Antoni Campañà : Icônes cachées. Les images méconnues de la guerre d'Espagne (1936-1939)
Gonzalez I Vilalta Arnau ; Monné Campañà Toni ; Ga
HAZAN
25,05 €
Epuisé
EAN :9782754113366
Antoni Campanà i Bandranas (1906-1989) est l'un des plus grands photographes catalans. A la fois républicain et catholique, il a renseigné au plus près les trois années de guerre en Catalogne, en travaillant notamment pour la presse anarchiste puis comme chauffeur pour l'armée de l'air. Après la victoire du franquisme, Antoni Campanà dissimule ce précieux témoignage, sans toutefois le détruire. Ce n'est qu'en 2018 que sa famille découvre près de 5 000 photographies dans deux fameuses " boîtes rouges " , où tous les épisodes de la guerre d'Espagne, à Barcelone et en Catalogne républicaine se trouvent représentés : depuis le coup d'Etat raté et la révolution anarchiste de 1936, jusqu'à la victoire de Franco et les routes de l'exil vers la France en 1939. Le travail de Campanà met en lumière la complexité du conflit et des tensions croisées qui éclatent à l'été 1936, et qui finiront par entraîner l'Europe dans la Seconde Guerre mondiale. Partant du principe que la guerre est l'expérience la plus absolue, il en relève les contradictions, sans faire de concessions à la propagande d'aucun parti, et en se plaçant, pour chaque cliché, dans une recherche esthétique exigeante. Là où il y a destruction, il cherche la vie ; là où il y a l'euphorie des uns, il montre la terreur des autres. Parmi les ruines de Barcelone bombardée, il dessine ainsi le portrait de l'âme humaine. Il photographie aussi bien les églises détruites par les miliciens anarchistes que les troupes fascistes italiennes, maures et nazies allemandes victorieuses défilant à Barcelone en 1939 ou, simplement, ce qui fait la vie quotidienne des Catalans en guerre, ou enfin les réfugiés. Il parvient ainsi à tisser une immense tapisserie des multiples facettes d'un conflit total, d'où, finalement, naîtra la photographie de guerre moderne. L'artiste connaissant parfaitement les décors et les personnes qu'il met en scène, son regard manifeste une complexité qui oblige à réfléchir et à se positionner à travers une oeuvre beaucoup plus nuancée que celle d'autres grands noms de la photographie, présents dans les mêmes rues et fronts de bataille. Ce catalogue présente un ensemble de plus de 150 oeuvres du photographe, dont beaucoup inédites, et un matériau historique (documents iconographiques, objets...) nécessaire à la compréhension globale de cette période dramatique de l'histoire de l'Espagne.
Nombre de pages
144
Date de parution
28/06/2023
Poids
742g
Largeur
270mm
Plus d'informations
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EAN
9782754113366
Titre
Antoni Campañà : Icônes cachées. Les images méconnues de la guerre d'Espagne (1936-1939)
Auteur
Gonzalez I Vilalta Arnau ; Monné Campañà Toni ; Ga
Editeur
HAZAN
Largeur
270
Poids
742
Date de parution
20230628
Nombre de pages
144,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L??uvre d'Antoni Campañà n'est pas inconnue du grand public puisqu'il fut un des représentants du courant pictorialiste, et agit comme photographe pour des revues, auteur de cartes postales, photo-reporter, photographe de sport aussi. Son ?uvre, réputée et estimée, est analysée dans de nombreuses études sur la photographie espagnole. Elle est aussi visible aussi dans la collection permanente du Musée National d'Art de Catalogne. Cet ouvrage dévoile pour la première fois les archives du photographe catalan consacrées à la guerre civile. Des archives cachées, découvertes après sa mort par ses enfants dans des boîtes rouges remisées dans le garage de sa dernière demeure qui allait être démolie. 80 ans plus tard, donc, pas moins de 5000 images, tirées ou sur négatifs, retrouvent la lumière. Chaque photographie présentée ici est expliquée et contextualisée. La Catalogne en guerre est le c'ur du livre : un reportage d'une force inouïe, saisi sur le vif. Mais Antoni Campañà, républicain, démocrate et croyant, amoureux de son pays et de ses traditions, chronique aussi la vie quotidienne, à la ville et aux champs, les fêtes, qu'elles soient religieuses ou folkloriques, avec un fort accent catalan. En contrepoint, il offre aussi une vue sur le joug de la dictature en marche avec l'entrée des troupes franquistes à Barcelone : un impressionnant document qui montre les blessures externes et les brisures internes de son pays. Une édition conçue par le journaliste Plàcid Garcia-Planas, l'historien Arnau Gonzàlez Vilalta et le photographe David Ramos.
