Les Pensées de Pascal, une interprétation de l'écriture
Grasset Bernard
KIME
29,50 €
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EAN :9782841742929
Depuis l'expérience intense du mystère lors de la nuit du Mémorial, Pascal est devenu un lecteur ardent de l'Ecriture. Cette lecture fervente donnera naissance à une ?uvre témoignante, son ?uvre majeure, les Pensées, qui de manière singulière se découvre irriguée de part en part du texte sacré. Ecrite par un homme bouleversé, tourné existentiellement vers les pauvres, l'Apologie de la religion chrétienne se présente tout entière comme une interprétation de la Bible. Une telle interprétation qui utilise le dictionnaire de la tradition a pour finalité de créer du sens pour l'homme errant dans le temps. La lecture pascalienne se caractérisera par l'importance accordée à l'esprit, son lien poignant avec le mystère et sa recherche de l'unique nécessaire. Ainsi le texte sacré apparaît-il comme le Livre de la charité et le Livre du Christ. Au-delà des preuves apologétiques, il y a l'ordre du c'ur qui seul peut donner accès à la véritable sagesse dans l'écoute de la Parole. Certes l'interprétation scripturaire des Pensées a ses limites mais elle n'en garde pas moins, pour tout lecteur attentif, son vibrant modernisme et la beauté de son langage, empreint d'intériorité et de lyrisme, permet de rendre sensible, de manière profonde, l'inépuisable dialogue entre l'homme et Dieu.
Nombre de pages
354
Date de parution
10/04/2003
Poids
458g
Largeur
144mm
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EAN
9782841742929
Titre
Les Pensées de Pascal, une interprétation de l'écriture
Auteur
Grasset Bernard
Editeur
KIME
Largeur
144
Poids
458
Date de parution
20030410
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354,00 €
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Blaise Pascal (1623 - 1662) était-il un scientifique, un polémiste, un apologiste, un moraliste, un théologien, un écrivain, un philosophe, un mystique ? Sans doute tout cela. La démarche entreprise ici est de donner à découvrir l'architecture d'une pensée où se côtoient profane et sacré.La lecture par citations permet de parcourir les différents paysages de la pensée pascalienne, en particulier de celle qui se donne à entendre dans ses Pensées.En les resituant dans le Grand Siècle et en explorant leur héritage à l'époque contemporaine, se manifestent à la fois l'originalité et la fécondité de l'oeuvre du témoin du Mémorial. Si Pascal, qui cultive l'art de la formule brève, frappante, a en partage avec les moralistes de son temps nombre de vues sur l'homme, il s'en détache par un constant enracinement de la pensée dans le sacré. Quant à sa postérité, deux grands courants apparaissent inspirés par l'auteur des Pensées : la philosophie de l'esprit et la philosophie de l'existence.Pascal est un penseur, un grand penseur, comme il fut un grand scientifique. Ce qui n'a cessé de nourrir sa pensée, de donner sens à son existence, c'est sa passion pour l'infini, sa soif de vérité, cette vérité dont la charité est l'autre visage.
Au centre de la philosophie de Nietzsche et de Pascal demeurent la question de l'homme et celle de Dieu. Le premier annonce le surhomme, le second ne cesse de souligner l'e?trange alliance de mise?re et de grandeur en l'homme. Nietzsche, le plus grand penseur athe?e, proclame la mort de Dieu, Pascal, le plus grand penseur croyant, e?veille au Dieu cache?. Et si derrie?re leur confrontation se jouait notre destin...Nietzsche et Pascal, deux philosophes singuliers, qui occupent une place a? part dans l'histoire de la philosophie. Deux penseurs, adeptes de l'e?criture fragmentaire, au style volontiers poe?tique, qui , parfois voisins dans la forme et par certaines intuitions, se sont oriente?s dans des directions radicalement oppose?es. En trac?ant un constant paralle?le entre Nietzsche et Pascal a? partir des diffe?rents visages reve?tus par leurs pense?es respectives, cet essai tente d'explorer, prenant appui sur les textes, la marque propre de leur interpre?tation de la vie,de l'existence humaines. Mettre en e?vidence deux regards pose?s sur le monde, le temps, l'e?tre, et esquisser les objections qu'aurait pu formuler l'auteur des Pense?es a? l'auteur d'Ainsi parlait Zarathoustra.
