La nécessité de nous orienter dans l'espace pour y projeter nos déplacements a donné aux cartes une importance cruciale pour notre existence. Cette impulsion cartographique est ici interrogée par le biais d'aller et retours entre géographie, cartographie et littérature. "Où suis-je ? Où vais-je ? Comment y vais-je ? " La nécessité de nous orienter dans l'espace pour y projeter nos déplacements physiques ou virtuels a donné aux cartes une importance cruciale pour notre existence et notre survie. A mi-chemin entre le dessin d'art et l'objet technique, la carte est un artefact intellectuel dont l'efficacité tient à sa capacité à modéliser l'espace et à le rendre intelligible. Cartographier, c'est produire à la fois un espace et une connaissance sur cet espace par le biais de représentations spatiales, visuelles et graphiques. Or la modélisation n'est pas l'apanage des seuls géographes, elle est aussi au coeur de la littérature qui est toujours libre de configurer des espaces, de créer des mondes et de générer ainsi de la connaissance. Qu'elle confronte le savoir occidental de l'espace à celui d'autres cultures (Chatwin, Aira) ou qu'elle réfléchisse l'acte cartographique lui-même (Humboldt, Zischler, Houellebecq, Moretti, Borges, Carroll), le savoir qu'elle produit excède la représentation sensible et affective du lieu parce qu'il est aussi réflexif et critique. Laurence Dahan-Gaida est professeure de littérature comparée à l'université de Franche-Comté. Elle est rédactrice en chef de la revue en ligne "Epistémocritique" et directrice de la collection du même nom.
Nombre de pages
224
Date de parution
26/03/2024
Poids
206g
Largeur
121mm
Plus d'informations
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EAN
9782379244001
Titre
Cartographie et littérature
Auteur
Dahan-Gaida Laurence
Editeur
PU VINCENNES
Largeur
121
Poids
206
Date de parution
20240326
Nombre de pages
224,00 €
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À la fois omniprésent et incernable, le temps est une dimension omniprésente de nos existences, indissociable de notre rapport au cosmos, à la vie biologique, à la conscience mais aussi à l?histoire, à la culture et à la société. Parce qu?elle est au confluent de plusieurs champs d?expérience et de réflexion, la question du temps offre une passerelle privilégiée pour croiser des approches rarement invitées à se rencontrer : celles des sciences d?un côté (physique, biologie, médecine, cosmologie), celles des arts de l?autre (littérature, cinéma, arts plastiques, musique, théâtre). Au-delà des questions qui touchent à la réorganisation des partages cognitifs et disciplinaires (entre sciences et arts), l?objectif de cet ouvrage est de montrer la fécondité des transferts épistémologiques entre ces deux domaines. D?un côté, les sciences constituent un réservoir inépuisable pour les arts, auxquels elles proposent une multiplicité de modèles du temps opérant à différentes échelles : temporalités non linéaires, réversibles, cycliques ou emboîtées, qui peuvent être dynamisées par des bifurcations, des catastrophes ou des phénomènes d?émergence imprévisibles. De l?autre, les arts sont un lieu privilégié de modélisation, d?exposition et de mise à l?épreuve de modèles temporels, qui tantôt croisent la rationalité dominante (sciences, historiographie), tantôt en réactivent des dimensions occultées (mythe, rite, etc.). Frayant à la fois dans l?imaginaire et le rationnel, ces représentations du temps permettent d?exhiber la complexité d?un phénomène qui ne peut être appréhendé que dans l?entre-deux des savoirs et des arts.
Comment trouve-t-on ? Comment en vient-on à concevoir et à dire quelque chose de nouveau qui viendra peut-être enrichir le réservoir des œuvres de connaissance ? Y a-t-il une heuristique de l’invention ? Et avec quels mots se dit-elle ? Comment les savants modélisent-ils l’impulsion créatrice, comment racontent-ils le moment exceptionnel de la trouvaille ? Pour répondre à ces questions, cet ouvrage entre dans l’intimité de l’expérience vécue et racontée par les savants. Leurs récits sont beaucoup plus que la simple trace d’un travail de création, ils sont une source privilégiée pour comprendre la manière dont se construit la légitimité savante dans une tension entre fable et histoire, témoignage et fiction, volonté de comprendre et désir de convaincre. D’où la lecture stéréoscopique proposée par les études réunies ici, qui mêlent enquête historique et analyse poético-rhétorique pour saisir les deux versants, narratif et cognitif, de l’invention.Avec les contributions de : Laurence Dahan-Gaida, Pascal Duris, Francisco González, Guillaume Kaufmann, Stefan Neuwirth, Philippe Séguin, Laurence Talairach, Nathalie Vuillemin, Anne-Gaëlle Weber, Françoise Willmann.