Qu'est-ce qu'un Hôtel à la fin du Moyen Âge ? ", se demandait Ferdinand Lot en 1958. Près d'un demi-siècle plus tard, la question demeure. L'auteur tente d'y répondre en étudiant l'Hôtel des ducs d'Orléans, ces parents pauvres de la recherche historique, au XVe siècle. S'intéresser à leur entourage était un excellent moyen d'approcher au plus près ces oubliés de l'histoire : l'Hôtel prospère ou s'appauvrit avec le prince qu'il sert dans un même cycle de vie. Pour autant, cet ouvrage ne se veut pas une étude des d'Orléans mais bien celle de l'institution à leur service et des hommes qui la peuplent. Donnant de l'Hôtel une définition large, l'auteur a voulu mesurer l'importance politique d'une institution que l'on a trop longtemps cantonnée au seul rôle domestique. Indispensable pour saisir la réalité multiple de l'Hôtel, l'analyse prosopographique d'un groupe constitué de plus de 1 700 officiers est complétée par une étude biographique de tous les détenteurs de l'office de chambellan, choisi parmi les très nombreux offices relevant de l'Hôtel (plus d'une centaine, aussi variés qu'écuyer d'écurie, gardien d'ours, galopin de cuisine ou échanson...). Véritables éminences grises du prince, les chambellans incarnent à eux seuls cette mutation qu'a connue l'institution au cours du XVe siècle et prouvent que, loin d'être une entité figée, aux traits immobiles, l'Hôtel vit, évolue, se transforme au fil du temps et des besoins princiers.
Barcelone. L'assassinat d'une secrétaire de direction dévorée d'ambition provoque bien des remous. Trois hommes vont entreprendre d'en élucider le mystère : un avocat, un journaliste et le vieil inspecteur Méndez. Rares sont, dans la littérature policière, les personnages de son acabit : malpropre, disgracieux, vulgaire, toujours prompt au sarcasme, il incarne pourtant aussi l'âme de la vieille cité. L'intrigue, conduite de main de maître, est prétexte à découvrir l'envers de cette ville aux plaies mal refermées. Oui, Barcelone est ici l'héroïne véritable ; protéiforme, elle tisse sa toile vénéneuse où viennent s'engluer des êtres en transit. Et cette ballade féroce et drôle pour une ville d'exception figure au rang des chefs-d'oeuvre du roman noir espagnol.
L'éducation physique et sportive (EPS) est une discipline scolaire qui, en France, reconnait le sport comme le support essentiel de son enseignement depuis 1967. Le changement de nature d'un curriculum ne se fait pas sans débats ni conflits qui mettent au jour le caractère à la fois épistémique et social du choix des contenus d'enseignement. Si la notion de controverse s'entend comme un dispositif privilégié du développement des connaissances, nombre d'études de controverse remettent en cause les justifications rationnelles avancées au bénéfice de rapports de force qui seraient déterminants. Qu'en est-il précisément pour l'EPS ? La première partie de cet ouvrage examine à partir de certains éléments du curriculum officiel ce qui ressort comme les principales controverses en EPS. En appui de la première, la seconde partie développe trois études de cas qui portent respectivement sur la revendication d'une science de l'action motrice, sur la production des programmes contemporains de la discipline et sur la pertinence d'un « savoir s'entraîner » dévolu à certaines activités dans le cadre scolaire.
