
Penser la guerre au XVIIe siècle
Traités, alliances, invasions, massacres : la guerre, qu'elle soit affrontement entre Etats ou conflit civil, est partout présente dans l'Europe de l'âge classique. Comment les philosophies la pensent-elles? Comme un aspect de la puissance politique; comme l'essence ou au moins le risque de l'état de nature; comme un objet juridique qui appelle et renouvelle les anciennes théories de la guerre juste; mais aussi comme un creuset pour une réflexion sur la condition humaine. Juste-Lipse, Grotius, Pascal, Quevedo, Hobbes, Spinoza, Pufendorf : autant de points de vue pour rendre compte de cette réalité multiforme, avant la relecture de Rousseau et des Lumières - avec en contre-point les actes et paroles de l'amiral Coxinga, qui chassa les Hollandais de Taïwan pour garder la mer à une dynastie chinoise déjà disparue.
| Nombre de pages | 21 |
|---|---|
| Date de parution | 17/01/2013 |
| Poids | 355g |
| Largeur | 138mm |
| EAN | 9782842923563 |
|---|---|
| Titre | Penser la guerre au XVIIe siècle |
| Auteur | Grangé Ninon |
| Editeur | PU VINCENNES |
| Largeur | 138 |
| Poids | 355 |
| Date de parution | 20130117 |
| Nombre de pages | 21,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 4-6 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

De la guerre civile
Grangé NinonEntre horreur et activité normale de l'État, la guerre civile, opposée à la guerre classique, est une absence remarquable de la philosophie politique. Or les convergences entre ces deux catégories hâtivement séparées apparaissent en creux chez des auteurs éloignés comme Machiavel ou Cari Schmitt. ou encore dans les problèmes posés par la recherche des limites, notamment chez les penseurs de la guerre juste, souvent contraints d'amender leur théorie. Guerre civile et guerre extérieure ont pourtant en commun la transgression et la désignation de l'ennemi. La démarche non historique, qui compare la guerre de Trente Ans, la Commune et la guerre d'Espagne, révèle la dialectique entre guerre tolérable et guerre intolérable. Les enjeux se font sociaux et surtout politiques. La guerre civile, interne, partisane, rejoint la guérilla, tandis que les guerres étrangères ne sont pas exemptes de risques internes. Comment déterminer si la guerre du Péloponnèse, la guerre de Sécession ou la guerre d'Algérie sont des guerres internes ou externes? La guerre civile, mal politique absolu, oblige la philosophie à revenir sur l'irrégularité totale ou partielle, et à considérer les intermittences d'un droit de la guerre parfois évanescent. L'articulation entre l'essence transgressive de la guerre et la loi que l'on se donne permet de comprendre le politique comme une conjuration répétée de la guerre intérieure.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER38,15 € -

Philosophie avec personnages. Essai de fictionnalisme politique
Grangé NinonLa philosophie politique s'en est longtemps tenue à la recherche du meilleur régime possible, sous la forme du traité. Cette histoire prescriptive n'est cependant que la plus visible. À côté des concepts abstraits et généralisants, une tendance plus discrète existe, qui incarne la théorie. Les fictions politiques sont une clef pour qui ne veut pas en rester à l'analyse des strates institutionnelles. Loin d'être un simple un réservoir d'exemples et de cas, le fictionnalisme politique a une fonction épistémique. Mythes, fables, incursions littéraires sont la matière d'une réflexion qui analyse autant qu'elle invente le politique. L'imagination philosophique utilise des personnages conceptuels, qui introduisent à la singularité et à la nuance. L'île, le partisan, Robinson Crusoé ou Benito Cereno, mais aussi Lénine ou Lawrence d'Arabie, peuplent le protagonisme de Haim Burstin, le politique selon Carl Schmitt, le Léviathan de Carlo Ginzburg, l'agora par Hannah Arendt ou le droit de la guerre de Michael Walzer. Cette perspective renouvelle la question du réalisme politique et met en lumière ce que la philosophie doit aux images et à la création.Ninon Grangé est normalienne, agrégée, docteure en philosophie et habilitée à diriger des recherches. Elle est Professeure à l'Université Paris 8. Ses travaux portent sur la guerre, l'état d'exception, la crise, et sur la contribution des esthétiques à la philosophie politique. Elle a notamment publié De la guerre civile (2009), Oublier la guerre civile ? Stasis, chronique d'une disparition (2015), L'urgence et l'effroi. L'état d'exception, la guerre et les temps politiques (2018).Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER22,00 € -

Carl Schmitt. Nomos, droit et conflit dans les relations internationales
Grangé Ninon ; Schmitt CarlCarl Schmitt, théoricien sous la république de Weimar de la " dictature souveraine ", se voulut le juriste du IIIe Reich. Connu pour ses travaux de constitutionnaliste, il fut aussi un penseur du politique capable d'appréhender et de critiquer le droit international en mobilisant des connaissances, et parfois des partis pris. à la fois historiques et philosophiques. Le présent volume relit Schmitt sous l'angle précis de sa réflexion sur les relations internationales. Ignorant les cantonnements disciplinaires, Schmitt remet en perspective le droit international public et privé, dans la sphère de la philosophie politique comme dans celle de l'actualité brûlante des procès de Nuremberg, tandis que les concepts théologiques sécularisés ne sont jamais loin. Les contributions rassemblées dans ce volume éclairent ainsi une pensée plus conflictuelle que belliqueuse, tout en montrant un Carl Schmitt miroir paradoxal de différents courants internationalistes d'avant et d'après-guerre. Deux inédits de Carl Schmitt sont traduits ici pour la première fois : " Le concept de piraterie " (1937) et " Sur les deux grands "dualismes" du système juridique contemporain " (1939).Impression à la demandeCOMMANDER12,00 € -

