Qu'est-ce qu'un Hôtel à la fin du Moyen Âge ? ", se demandait Ferdinand Lot en 1958. Près d'un demi-siècle plus tard, la question demeure. L'auteur tente d'y répondre en étudiant l'Hôtel des ducs d'Orléans, ces parents pauvres de la recherche historique, au XVe siècle. S'intéresser à leur entourage était un excellent moyen d'approcher au plus près ces oubliés de l'histoire : l'Hôtel prospère ou s'appauvrit avec le prince qu'il sert dans un même cycle de vie. Pour autant, cet ouvrage ne se veut pas une étude des d'Orléans mais bien celle de l'institution à leur service et des hommes qui la peuplent. Donnant de l'Hôtel une définition large, l'auteur a voulu mesurer l'importance politique d'une institution que l'on a trop longtemps cantonnée au seul rôle domestique. Indispensable pour saisir la réalité multiple de l'Hôtel, l'analyse prosopographique d'un groupe constitué de plus de 1 700 officiers est complétée par une étude biographique de tous les détenteurs de l'office de chambellan, choisi parmi les très nombreux offices relevant de l'Hôtel (plus d'une centaine, aussi variés qu'écuyer d'écurie, gardien d'ours, galopin de cuisine ou échanson...). Véritables éminences grises du prince, les chambellans incarnent à eux seuls cette mutation qu'a connue l'institution au cours du XVe siècle et prouvent que, loin d'être une entité figée, aux traits immobiles, l'Hôtel vit, évolue, se transforme au fil du temps et des besoins princiers.
Date de parution
01/01/2004
Poids
655g
Largeur
159mm
Plus d'informations
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EAN
9782859444952
Titre
UN PRINCE EN SON HOTEL
ISBN
2859444955
Auteur
GONZALEZ
Editeur
PUB SORBONNE
Largeur
159
Poids
655
Date de parution
20040101
Disponibilité
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Barcelone. L'assassinat d'une secrétaire de direction dévorée d'ambition provoque bien des remous. Trois hommes vont entreprendre d'en élucider le mystère : un avocat, un journaliste et le vieil inspecteur Méndez. Rares sont, dans la littérature policière, les personnages de son acabit : malpropre, disgracieux, vulgaire, toujours prompt au sarcasme, il incarne pourtant aussi l'âme de la vieille cité. L'intrigue, conduite de main de maître, est prétexte à découvrir l'envers de cette ville aux plaies mal refermées. Oui, Barcelone est ici l'héroïne véritable ; protéiforme, elle tisse sa toile vénéneuse où viennent s'engluer des êtres en transit. Et cette ballade féroce et drôle pour une ville d'exception figure au rang des chefs-d'oeuvre du roman noir espagnol.
L'éducation physique et sportive (EPS) est une discipline scolaire qui, en France, reconnait le sport comme le support essentiel de son enseignement depuis 1967. Le changement de nature d'un curriculum ne se fait pas sans débats ni conflits qui mettent au jour le caractère à la fois épistémique et social du choix des contenus d'enseignement. Si la notion de controverse s'entend comme un dispositif privilégié du développement des connaissances, nombre d'études de controverse remettent en cause les justifications rationnelles avancées au bénéfice de rapports de force qui seraient déterminants. Qu'en est-il précisément pour l'EPS ? La première partie de cet ouvrage examine à partir de certains éléments du curriculum officiel ce qui ressort comme les principales controverses en EPS. En appui de la première, la seconde partie développe trois études de cas qui portent respectivement sur la revendication d'une science de l'action motrice, sur la production des programmes contemporains de la discipline et sur la pertinence d'un « savoir s'entraîner » dévolu à certaines activités dans le cadre scolaire.