Les civilisations mayas et aztèques, nées autour du golfe du Mexique, sont qualifiées de "précolombiennes" car elles se sont développées avant l'arrivée de Christophe Colomb (1492). La disparition des Mayas reste largement inexpliquée, et la destruction des traces des Aztèques, exécutée par les Conquistadores, a anéanti d'innombrables vestiges. Ces très anciennes sociétés connaissaient l'écriture, les mathématiques, l'art, l'architecture, et elles étaient dotées d'institutions sociopolitiques. Ce guide s'efforce de restituer au plus juste ces civilisations, à travers cinq chapitres présentant des personnages clefs, l'organisation sociale et les rites, la vie quotidienne, ou la religion. Le dernier chapitre répertorie un grand nombre de sites témoins de cette civilisation. Quatre cartes, une liste des musées, une chronologie, un glossaire, un index et une bibliographie complètent cette documentation.
Résumé : Catalogue officiel de l'exposition De Palmyre à Mossoul, voyage au coeur d'un patrimoine menacé du 9 octobre 2018 au 9 février 2019 à l'Institut du monde arabe. Pour la première fois, l'Institut du monde arabe présente une exposition inédite : une expérience totalement immersive dans les plus beaux sites du monde arabe aujourd'hui menacés. Le Proche-Orient et le bassin méditerranéen ont vu se succéder les civilisations et les empires les plus grandioses. Perses, Grecs, Romains ou Arabes ont tous construit des monuments extraordinaires, vestiges de l'histoire de l'humanité. Bâtis depuis des siècles, ces sites sont aujourd'hui menacés par le fondamentalisme et les conflits armés. Afin de préserver la mémoire de ces sites et de garder l'espoir de les voir renaître un jour, l'IMA s'est associé à la société ICONEM qui, par des procédés technologiques innovants, scanne, enregistre les sites en danger et permet ensuite d'en produire des reconstitutions numériques. La technologie est alors au service des scientifiques mais aussi du grand public qui peut ainsi découvrir les merveilles architecturales de l'Orient. En mettant en avant des sites ayant déjà fait l'objet de destructions ou aujourd'hui menacés, l'IMA souhaite sensibiliser le public à la nécessité de préserver le patrimoine mondial, et au rôle essentiel que jouent les nouvelles technologies pour la transmission de ce bien commun aux générations futures. Cette expérience permettra aux visiteurs de se promener parmi quatre grands sites emblématiques du monde arabe : Mossoul en Irak, Alep en Syrie, Palmyre en Syrie et Leptis Magna en Libye.
Catalogue officiel de l'exposition Jean Dubuffet, un barbare en Europe du 24 avril au 2 septembre 2019 au Mucem. L'exposition voyagera ensuite à Barcelone puis au musée d'ethnographie de Genève. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la culture connaît une crise profonde. L'art constitue l'un des symptômes les plus aigus de ce processus de reconstruction politique, anthropologique et philosophique. Au sein de cette dynamique, l'artiste français Jean Dubuffet (1901-1985) est incontournable. Avec ses collectes pour la Compagnie de l'Art Brut et son propre travail de peintre, Dubuffet permet de dépasser la croyance en la supposée primitivité des artefacts annexés à la catégorie "art primitif" , critiquant une certaine conception de la culture. Pour ce faire, il s'appuie sur un réseau de coopération mettant en lien artistes, écrivains, ethnologues et psychiatres qui participent de l'émergence d'une forme de relativisme culturel théorisé dans le champ de l'anthropologie d'alors. Restituer le cheminement de l'oeuvre de Dubuffet, sous l'angle de l'histoire culturelle et de l'anthropologie, c'est raconter cette redistribution des valeurs qui fondent notre culture contemporaine. Le catalogue s'articule en trois grandes sections : 1. Célébration de l'homme du commun La figure fantasmatique de l' "homme du commun" est mise en oeuvre par le peintre au coeur de ses écrits et de sa peinture dès 1944. L' "homme du commun" est à tout à la fois une manière de se définir et se situer dans le monde en général, et dans le monde de l'art en particulier, le sujet de sa peinture et la représentation qu'il se fait de l'artiste authentique. 