Né au XIXe siècle, le mouvement anarchiste, fondé sur la libre association, a longtemps nourri les sociétés française et européenne, à travers des formes d'organisation comme les coopératives ou les mutuelles. Figure emblématique du " communisme libertaire ", Jean Grave (1854-1939) arrive enfant à Paris de son Auvergne natale. Très vite, après la Commune de 1871, il devient anarchiste et se charge de diffuser ses idées tout en exerçant les métiers de cordonnier puis typographe. En 1883, il part en Suisse diriger le Révolté, journal créé par ses amis Kropotkine et Reclus, et qui deviendra plus tard les Temps nouveaux. En 1894, il est condamné à deux ans de prison pour avoir écrit La Société mourante et l'Anarchie. Dans ce récit émaillé de nombreuses anecdotes et lettres, on croise la route d'illustres écrivains et artistes comme Zola (c'est l'affaire Dreyfus), Anatole France, Pissaro ; on assiste au foisonnement de journaux plus ou moins éphémères, à la naissance de courants divergents, comme l'anarchisme individualiste ou le syndicalisme révolutionnaire. Déçu par l'affaiblissement du mouvement après la guerre de 1914-1918, mais persuadé que les idées d'égalité, de liberté et de bien-être pour tous reviendront un jour en force, Jean Grave se retire du combat politique. Il meurt en 1939.
Nombre de pages
541
Date de parution
09/07/2009
Poids
662g
Largeur
14mm
Plus d'informations
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EAN
9782849780282
Titre
Mémoires d'un anarchiste (1854-1920)
Auteur
Grave Jean
Editeur
SEXTANT
Largeur
14
Poids
662
Date de parution
20090709
Nombre de pages
541,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Fils d'un communard blanquiste, Jean Grave (1854-1939) travaille très jeune comme cordonnier à Paris : fréquentant les cercles ouvriéristes, proche d'Élisée Reclus et de Pierre Kropotkine, il a crée Les Temps nouveaux en 1895, qui devient la tribune pour ses idées. En 1914, celui qui déploie depuis plus de trente ans une " propagande de brochures " fait paraître Ce que nous voulons, manifeste du projet libertaire, condensé virulent de l'idéal anarchiste : " Nous voulons l'affranchissement complet, intégral de l'individu. Nous voulons son affranchissement économique le plus absolu. " Dans la " société future " seront abolis le salaire, la monnaie, la propriété individuelle, l'armée, la démocratie représentative, l'État et ses gouvernements. Dans trois textes antérieurs, Grave détaille sa critique du régime de la IIIe république et de la société industrielle : le machinisme (1898), la colonisation (1912) et préconise l'usage de la révolution (1898).
Le thème abordé traite des pratiques initiatiques et des arts martiaux javanais tels qu'on les trouve dans le sultanat de Yogyakarta. Il s'agit d'un sujet porteur qui se situe au carrefour de plusieurs champs d'intérêt : rituels, religion, politique, techniques du corps, savoir-faire, arts rituels; sport. Les résultats obtenus sont centraux pour la compréhension de la société javano-indonésienne. En effet, les écoles et associations de formation aux pratiques martiales jouent un rôle primordial dans le maintien de l'équilibre social. Elles concernent une part très importante de la population et sont avant toute chose des écoles de socialisation. Le travail descriptif porte sur trois écoles. Il concerne les généalogies de maîtres, les techniques utilisées, le déroulement de la pratique, les personnes et les groupes concernés, la structure organisationnelle aux niveaux local, national et intermédiaire, les activités internes et externes (concernant les rituels, les pèlerinages, l'identité nationale et le tourisme), le rapport à l'histoire sociale, ainsi que la mise en relief des valeurs de référence de chacun des trois groupes étudiés. Le détail des descriptions indique qu'il s'agit bien d'une relation au monde à comprendre de l'intérieur. L'analyse présente un trajet retour - comme l'influence du registre économique ou l'orientation sportive de certaines activités - qui éclaire en quelque façon le caractère compétitif du système moderne de formation et de production.
La vie passionnante d'Élisée Reclus, (1830-1905), un des plus grands géographes français, précurseur de l'écologie, auteur de la Géographie universelle (dix tomes!), anarchiste, libertaire, amoureux de la terre, homme de passion et de rigueur, raconté dans un style vivant, empathique par Hélène Sarrazin, spécialiste de son oeuvre. Avec Reclus, on parcourt la terre par la route:- la Dordogne dans une famille protestante (son père est pasteur), la Sierra Nevada dans sa jeunesse, Paris, Sicile, Lugano, etc. On vit le bouillonnement d'une époque pleine d'utopie généreuse: Reclus est un homme engagé dans sa société, un homme politique (c'est un ami de Bakounine) et c'est toute une traversée, aux multiples remous, de la société européenne de la seconde moitié du 19è siècle que nous vivons à travers le destin singulier de cet homme. Biographie: Hélène Sarrazin, historienne et romancière, vit à Bordeaux. Elle a publié notamment Le Pont de la Garonne (Aubéron), Les Chevaux de bronze (La Découverte)
Elle clame un numéro. C'est le mien. Je pars en évacuation demain. Ainsi, je me suis donné tant de peine pour rien. J'ai refusé de mourir. J'ai tout fait pour guérir. Et tout cela pour rien. Pour aller crever sur une route. " Jeune résistante, Brigitte Friang est arrêtée par la Gestapo, à Paris, le 21 mars 1944. Elle a vingt ans. Internée durant douze mois dans le camp de Zwodau, en Tchécoslovaquie, près de Karlovy Vary, elle survit à la faim, au froid, aux blessures de son arrestation, à la barbarie nazie. Jusqu'à ce jour de printemps 1945, où avec un convoi de femmes, elle quitte le camp à destination de Dachau. C'est cette marche terrible, hallucinante, dans la désorganisation de la fin de la guerre, qu'elle raconte jour après jour... Jusqu'à son évasion, le 8 mai 1945. Marche autant que tu pourras, c'est le proverbe que la jeune Brigitte se répète dans sa lutte contre la mort à chaque pas. Et c'est le message qu'aujourd'hui elle transmet - courage et solidarité, foi en l'avenir, mais aussi vigilance et lutte car la barbarie n'est jamais éteinte... La dignité humaine reste toujours à défendre.
Isabelle Pivert vit à Paris. Elle a publié "Traversée" aux éditions Dufourg-Tandrup en 1995 et a fondé les éditions du Sextant en 2003. Elle est également présidente depuis 2001 du groupement des anciens HEC travaillant dans la culture.