Le règne de l'histoire. Discours historiques et révolutions, XVIIe-XVIIIe siècle
Goulemot Jean-Marie
ALBIN MICHEL
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EAN :9782226087874
Extrait de la préface de 1975 "Ce travail a été commencé il y a quelque dix ans déjà. De cette durée, je n'ai pas la vaine prétention de tirer gloire ; par son rappel liminaire, je voudrais tenter d'expliquer comment s'est constitué ce livre et esquisser la définition méthodologique d'une recherche dont il n'est que l'aboutissement fragile. (...) Je cherchais comme la Terre promise l'idée de révolution chez les philosophes. En parlaient-ils ? une fiche bien remplie à gauche ; n'en parlaient-ils pas ? une fiche vierge mais accusatrice à droite. Aussi ne me fallut-il guère de temps pour poser les jalons de ce qui était alors pour moi l'histoire de l'idée de révolution au XVIIIe siècle. Il en fallut moins encore pour réduire ce château de fiches en une ruine dérisoire quand je tentai d'analyser le sens d'une telle démarche. N'était-il pas évident que ma quête de l'idée de révolution relevait d'une définition a priori des Lumières qui était un reçu idéologique. A bien y regarder, le siècle pour moi prenait son sens de 1789 qui expliquait le siècle tout autant que le siècle l'expliquait. En même temps, je découvrais que 1715 n'était ni un commencement ni une fin, et il me fallait admettre que cette histoire avec son aube, son terme et son profil était mon oeuvre. Si je tenais l'idée de révolution pour présente dans ce siècle, c'est qu'une révolution en marquait le terme. Je projetais sur lui, pour le construire, une révolution qui l'ordonnait et dont il était le porteur. 1789, sans que j'en eusse conscience, inscrivait dans les faits une germination qui d'abord avait eu lieu dans les esprits. Jamais, je devais me l'avouer, je n'aurais eu le projet d'aller chercher cette même idée de révolution dans le XVIe ou le XVIIe siècle. D'autre part, si j'avais choisi de décrire là une idée de révolution, c'était aussi parce que cette idée était en moi, partie intégrante de mon idéologie, fantasme douillet, et rien alors ne m'interdisait de penser qu'à travers 1789 je la projetais dans ce passé qu'elle construisait, à la fois critère et ciment, tandis que par elle j'y retrouvais quelques-uns des garants dont j'avais tant besoin". Jean-Marie GOULEMOT
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Nombre de pages
464
Date de parution
26/09/1996
Poids
526g
Largeur
145mm
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EAN
9782226087874
Titre
Le règne de l'histoire. Discours historiques et révolutions, XVIIe-XVIIIe siècle
Auteur
Goulemot Jean-Marie
Editeur
ALBIN MICHEL
Largeur
145
Poids
526
Date de parution
19960926
Nombre de pages
464,00 €
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Résumé : L'ambition de ce livre est de rappeler que la " Philosophie des Lumières " est aussi et d'abord de la littérature. La pédagogie qu'elle met en ?uvre tient à un usage de formes littéraires héritées du passé, réutilisées et animées d'une nouvelle vie ou inventées pour satisfaire de nouvelles finalités. Il ne faudrait pas oublier pour autant que cette adaptation-résurrection ou même institution des formes tient au projet critique de la philosophie, à sa volonté réformatrice, à un imaginaire que le philosophe se fait de lui-même, de sa fonction, de son public, souvent simple interlocuteur textuel, qu'il commence, lui, à appeler opinion. Cet ouvrage se présente donc comme un bilan des pratiques littéraires et des nouveaux modes d'intervention de la philosophie. Ses analyses, toujours illustrées par des textes du XVIIIe siècle, ont recours à l'histoire du livre et de la lecture, à celle des imaginaires littéraires, à l'examen attentif des procédures d'énonciation et des formes. Tout est ici mis en ?uvre pour proposer un regard neuf sur le XVIIIe siècle, une réflexion sur son historicité et une inscription moins traditionnelle de sa modernité dans l'histoire de la pensée et de la culture.
Avec le tableau Les Hasards heureux de l'escarpolette, Jean-Honoré Fragonard acquit la réputation de peintre galant et ses scènes libertines, fort prisées au XVIIIe siècle, furent très recherchées par les amateurs. Corps féminins, érotisme, instant et mouvement, jeux de mains, lumières, mythologie, nature, satyres et nymphes, verrou... Ce petit dictionnaire suggère seize regards sur l'oeuvre de Fragonard qui ne se limite pas à ses mises en scène allusives, à sa peinture polissonne ou amoureuse. Il propose une exploration éclairée de ce travail d'une grande virtuosité, sensuel et sensible, en résonance avec la littérature, les plaisirs et la culture de son temps.
A travers des exemples pris au siècle d'or de la littérature érotique, le XVIIIe siècle, on se propose de répondre ici à la question simple: pourquoi le livre pornographique fait-il naître dans le corps du lecteur un désir sexuel que ce même livre ne peut satisfaire? On obtient donc une machine à faire naître le désir de jouissance par un artifice d'écriture. Ainsi le livre érotique gagne un pari qui est celui de toute littérature romanesque: faire prendre le leurre pour la réalité, l'ombre pour la proie. Dans cet essai, on tentera d'expliciter ce mode de fonctionnement exemplaire et cet effet de lecture radical. Toujours approché dans le secret et la clandestinité, le livre érotique se doit plus et mieux que tout autre de se désigner vite et bien pour ce qu'il est de montrer clairement ses promesses. On a donc analysé ici ses techniques d'appel: page de titre, frontispice, illustration... Quant au texte érotique il est dans cet essai décrit comme mettant tout en oeuvre pour faire naître le désir donc comme un texte maniaque de captation et de fascination du lecteur qui entretient avec lui un rapport particulier. Il ne peut s'agir de se prendre pour le héros ou l'héroïne, mais d'être conduit à éprouver comme lui une jouissance érotique. Le récit pornographique va donc installer son lecteur, par le biais d'un récit à la première personne d'une suite de mise en tableau en position de voyeur, extérieur au texte, comme le spectacle l'est à la peinture. Il faut donc prendre la littérature pornographique au sérieux car elle représente le modèle caché de toute littérature narrative. Avec elle se révèle le rêve de tout écrivain qui est de mentir vrai, et l'intérêt qu'on lui porte n'est peut-être au fond que la nostalgie d'une lecture si profonde qu'elle conduisait à l'oubli du monde réel.