2. Une ethnographie en acte Dès l'entre-deux-guerres, Jean Dubuffet s'intéresse aux productions plastiques situées aux franges de l'histoire de l'art occidental. L'entreprise de l'Art Brut initiée en 1945 est au coeur de sa réflexion. Si l'on retient bien souvent son intérêt pour les dessins, peintures, sculptures et assemblages réalisés dans le milieu asilaire, il ne faut pas négliger son appétence et ses connaissances relatives à l'art populaire, au dessin enfantin, aux arts anciens ou aux artefacts extra-occidentaux. Le large réseau de coopération mobilisant ethnographes, psychiatres et autres amateurs d'altérité l'atteste. Plus avant, le peintre détourne les usages ethnographiques au profit de son oeuvre et de sa pensée, procédant à une ethnographie en acte détournée. 3. Critique de la culture La célébration de l'homme du commun et les rapports étroits qu'entretient Dubuffet avec les réflexions de l'ethnologie de son temps alimentent ce qui, dès 1949, s'institue comme une critique radicale de la culture humaniste. Dubuffet remet en cause la distribution des valeurs qui fondent celle-ci. Au coeur de son travail, le point de vue, le langage, les systèmes de croyance et les valeurs de l'art sont questionnés. La forme de relativisme absolu à laquelle procède alors le peintre ne va pas sans faire écho au travail de son contemporain Claude Lévi-Strauss, anthropologue intéressé par les démarches du peintre.
Catalogue officiel de l'exposition De Cézanne à Picasso : La collection Thannhauser du Guggenheim à l'hôtel de Caumont du 1er mai au 13 octobre 2019. L'exposition et le catalogue qui l'accompagne présentent les chefs-d'oeuvre de la collection Thannhauser de la Fondation Solomon R. Guggenheim à New York. Quarante quatre peintures et quatre sculptures d'importants artistes impressionnistes, postimpressionnistes et modernes, dont Edouard Manet, Edgar Degas, Paul Cézanne, Vincent van Gogh et Pablo Picasso, sont pour la première fois présentés en Europe depuis leur arrivée à New-York il y a plus d'un demi-siècle. Justin K. Thannhauser (1892-1976) est une figure de premier plan dans la diffusion de l'art moderne européen. Dès sa jeunesse, il assiste son père, Heinrich Thannhauser (1859-1935), dans la gestion de sa célèbre Moderne Galerie, fondée à Munich en 1909. Tous deux conçoivent un programme d'expositions remarquable et varié où figurent les impressionnistes et les postimpressionnistes français, ainsi que les futuristes italiens, mais aussi, très souvent, des artistes allemands contemporains. C'est aussi leur galerie qui organise l'une des premières grandes rétrospectives de Picasso en 1913, à l'origine d'une longue et étroite amitié entre Justin Thannhauser et l'artiste, qui se prolongera jusqu'à la mort de ce dernier en 1973. Succédant à son père dans la gestion de la galerie, Justin Thannhauser crée des succursales à Lucerne (1919), Berlin (1927) et Paris (1937). Dans les années 1930, la montée du nazisme et la crise économique générale créent un climat défavorable pour le marché de l'art qui affecte la galerie. En 1941, Thannhauser s'installe à New York et s'affirme rapidement comme marchand d'art aux Etats-Unis. En 1963, il lègue les oeuvres principales de sa collection à la Fondation Solomon R. Guggenheim à New York, où elles sont exposées dans une galerie qui porte son nom. Cette présentation exceptionnelle de la collection Thannhauser, richement illustrée, présente les recherches les plus récentes sur l'histoire des galeries et sur l'ensemble des oeuvres qui la constituent, notamment sur ce legs important à la Fondation Guggenheim. Les relations de la famille Thannhauser avec les artistes d'avant-garde, les collectionneurs et les marchands de l'époque sont notamment mises en avant, par des photographies d'époque, des livres et des documents d'archive issus du fonds de la galerie. Le commissariat de l'exposition est assuré par Megan Fontanella, conservatrice des Musée Solomon R. Guggenheim.