Usher Phillip John ; Le Roy Cyril ; Aït-taouti Fré
Pour penser la Terre de l'Anthropocène, Ex Terra : Vivre avec les sous-sols propose de détourner l'attention des émissions pour imaginer une nouvelle sensibilité "exterranéenne" Si nous sommes aujourd'hui entrés dans l'Anthropocène, ce n'est pas seulement à cause de nos émissions, mais avant tout de nos extractions. Il importe donc au plus haut point de réinvestir notre rapport aux sous-sols et de réorienter notre regard vers les profondeurs de la Terre. Pour ce faire, l'ouvrage circule entre différentes échelles géographiques et historiques. Il tisse des liens entre notre planète dans son ensemble, les agents humains et non humains de l'extraction et les matières extraites qui accompagnent notre quotidien. En ouvrant de riches archives de textes et d'images prémodernes provenant de toute l'Europe, en confrontant les auteurs humanistes de la Renaissance aux enjeux contemporains de l'écologie, Phillip Usher esquisse une nouvelle sensibilité exterranéenne. Phillip John Usher, né en Angleterre, est professeur de littérature française à l'Université de New York (NYU). Spécialiste de la littérature su XVIe siècle, ses travaux récents portent sur les rapports entre littérature et écologie. Il est l'auteur de nombreux livres, dont Errance et Cohérence (Classiques Garnier, 2010) et L'Aède et le Géographe (Classiques Garnier, 2018). En 2020, il a codirigé avec Pauline Goul le collectif Early Modern Ecologies : Beyond English Ecocriticsm (Amsterdam University Press).
Lire avec les oreilles et les pieds, tel est le défi relevé par Littératures francophones et musiques de l’Atlantique noir qui analyse les formes et les rythmes d’écritures artistiques issues de l’expérience commune de la domination occidentale.Lire avec les oreilles et les pieds, tel est le défi relevé par le présent ouvrage. En s'appuyant sur l'idée d'Atlantique noir développée par Paul Gilroy, les contributions rassemblées dans ce livre montrent comment la présence des musiques dans les récits permet de raconter les mémoires de la colonisation et de l'esclavage, de dénoncer le racisme contemporain et de réclamer le droit à vivre où l'on est et où l'on veut, en inventant une langue porteuse de résistance et d'espoir. La diversité des corpus, qui traversent les trois continents bordant l'Atlantique, les genres littéraires romanesques, théâtraux et poétiques, les musiques aussi variées que la biguine, le jazz, la soul, le blues, la rumba ou le rap démontrent la vitalité et la diversité des littératures francophones. À partir d'un corpus classique et contemporain, allant du Cahier d'un retour au pays natal d'Aimé Césaire à l'afrotrap, les chercheuses et les chercheurs analysent formes et rythmes, et font des littératures francophones un art vivant. Sylvie Brodziak est professeure émérite des universités en littératures française et francophone et histoire des idées (CY Cergy-Paris Université). Ses recherches portent sur l'écriture de l'histoire et des mémoires. Marion Coste, agrégée de lettres modernes, est docteure en langue et littérature françaises et francophones (CY Cergy-Paris Université). Ses recherches portent sur les rapports entre littérature et musique, notamment dans le genre romanesque et le rap francophone.
Une enquête sans équivalent sur les coulisses de la série à succès Plus belle la vie qui dévoile comment se fabrique une fiction de ce type et éclaire de manière inédite le travail des professionnel·les qui fabriquent les séries télévisées.Comment sont fabriquées les séries télévisées, ces fictions qui prennent tant de place dans nos vies, depuis quelques années ? À partir d'une enquête de terrain inédite sur les coulisses de Plus belle la vie, Muriel Mille donne à voir le travail des nombreux et nombreuses professionnel·les qui collaborent pour produire une série télévisée populaire. L'ouvrage permet de suivre les rouages de la fabrication des épisodes, des discussions entre les scénaristes durant les ateliers d'écriture à l'activité effrénée des réalisateurs et réalisatrices, des technicien·nes et des comédien·nes pendant le tournage. Alors que la diffusion d'un épisode quotidien nécessite un travail intense, ce livre analyse la division du travail non moins « extrême » qu'il requiert, entre une multitude de personnes. Il s'interroge également sur la manière dont les représentations qui peuplent nos écrans sont produites : comment donner une image vraisemblable du monde social tout en captivant quotidiennement les téléspectateurs et téléspectatrices ...Muriel Mille est maîtresse de conférences en sociologie à l'université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. Ses travaux portent sur les conditions de production des séries télévisées et des films, et sur les carrières des professionnel·les de l'audiovisuel et du cinéma.