Gonzalez Binetti Maria Fernanda ; Blanquer Jean-Mi
L'art politique est par essence l'art du langage par ce qu'il dit, parce qu'il sous-entend, par cc qu'il traduit et par cc qu'il trahit. Il est donc nécessaire que la science politique se préoccupe d'être, sous différents angles, une science du langage. (Cette étude de Maria Fernanda Gonzàlez Binetti, qui porte sur les discours d'Hugo Chavez, président du Venezuela et sur ceux d'Alvaro IJribe, ex-président de la Colombie, propose une analyse politique, enrichie par les méthodes de statistique textuelle, qui permet de comprendre le coeur des deux programmes présidentiels. Elle révèle les éléments clés de chaque modèle: pour le "Socialisme du XXIe siècle", la valeur de l'égalité sera sa ligne directrice tandis que pour la "Sécurité démocratique", la valeur centrale sera l'efficacité des politiques contre l'insécurité. En étudiant minutieusement le langage utilisé par chaque président au cours de ses rencontres avec le Venezuela et la Colombie d'en bas, l'auteur livre aussi un bilan sur les principales réussites, difficultés et défis politiques de chaque mandat. Comment peut-on définir les propos d'Hugo Chavez? Son discours est-il vraiment de gauche? Le discours d'Uribe peut-il être défini comme un discours de droite? Ce livre tente de répondre à des questions délicates pour les deux pays. Quel est le bilan des expropriations réalisées par le commandant Chavez pour l'économie du Venezuela? Existe-t-il vraiment moins de pauvres au Venezuela après treize ans de mandat? Et pour la Colombie, quel est le bilan de la politique de sécurité démocratique et du processus de paix avec les paramilitaires? L'intérêt de cet ouvrage est de permettre de comprendre. à travers la densité des paroles présidentielles et la force des mots, l'identification d'une stratégie politique et la construction d'un projet de nation. Extraits de la préface de Jean-Michel Manquer
Étude des diverses formes de compétition politique, des rivalités pour le trône, des luttes pour l'autonomie régionale, expliquées par l'analyse des moyens d'action de l'aristocratie, principal agent des troubles (implantations régionales, réseaux familiaux, solidarités militaires ou liens de service). Le clivage entre militaires et civils est remis en cause, alors que le poids des grands clans régionaux importe davantage : de véritables équipes alternent au pouvoir, les provinces leur restant fidèles tant que la protection impériale compense, aux yeux des populations, le versement de l'impôt.
Automne 1997 : une vingtaine d'historiens médiévistes allemands viennent en France dresser devant leurs collègues français un bilan de leurs recherches depuis trente ans. Un an plus tard, jour pour jour, les médiévistes français leur rendent leur visite pour se livrer en Allemagne au même exercice. Chaque délégation a choisi en toute indépendance les thèmes mis en avant comme étant les plus représentatifs des recherches menées actuellement dans les deux pays. Dans la fresque historiographique qui ouvre chaque partie de ce diptyque, comme dans la présentation des principaux programmes de recherche en cours - sur les structures sociales (l'oral et l'écrit, les rituels et la liturgie, la parenté, la différence des sexes), la culture matérielle (l'archéologie des palais princiers, l'occupation de l'espace, la production et les échanges), les croyances (la religion, la memoria, l'imaginaire), le politique (la royauté, les normes) -, les points de vue qui se découvrent sont suffisamment proches et différents à la fois pour permettre un dialogue authentique et enrichissant. Non seulement ce livre fournit une foule d'informations inédites sur les résultats des travaux entrepris depuis plusieurs dizaines d'années des deux côtés du Rhin, mais il montre comment les historiens des deux pays s'interrogent sur leur métier, sur leurs concepts et leurs méthodes. Il exprime le souci qu'ont les uns et les autres de l'historicité de leur discipline dans un long XXe siècle marqué par deux guerres franco-allemandes, la catastrophe du nazisme, la Guerre Froide et la chute du Mur, la construction européenne et l'internationalisation planétaire du savoir. Les thèmes abordés et les discussions résumées témoignent de l'ouverture de plus en plus large de l'histoire médiévale aux autres sciences humaines et sociales, mais avec des orientations propres à chaque pays. Médiévistes français et allemands savent qu'ils ne parlent pas la même langue. Mais ils se savent aussi trop proches pour ne pas aspirer à mieux communiquer, à collaborer davantage, à chercher ensemble. Les deux rencontres de Sèvres et de Göttingen resteront des repères essentiels pour une histoire des échanges intellectuels et scientifiques entre la France et l'Allemagne dans le cadre européen.