Eurêka ! Récits savants de découverte et d'invention
Dahan-Gaida Laurence
HERMANN
28,15 €
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EAN :9791037019622
Comment trouve-t-on ? Comment en vient-on à concevoir et à dire quelque chose de nouveau qui viendra peut-être enrichir le réservoir des œuvres de connaissance ? Y a-t-il une heuristique de l’invention ? Et avec quels mots se dit-elle ? Comment les savants modélisent-ils l’impulsion créatrice, comment racontent-ils le moment exceptionnel de la trouvaille ? Pour répondre à ces questions, cet ouvrage entre dans l’intimité de l’expérience vécue et racontée par les savants. Leurs récits sont beaucoup plus que la simple trace d’un travail de création, ils sont une source privilégiée pour comprendre la manière dont se construit la légitimité savante dans une tension entre fable et histoire, témoignage et fiction, volonté de comprendre et désir de convaincre. D’où la lecture stéréoscopique proposée par les études réunies ici, qui mêlent enquête historique et analyse poético-rhétorique pour saisir les deux versants, narratif et cognitif, de l’invention.Avec les contributions de : Laurence Dahan-Gaida, Pascal Duris, Francisco González, Guillaume Kaufmann, Stefan Neuwirth, Philippe Séguin, Laurence Talairach, Nathalie Vuillemin, Anne-Gaëlle Weber, Françoise Willmann.
Nombre de pages
297
Date de parution
15/07/2022
Poids
447g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9791037019622
Titre
Eurêka ! Récits savants de découverte et d'invention
Auteur
Dahan-Gaida Laurence
Editeur
HERMANN
Largeur
152
Poids
447
Date de parution
20220715
Nombre de pages
297,00 €
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La nécessité de nous orienter dans l'espace pour y projeter nos déplacements a donné aux cartes une importance cruciale pour notre existence. Cette impulsion cartographique est ici interrogée par le biais d'aller et retours entre géographie, cartographie et littérature. "Où suis-je ? Où vais-je ? Comment y vais-je ? " La nécessité de nous orienter dans l'espace pour y projeter nos déplacements physiques ou virtuels a donné aux cartes une importance cruciale pour notre existence et notre survie. A mi-chemin entre le dessin d'art et l'objet technique, la carte est un artefact intellectuel dont l'efficacité tient à sa capacité à modéliser l'espace et à le rendre intelligible. Cartographier, c'est produire à la fois un espace et une connaissance sur cet espace par le biais de représentations spatiales, visuelles et graphiques. Or la modélisation n'est pas l'apanage des seuls géographes, elle est aussi au coeur de la littérature qui est toujours libre de configurer des espaces, de créer des mondes et de générer ainsi de la connaissance. Qu'elle confronte le savoir occidental de l'espace à celui d'autres cultures (Chatwin, Aira) ou qu'elle réfléchisse l'acte cartographique lui-même (Humboldt, Zischler, Houellebecq, Moretti, Borges, Carroll), le savoir qu'elle produit excède la représentation sensible et affective du lieu parce qu'il est aussi réflexif et critique. Laurence Dahan-Gaida est professeure de littérature comparée à l'université de Franche-Comté. Elle est rédactrice en chef de la revue en ligne "Epistémocritique" et directrice de la collection du même nom.
À la fois omniprésent et incernable, le temps est une dimension omniprésente de nos existences, indissociable de notre rapport au cosmos, à la vie biologique, à la conscience mais aussi à l?histoire, à la culture et à la société. Parce qu?elle est au confluent de plusieurs champs d?expérience et de réflexion, la question du temps offre une passerelle privilégiée pour croiser des approches rarement invitées à se rencontrer : celles des sciences d?un côté (physique, biologie, médecine, cosmologie), celles des arts de l?autre (littérature, cinéma, arts plastiques, musique, théâtre). Au-delà des questions qui touchent à la réorganisation des partages cognitifs et disciplinaires (entre sciences et arts), l?objectif de cet ouvrage est de montrer la fécondité des transferts épistémologiques entre ces deux domaines. D?un côté, les sciences constituent un réservoir inépuisable pour les arts, auxquels elles proposent une multiplicité de modèles du temps opérant à différentes échelles : temporalités non linéaires, réversibles, cycliques ou emboîtées, qui peuvent être dynamisées par des bifurcations, des catastrophes ou des phénomènes d?émergence imprévisibles. De l?autre, les arts sont un lieu privilégié de modélisation, d?exposition et de mise à l?épreuve de modèles temporels, qui tantôt croisent la rationalité dominante (sciences, historiographie), tantôt en réactivent des dimensions occultées (mythe, rite, etc.). Frayant à la fois dans l?imaginaire et le rationnel, ces représentations du temps permettent d?exhiber la complexité d?un phénomène qui ne peut être appréhendé que dans l?entre-deux des savoirs et des arts.
Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.