Je veux jouer avec le feu, trembler, sentir la morsure de la mort. Défier les instincts les plus brutaux, les plus sauvages, et les dépasser". Comment s'échapper de sa cage ? C'est l'obsession des fauves mais aussi celle de Tony, dix-sept ans, lorsqu'il rejoint un cirque itinérant après avoir fui la violence de son père. Faire face aux bêtes, affronter ses propres démons... Le nouveau roman de Mélissa Da Costa nous propulse au coeur de l'arène, où l'ivresse du danger fait oublier la mort. Une fresque magistrale, portée par une écriture tendue et charnelle...
Je vais tuer 13 innocents et 1 coupable. Ainsi, ceux qui ont causé la mort de l'innocent souffriront. Il s'agit d'un acte d'EXPIATION". Quatorze citoyens dans le viseur d'un prétendu justicier. Signée d'un certain Bill Wilson, la lettre, parvenue à la police de Buckeye City, sème la panique. Surtout lorsqu'il apparaît que le meurtrier choisit ses victimes au hasard. Militante des droits de la femme, Kate McKay vient de se lancer dans une tournée de conférences sulfureuses aux Etats-Unis. Sans prendre au sérieux les menaces d'un individu qui semble déterminé à la faire taire à tout prix. Au coeur de ces deux affaires, Holly Gibney, le personnage préféré de Stephen King. Palpitant, caustique et scandaleusement captivant, ce roman explore les zones d'ombre de la justice, la colère comme idéologie et la capacité à résister. Il confirme, une fois encore, la maestria d'un écrivain qui n'a jamais cessé d'explorer ce qui nous rend humains et ce qui fait de nous des monstres.
1ère sélection du grand Prix RTL-Lire Apres son best-seller Les Yeux de Mona, I'expert de l'art confirme avec Le Chat du jardinier son grand talent de passeur pour une matiére au moins aussi complexe que la peinture : la poésie. Les Echos "La poésie, c'est le plus joli surnom que l'on donne à la vie". Une tempête vient de ravager l'arrière-pays provençal. Louis, jardinier hypersensible, ne parvient plus à faire face aux épreuves qui s'accumulent et plonge dans une souffrance muette. Il va alors faire la connaissance d'une femme extraordinaire. Thalie, professeure de français fraîchement retraitée, à la fantaisie solaire et communicative, va lui proposer un pacte : Louis soignera les oliviers et les lauriers-roses de son domaine voisin dévasté tandis qu'elle l'initiera aux pouvoirs de la poésie. De Sappho à Hugo et Rimbaud, de Pessoa à Neruda, un hymne aux mots des plus grands poètes, à l'amitié et à la vie. Au verso de la jaquette, découvrez le manuscrit du célèbre poème de Rimbaud, L'Eternité.
La cueillette du gui, un élixir de jouvence cent pour cent gaulois, une assemblée de druides à l'ombre des grands chênes... Le fabuleux monde celtique n'en finit pas d'émerveiller Noam lorsqu'il débarque en Gaule. Mais bientôt l'irruption d'envahisseurs d'un genre nouveau, les Romains, vient bouleverser l'équilibre des forces. Du célèbre Spartacus, figure de révolte et d'espérance qui défie la République romaine, à l'empereur Auguste et son épouse Livie, nouveaux maîtres de Rome au prix de morts suspectes et de crimes irrésolus, Noam assiste, perplexe, à l'apparition d'une concentration de pouvoir sans limites. Très loin de là, à Jérusalem, un certain Jésus tient un tout autre discours que celui de Rome. Prônant l'égalité entre tous les hommes, sa parole ouvre un horizon radicalement neuf et suscite un espoir infini. Deux " royaumes " se dessinent : l'un terrestre et hégémonique, l'autre céleste et accessible à tous. Entre ces deux conceptions du monde, Noam devra-t-il choisir ? D'un romanesque flamboyant et d'une érudition qui coule de source, ce nouveau roman d'Eric-Emmanuel Schmitt embrasse plusieurs civilisations fascinantes et met en présence deux visions de notre condition humaine, qui, sous d'autres visages, s'affrontent encore aujourd'hui. A propos de La Traversée des temps : Eric-Emmanuel Schmitt s'est lancé un défi prodigieux : raconter l'histoire de l'humanité sous une forme purement romanesque, entrer dans l'Histoire par des histoires, comme si Yuval Noah Harari avait croisé Alexandre Dumas... Chacun des romans composant cette immense aventure s'attache à un âge décisif de l'Histoire humaine et peut être lu tout à fait indépendamment des précédents : - Paradis perdus (fin du néolithique et Déluge) - La Porte du ciel (Babel et la civilisation mésopotamienne) - Soleil sombre (l'Egypte des pharaons et Moïse) - La Lumière du bonheur (la Grèce au IVe siècle av. J. -C.)