ETUDES " doit s'entendre au sens des peintres : " étude d'une main ", "étude d'une tête de vieillards ", etc. Autant dire qu'on ne trouvera ici que des textes autonomes, qui ne sont les parties d'aucun ensemble. Cependant, ils appartiennent bien tous à une même manière, et ils n'ont tous comme ressource qu'une seule question : l'être - monde du monde. Ces études sont sept. Elles vont pour ainsi dire de Socrate à Socrate, puisqu'elles s'ouvrent sur une lecture de J.T. Desanti et se closent par des réflexions sur le Phédon. Les trois premières sont regroupées sous le titre : " Les maîtres " et concernent successivement Desanti, Heidegger et Lacan. Sous le titre "archipolitique" vient ensuite une étude isolée, qui fit en son temps quelque bruit et dont j'oserai dire qu'elle devient de plus en plus actuelle : " Les années 30 sont devant nous ". Puis l'on voit apparaître un couple de notions : " Voir et peindre ", soit un texte sur le champ visuel et l'infini chez Wittgenstein ("le Monde et son expression") et un autre qui illustre la peinture du Quattrocento à la lumière du Traité de la peinture de Léonard de Vinci. L'ensemble enfin se referme (ou s'ouvre) sur ce qui constitue en effet les deux termes de toute existence : la naissance et la mort. La sixième de ces études oppose à la problématique husserlienne de la chair dans les Ideen II une "définition" de la naissance (téméraire, bien évidemment), tandis que la dernière, déjà mentionnée, cherche en quoi consiste l'exemplarité de l'attitude de Socrate au cours de son dernier soleil.
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Nombre de pages
167
Date de parution
05/10/1995
Poids
279g
Largeur
150mm
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EAN
9782718604572
Titre
Études
Auteur
Granel Gérard
Editeur
GALILEE
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150
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Date de parution
19951005
Nombre de pages
167,00 €
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L'Epoque dénouée s'attache à démêler les ils embrouillés de la Tradition afin de comprendre ce qui nous arrive, à nous les tard venus. A cette fin, Gérard Granel s'engage dans une analyse historico-historiale visant à déterminer la "loi la plus intime" de notre monde. Le noeud thématique qu'il retient dans les textes réunis dans ce volume est celui de l'"automate" dont il montre qu'il possède un triple nouage historique: la substantication par Platon de la psychè automate, qui dessine la figure de la pensée comme mathesis; l'universalisation par Descartes de l'idée de mathesis, dont le moteur est une logique de l'infinité induisant un devenir-ingénieur de l'esprit et une détermination du savoir comme savoir "automate"; la propagation, mise en évidence par Marx, du principe d'infinité à tous les domaines d'activité, qui transforme le monde lui-même en une vaste "accumulation de marchandises" ne connaissant d'autre loi que celle imposée par la "substance automatique". Démêler le n?ud de l'automate fait donc lever la question suivante qui fut celle de Nietzsche avant de devenir celle de Heidegger, et qui est aussi celle à laquelle nous confronte le versant non métaphysique des analyses de Marx: comment nous départir de notre appartenance à un monde qui semble périmer tout avenir?
Disciple et assistant de Husserl, Martin Heidegger (1889-1976) lui succéda à l'Université de Fribourg où il enseigna jusqu'en 1973. Son ?uvre s'est nourrie d'une lecture attentive des penseurs grecs, en particulier celle des Présocratiques.
« Il ne suffit pas d'échanger les mots grecs contre d'autres mots d'autres langues, même bien connus. Nous devons bien plutôt nous laisser dire par les mots grecs eux-mêmes, ce qu'ils désignent, eux. » Cet ouvrage présente le texte de deux cours tenus à l'université de Fribourg durant le semestre d'hiver 1951-1952 et le semestre d'été 1952. Apprendre à penser, tel était le but du philosophe et cet apprentissage passe par des détours insolites, nous rapproche de la poésie, nous invite à « revenir à l'aurore de la pensée occidentale », en particulier au célèbre fragment VI du Poème de Parménide.