Il y a exactement deux siècles, en 1821, Charles Nodier inventait l'appellation "genre frénétique" pour désigner la face sombre du romantisme, sa part d'horreur et d'excès, et il fustigeait l'immoralité du genre tout en reconnaissant les séductions sulfureuses que celui-ci exerce sur le lecteur. Alors que la critique du XXe siècle, des surréalistes à Annie Le Brun et Jean-Luc Steinmetz, a retourné la condamnation moralisatrice du XIXe siècle en faisant l'éloge de la portée subversive de ces oeuvres qui structurent leurs intrigues autour du conflit entre le bien et le mal, il est temps d'adopter une approche dépassionnée des morales du romantisme noir. Si les oeuvres noires, comme on le leur a parfois reproché, se caractérisent par leur manichéisme, celui-ci peut prendre des formes variées. Les romans valorisant la vertu et l'innocence de l'héroïne s'opposent ainsi aux récits sadiens faisant goûter au lecteur les délices vertigineuses de la cruauté. Dès l'époque romantique se multiplient les oeuvres ambivalentes, qui, infusant l'ironie dans le modèle du roman noir, rendent plus incertaine la frontière entre bien et mal. Quelles sont les valeurs défendues dans ces fictions ? Les variations morales dessinent-elles une évolution historique ? Sont-elles corrélées à des tendances esthétiques particulières ? Les études réunies ici proposent quelques réponses à ces questions, à travers l'analyse de l'axiologie du romantisme noir de Ducray-Duminil à Gaston Leroux, en passant par Nodier, George Sand, Balzac ou Pétrus Borel.
Comment des écrivains qui n'ont pas vécu la Shoah racontent-ils cet événement ? En France, cette question s'est posée de manière polémique à la parution des Bienveillantes de Jonathan Littell (2006) et de Jan Karski de Yannick Haenel (2009). Cet essai est consacré à l'ensemble de la littérature écrite en français par la génération des petits-enfants, soit par vingt-deux auteurs, qu'il s'agisse de descendants de victimes de la Shoah ou d'auteurs qui se sentent héritiers de cette mémoire. L'analyse de ces oeuvres permet de se pencher sur des questions très actuelles, comme la délicate appropriation d'un héritage, les supposés dangers de la fiction, ou encore l'utopie qui consiste à croire que l'on peut se faire témoin du témoin ou réparer le passé.
Si la plus importante figure philosophique du vingtième siècle était une femme, ce serait Simone Weil (1909-1943), comme on commence à le discerner aujourd'hui. En parcourant les lieux par où elle est passée, ce livre tente de reconstituer le chemin intellectuel et spirituel de Simone Weil. A chaque lieu, qui constitue un moment mental, est attaché un questionnement majeur de son oeuvre, si bien qu'à la fin la pensée de la philosophe apparaît dans sa globalité : c'est d'abord une philosophie de l'esprit où le miracle de la pensée tient dans le mystère des inspirations qui nous traversent. Mais Simone Weil ne peut suivre le fil de ses pensées que si elle se confronte à l'actualité de son époque, de 1929 à 1943, et qu'à travers les milieux sociaux très différents où elle sème le trouble (du syndicalisme à la France libre de Londres, en passant par le monde des usines, la guerre d'Espagne, l'exode de Juifs français) et les rencontres qu'elle fait. C'est une pensée à la fois très intérieure (mystique même) et complètement ouverte aux problèmes économiques, sociaux et politiques d'une tranche d'Histoire que ces pages essaient de reconstruire à partir de la géographie concrète que sa vie dessine. Cependant, l'ouvrage refuse d'enfermer Simone Weil en son temps et prend le risque d'actualiser sa pensée en interrogeant ce que sont devenus les campagnes, les villes et les pays qu'elle a traversés, jusqu'à faire un état des lieux de la France d'aujourd'hui. Une lecture des lieux à partir de sa pensée ; une lecture de sa pensée à travers les lieux.