches de toute l'histoire de la littérature européenne. On peut donc envisager ce texte comme une interrogation sur la poésie. Toutefois, je ne prétends rien éclaircir, car jeter sur la vie d'un autre un regard poétique, c'est contempler un mystère." L'ouvrage est suivi de la traduction par Eugène Green de quelques poèmes de Fernando Pessoa et de sa pièce Le Marin. En hommage supplémentaire, Eugène Green nous offre le scénario d'"Une petite pessoade cinématographique" à l'ironie décapante.
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Date de parution
19/11/2015
Poids
214g
Largeur
132mm
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EAN
9782372030090
Titre
L'ami du chevalier de pas
Auteur
Green Eugène
Editeur
DIABASE
Largeur
132
Poids
214
Date de parution
20151119
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Résumé : A l'ombre des tours de l'église Saint-Sulpice, dans l'étroite rue des Canettes, un petit garçon s'endort. A son réveil, une aimable chauve-souris l'accueille. Elle va lui ouvrir le ciel et un monde où Paris prend des allures nouvelles... Tel est l'un des cinq contes proposés ici, certains tirés de Perrault, d'autres inventés de toutes pièces par Eugène Green. Le dossier Carabas, Le crime du grand méchant loup, la rue des Canettes, L'histoire de Fastol, la place Saint-Sulpice : le lecteur retrouvera avec plaisir, mais vues sous un autre angle, des histoires qu'il connaît bien : celles du chat botté ou du petit chaperon rouge ; il en découvrira d'autres, situées dans le Paris d'aujourd'hui. Qu'un chien portugais juché sur une fontaine exhorte ses congénères à devenir des " chasseurs de l'amour " finira par lui sembler très naturel.
Gotzon Peyrat, orphelin élevé par sa grand-mère dans une ferme près de Donibane Garazi, que la République française appelle Saint-Jean-Pied-de-Port, vit dans le présent intemporel de la langue basque. Le roman raconte l'enfance et la jeunesse de Gotzon, sa scolarité dans les écoles républicaines, sa découverte du trésor de l'amitié, ses premiers émerveillements amoureux... Peu à peu il comprend à quel point la langue basque donne son sens à l'univers qui l'entoure. Mais il voit tous ses proches disparaître, comme sa langue et son pays, ce qui fait croître en lui une grande colère. Ayant organisé une réplique héroï-comique de la bataille de Roncevaux, Gotzon va se trouver accusé d'un crime grave... Le récit de la vie de Gotzon Peyrat est plein d'un humour, d'une intelligence et d'une poésie qui doivent tout à la dimension spirituelle du rapport que le personnage entretient avec sa langue. Eugène Green poursuit ici sa réflexion sur la parole, sur l'identité européenne, et sur la place de la spiritualité dans le monde contemporain.
Né en 1930, Amédée Lucien Astrafolli va devenir, très jeune, une figure originale des lettresfrançaises. Il s?illustre dans la défense de l?atticisme (idéal littéraire et linguistique qui se réfère àl?élégance, au goût de la juste mesure et à la sobriété des grands écrivains attiques), face aux assautsdes « asianistes », ces barbares prêts à brader les attraits raffinés de la rhétorique classique contreune illusion de modernité. Face à lui, Astrafolli va trouver une jeune sémiologue féministe etrévolutionnaire, Marie-Albane de Courtembat, pasionaria des barricades soixante-huitardes, avec qui il va croiser le fer. Un troisième personnage, Julien Tertre, plus jeune que les deux précédents, va s?interposer entre ces deux passionnés: il représente une génération éprise de concret, désireuse de rendre compte de choses plus essentielles à partir de la réalité, tâche pour laquelle les outils ducinéma lui paraissent mieux adaptés que ceux de la littérature?Eugène Green brosse le tableau d?un demi-siècle de luttes idéologiques, de parti pris parfois fumeux, de querelles intellectuelles ou mondaines, dont la jeunesse actuelle tend à se défaire. On retrouve ici les préoccupations d?un écrivain toujours à contre-courant: amour presque mystique de la langue française (venant d?un natif de Barbarie, cela ne manque pas d?être touchant), recherche de l?épure et de la dimension spirituelle dans l?art? Un roman satirique, brillant, inclassable.
Émile, médecin hospitalier à Paris, est marié avec Adrienne, fille de l'artistocratie catholique anglaise, descendante de ces nobles qui n'ont pas accepté jadis le schisme anglican. Un soir, rentrant chez lui après une journée éprouvante, il ne trouve pas Adrienne. Pas de message, pas d'indice. Est-elle allée rejoindre ce qui lui reste de famille à Londres ? C'est là, en tout cas, qu'Émile part à sa recherche. Chacun de son côté, Émile et Adrienne vont rencontrer divers personnages, comme eux en quête de sens. Une fois encore, Eugène Green livre un roman d'une étrangeté totale. La question religieuse y est abordée sur un mode cocasse, inattendu, plein d'ironie et de fraîcheur. On y lit en creux non l'éloge d'une religion mais la critique profonde et cinglante d'une civilisation qui a renoncé à toute dimension spirituelle.