Une Europe politique ? Obstacles et possibles. Dialogues avec l'oeuvre d'Etienne Balibar
Grangé Ninon ; Herrera Carlos MiguelSur commande en 4-6 joursCOMMANDER22,00 €
Du même éditeur
-

Ex Terra : vivre avec les sous-sols
Usher Phillip John ; Le Roy Cyril ; Aït-taouti FréPour penser la Terre de l'Anthropocène, Ex Terra : Vivre avec les sous-sols propose de détourner l'attention des émissions pour imaginer une nouvelle sensibilité "exterranéenne" Si nous sommes aujourd'hui entrés dans l'Anthropocène, ce n'est pas seulement à cause de nos émissions, mais avant tout de nos extractions. Il importe donc au plus haut point de réinvestir notre rapport aux sous-sols et de réorienter notre regard vers les profondeurs de la Terre. Pour ce faire, l'ouvrage circule entre différentes échelles géographiques et historiques. Il tisse des liens entre notre planète dans son ensemble, les agents humains et non humains de l'extraction et les matières extraites qui accompagnent notre quotidien. En ouvrant de riches archives de textes et d'images prémodernes provenant de toute l'Europe, en confrontant les auteurs humanistes de la Renaissance aux enjeux contemporains de l'écologie, Phillip Usher esquisse une nouvelle sensibilité exterranéenne. Phillip John Usher, né en Angleterre, est professeur de littérature française à l'Université de New York (NYU). Spécialiste de la littérature su XVIe siècle, ses travaux récents portent sur les rapports entre littérature et écologie. Il est l'auteur de nombreux livres, dont Errance et Cohérence (Classiques Garnier, 2010) et L'Aède et le Géographe (Classiques Garnier, 2018). En 2020, il a codirigé avec Pauline Goul le collectif Early Modern Ecologies : Beyond English Ecocriticsm (Amsterdam University Press).Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER24,99 € -

Psychanalyse et subversion des normes
Alberti Christiane ; Pfauwadel AurélieSur commande en 4-6 joursCOMMANDER21,00 € -

Cartographie et littérature
Dahan-Gaida LaurenceLa nécessité de nous orienter dans l'espace pour y projeter nos déplacements a donné aux cartes une importance cruciale pour notre existence. Cette impulsion cartographique est ici interrogée par le biais d'aller et retours entre géographie, cartographie et littérature. "Où suis-je ? Où vais-je ? Comment y vais-je ? " La nécessité de nous orienter dans l'espace pour y projeter nos déplacements physiques ou virtuels a donné aux cartes une importance cruciale pour notre existence et notre survie. A mi-chemin entre le dessin d'art et l'objet technique, la carte est un artefact intellectuel dont l'efficacité tient à sa capacité à modéliser l'espace et à le rendre intelligible. Cartographier, c'est produire à la fois un espace et une connaissance sur cet espace par le biais de représentations spatiales, visuelles et graphiques. Or la modélisation n'est pas l'apanage des seuls géographes, elle est aussi au coeur de la littérature qui est toujours libre de configurer des espaces, de créer des mondes et de générer ainsi de la connaissance. Qu'elle confronte le savoir occidental de l'espace à celui d'autres cultures (Chatwin, Aira) ou qu'elle réfléchisse l'acte cartographique lui-même (Humboldt, Zischler, Houellebecq, Moretti, Borges, Carroll), le savoir qu'elle produit excède la représentation sensible et affective du lieu parce qu'il est aussi réflexif et critique. Laurence Dahan-Gaida est professeure de littérature comparée à l'université de Franche-Comté. Elle est rédactrice en chef de la revue en ligne "Epistémocritique" et directrice de la collection du même nom.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER10,00 € -

Littératures francophones et musiques de l’Atlantique noir
Brodziak Sylvie ; Coste MarionLire avec les oreilles et les pieds, tel est le défi relevé par Littératures francophones et musiques de l’Atlantique noir qui analyse les formes et les rythmes d’écritures artistiques issues de l’expérience commune de la domination occidentale.Lire avec les oreilles et les pieds, tel est le défi relevé par le présent ouvrage. En s'appuyant sur l'idée d'Atlantique noir développée par Paul Gilroy, les contributions rassemblées dans ce livre montrent comment la présence des musiques dans les récits permet de raconter les mémoires de la colonisation et de l'esclavage, de dénoncer le racisme contemporain et de réclamer le droit à vivre où l'on est et où l'on veut, en inventant une langue porteuse de résistance et d'espoir. La diversité des corpus, qui traversent les trois continents bordant l'Atlantique, les genres littéraires romanesques, théâtraux et poétiques, les musiques aussi variées que la biguine, le jazz, la soul, le blues, la rumba ou le rap démontrent la vitalité et la diversité des littératures francophones. À partir d'un corpus classique et contemporain, allant du Cahier d'un retour au pays natal d'Aimé Césaire à l'afrotrap, les chercheuses et les chercheurs analysent formes et rythmes, et font des littératures francophones un art vivant. Sylvie Brodziak est professeure émérite des universités en littératures française et francophone et histoire des idées (CY Cergy-Paris Université). Ses recherches portent sur l'écriture de l'histoire et des mémoires. Marion Coste, agrégée de lettres modernes, est docteure en langue et littérature françaises et francophones (CY Cergy-Paris Université). Ses recherches portent sur les rapports entre littérature et musique, notamment dans le genre romanesque et le rap francophone.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER18,00 €
