La construction prétorienne d'un droit européen des religions. (30 ans après l'arrêt Kokkinakis cont
Gonzalez Gérard ; Krenc Frédéric
MARE MARTIN
23,00 €
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EAN :9782386000621
Il y a 30 ans, le 25 mai 1993, la Cour européenne des droits de l'homme rendait son premier arrêt sur le fondement de l'article 9 de la Convention européenne garantissant la liberté de pensée, de conscience et de religion. L'arrêt Kokkinakis est la pierre de fondement, à partir d'une définition magistrale de la liberté de religion, du développement d'une jurisprudence abondante de la Cour européenne qui permet aujourd'hui de postuler une conception européenne de la liberté de religion imposant des obligations tant négatives que positives aux Etats parties à la Convention. L'Eglise de scientologie, les Témoins de Jéhovah, les mormons ou les évangélistes côtoient dans l'hémicycle strasbourgeois les musulmans, les catholiques, les protestants, les agnostiques et les athées ? : tous espèrent que le juge européen entendra leurs prières et leurs lamentations. Ce n'est pas toujours le cas ? ; la liberté de religion n'a rien d'absolu. Les développements de la jurisprudence européenne sont considérables et interrogent sur la place réservée à la religion dans nos sociétés contemporaines. La liberté de religion et, surtout, ses manifestations interpellent de plus en plus la société démocratique et ses juges. L'occasion rêvée de s'interroger sur la pertinence des apports européens à ce débat d'idées, d'idéaux et de valeurs souvent posé sur un mode plus conflictuel que consensuel.
Nombre de pages
228
Date de parution
05/12/2024
Poids
308g
Largeur
149mm
Plus d'informations
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EAN
9782386000621
Titre
La construction prétorienne d'un droit européen des religions. (30 ans après l'arrêt Kokkinakis cont
Auteur
Gonzalez Gérard ; Krenc Frédéric
Editeur
MARE MARTIN
Largeur
149
Poids
308
Date de parution
20241205
Nombre de pages
228,00 €
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La collection propose des ouvrages pratiques et complets pour toutes les matières du DEUG de Droit. De présentation claire et efficace, elle couvre l'ensemble du programme dans chacune des disciplines concernées. Chaque ouvrage découpe la matière en plusieurs parties regroupant les questions-clés traitées selon différentes rubriques : la définition, l'histoire, le débat, le problème, la jurisprudence...Cette collection s'adresse aux étudiants des facultés de droit et des IEP ainsi qu'à tous ceux qui préparent des concours administratifs ou judiciaires.
Le bien-être animal et la refondation de son statut juridique sont devenus une préoccupation majeure de ses défenseurs, poussée à son paroxysme par le véganisme. Les institutions s'efforcent de conjuguer le devoir de ne pas l'exposer à des souffrances extrêmes avec certaines manifestations de la liberté de religion s'exprimant dans des rites d'abattage. "Le bien-être animal et la refondation de son statut juridique sont devenus une préoccupation majeure de ses défenseurs, poussée à son paroxysme par le véganisme. Les institutions s'efforcent de conjuguer le devoir de ne pas l'exposer à des souffrances extrêmes avec certaines manifestations de la liberté de religion s'exprimant dans des rites d'abattage. Les varia s'attachent à la répression judiciaire des abus sexuels dans l'Église catholique depuis les années 1950, au contentieux administratif lié à l'exercice de la religion en prison et aux origines théologiques de la peine carcérale. Une chronique sur les menus de substitution dans les cantines scolaires et des notes de lecture complètent ce numéro."
L'identité des croyants, leur conception de la vie, s'épanouit avec difficulté, notamment pour les minorités religieuses. L'altérité identitaire en religion est suspecte parce qu'elle heurte, gêne ou choque d'autres individus, voire l'Etat lui-même fondé sur des valeurs différentes, laïques ou enracinées dans une identité religieuse distincte et majoritaire. Ce dossier explore les heurts et malheurs de l'identité religieuse, source de revendications, de contestations et de conflits de droits. Des varia, deux chroniques d'actualités et des notes de lecture complètent ce numéro.
La loi du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République a pour ambition d'endiguer des processus qualifiés de "? séparatistes ? " suspectés de faire prévaloir des normes religieuses sur la loi commune. L'objet de ce dossier est d'éclairer les mesures introduites par ce texte qui touchent le coeur d'un certain nombre de droits et libertés dans des matières aussi variées que le droit civil, le droit pénal, le droit des associations ou encore le droit à l'instruction. Les trois varia complétant ce numéro rendent compte de la diversité des thématiques parcourues par le droit des religions.
La distinction de l'imperium et de la jurisdictio est une des plus anciennes distinctions de la science juridique européenne. Entre les mains du souverain, la jurisdictio est le pouvoir de rendre la justice et l'imperium celui d'user de la force. Cette souplesse notionnelle permet à la distinction de structurer l'intégralité du droit judiciaire privé. Dans ce cadre, la jurisdictio se présente alors comme le pouvoir de réalisation formelle du Droit - le Droit est dit - alors que l'imperium vise sa réalisation matérielle - le Droit est fait -. Cette perspective fonctionnelle permet de recouvrir les différents pouvoirs des organes judiciaires, le juge, bien sûr, mais aussi l'arbitre, l'huissier de justice, le greffier, le notaire ou le commissaire-priseur judiciaire. L'intérêt de la distinction ne s'arrête pas là. A l'échelle du jugement, d'abord, la jurisdictio se présente comme la source de l'autorité de la chose jugée ou de l'authenticité alors que l'imperium est à l'origine de sa force, obligatoire ou exécutoire. A l'échelle de l'office du juge, ensuite, le succès de la procédure de référé ou les transformations des contentieux familiaux et économiques se traduisent par un renforcement de l'imperium au détriment de la jurisdictio et par le glissement de la judicature vers la magistrature. A l'échelle de l'exécution forcée, enfin, le juge de l'exécution ou la procédure d'exequatur illustrent la nécessité d'un encadrement de l'imperium par la jurisdictio. Et c'est ainsi, par un jeu dialectique permanent entre intelligence et volonté, entre autorité et contrainte, bref, entre jurisdictio et imperium, que le droit processuel garantit au droit substantiel sa sanction et son triomphe.
Depuis les années 1990, le droit d'établissement des sociétés a connu une évolution sans précédent au sein du marché intérieur. En tant qu'opérateurs économiques, les sociétés devaient être les premières bénéficiaires de ce marché. Force est de constater qu'il n'existe toujours pas de véritable droit européen des sociétés. Cette carence a été comblée par l'action normative de la Cour de justice afin d'offrir aux sociétés les instruments juridiques nécessaires à leur mobilité. C'est ce qui ressort de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne qui est allée bien au-delà d'une simple coordination des droits nationaux. En effet, il ressort de sa jurisprudence que la Cour a profondément influencé la condition juridique des sociétés en bouleversant la notion même d'établissement. Partant, le droit d'établissement, le droit européen d'établissement des sociétés, apparaît alors comme un droit subjectif à la mobilité. Si le rattachement des sociétés au territoire d'un Etat constitue une condition inhérente à leur existence, l'exercice du droit d'établissement permet de faciliter la mobilité de celles-ci sans pour autant remettre en cause les compétences des Etats qui restent les seuls à déterminer les conditions de création et de fonctionnement des sociétés. Dès lors, le droit d'établissement apparaît comme un droit subjectif procédural.
En quelques années, depuis l'avènement du contrôle de la constitutionnalité des lois, le droit constitutionnel français a fait sa révolution, le constitutionnalisme gagné ses lettres de noblesse. Mais par quels tours et détours, une discipline et un mouvement, relativement confidentiels au début des années 70, sont-ils devenus à ce point incontournables aujourd'hui ? L'élucidation de ce phénomène passe par l'examen d'une évidence. Selon la doctrine majoritaire, ce processus était inéluctable, dès lors que l'on souhaite établir une démocratie constitutionnelle et un Etat de droit dignes de ce nom propres à "saisir la politique par le droit". Or, cette évidence est en vérité le produit d'une rhétorique savante élaborée par la doctrine afin de gagner à sa cause un auditoire de plus en plus large. C'est à l'examen de la recomposition du champ doctrinal français comme de ses prétentions à la scientificité qu'invite l'ouvrage de David Fonseca.
La connaissance est en soi un trésor" est une phrase de Jean Dausset (1916-2009) (prix Nobel de physiologie ou médecine) contenue dans son ouvrage consacré à l'aventure HLA. Le grand scientifique parle de la passion de la recherche. Il parle des trésors de la réflexion ayant permis la greffe d'organes. La médecine et le droit en sont les éléments nourriciers. Il importe aux deux disciplines d'apprendre pour mieux se comprendre. Une compréhension qui s'accompagne d'autres transplants juridiques dans l'espace et dans le temps. l'ouvrage constitue le tome 2 d'une histoire de la tolérance et de la transplantation entreprise avec le livre "L'homme s'affranchit du mystère" (tome 1).