La première fois où elle me parla de Manoel Ferreyra Vaz. il n'y avail pas la moindre trace d'amour dans sa voix, c'est ce qu'il me sembla alors, mais une excitation juvénile à l'idée d'évoquer le passé, elle agita ses petites mains tachées, on s'attendait à la voir battre des mains des petites mains pecosas, tengo las manos pecosas, j'ai les mains couvertes de taches, sa mémoire était intacte et elle m'avait tout de suite reconnue. Je l'avais rencontrée une première fois sur l'une des plages de La Corogne, la Riazor je crois, la deuxième ce fut dans le choeur de la cathédrale Saint-Nicolas — je faisais alors une thèse sur la transition entre le roman et le gothique et passais le plus clair de mon temps dans les églises — et je la retrouvais miraculeusement dans ce petit jardin de San Carlos. à la pointe de la vieille ville, un jardin dit "exotique" qui aurait dû lui rappeler l'Afrique, (elle y venait peut-être pour cela), avec en surplomb ce tombeau de sir John Moore qui lui évoquait sans doute d'autres Anglais et d'autres sépultures, mais elle avait beau remuer son éventail en soupirant, la moiteur de l'Afrique n'y était pas ni les cris des singes, ni la lente progression des lémuriens ni la courbe des fleuves traînant leurs eaux plates entre des rives herbeuses et je m'assis sur le banc à côté d'elle "Quelle bonne surprise ! Si je m'attendais à vous rencontrer ici ! " et elle feignit le contentement et je feignis la surprise et, quitte à m'imposer un peu plus (mais les femmes àgées ont cette supériorité sur nous,elles ont le temps, elles ont tout leur temps), je lui demandai à nouveau de me parler de "là-bas"....
Nombre de pages
424
Date de parution
17/11/2020
Poids
589g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782875932785
Titre
Angola. Entre les brumes de nos mémoires
Auteur
Gonzalès Massacry Annie
Editeur
SAMSA
Largeur
140
Poids
589
Date de parution
20201117
Nombre de pages
424,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Nos vies sont des rivières est, par son ampleur, une sorte d'épopée lyrique à la gloire de l'ancienne province d'Oran (années 1852 à 1914) et de ses populations : berbère, arabe, juive, française et espagnole. Par sa force et sa poésie ce récit haut en couleurs rappelle le roman latino-américain de la seconde moitié du xxe siècle. Il est une explication à la fois référencée et inspirée des grandes et petites heures de ce qu'il est convenu d'appeler " la colonisation française en Algérie ". C'est un voyage, mieux, une errance qui mêle imagination et Histoire, personnages ayant réellement existé et personnages fictifs, paysages et temps historiques. Dans une plongée onirique au coeur du passé, ressuscitent, au gré des pages, les généraux français de la conquête, le Cardinal Ximénes de Cisneros, régent d'Espagne pendant la minorité de Charles Quint, le Marquis de Santa Cruz, Christophe Colomb et le pirate Francis Drake. Ainsi se dessine, comme en se jouant, un tableau de la colonisation et de ses obsessions. Et il n'est pas insignifiant que le roman nous entraîne jusqu'à Saint-Domingue où le fils du héros reste en quelque sorte " aux portes de l'Histoire ", au moment même où le dernier pan du grand empire colonial espagnol s'effondre à Cuba.
Aujourd'hui maman est morte. J'ai reçu un coup de téléphone de ma sÅur. J'ai demandé "A quelle heure ? A ". Elle ne savait pas, elle a dit "dans la matinée" . C'était un dimanche comme tous les autres, nous étions sur le point de passer à table. En vérité, je n'en eus, comme on dit, aucune prescience. Et pourtant, à mon insu, et, oserai-je le dire, à mon corps défendant, j'eus ce jour- là un éveil difficile ; toujours cette impression bizarre qui rendait mes réveils nauséeux et ralentissait mes gestes. Elle mourut, c'est un fait, tandis que je m'éveillais. Son agonie se mêla à mes rêves informes. Je m'extrayais des limbes, elle y entrait. Mieux que cela, elle mourut, quelle incroyable coïncidence, un douze octobre. Vous pourrez toujours me rétorquer : "Il n'y a pas de bon jour pour mourir" , ou "tous les jours sont bons pour mourir" , n'empêche, pour un Espagnol, le douze octobre n'est pas un jour comme les autres, c'est le jour de la Découverte, le jour de Christophe Colombâ¦
Meursault n'avait pas, non plus, les "outils" pour parler. J'ai pensé à l'Etranger, l'homme qui en dit le moins possible, qui voudrait ne pas voir et ne rien entendre, et qui, presque malgré lui, en dépit de ses répugnances, saisit un couteau, puis un revolver parce qu'il faut bien "être au monde". Et puis, parce que nous étions à Alger et qu'au-dessus de nous le soleil tapait sur les têtes comme il avait tapé sur la pauvre tête de Meursault, j'ai voulu me mettre à l'abri des arcades...
Jeune homme brillant mais solitaire, Stéphane forme avec sa s?ur une sorte d'équipe d'opposition en révolte contre les desseins de son père, qui veut entraîner son fils vers une carrière au barreau. Attiré par leur caractère, leur esprit de liberté, et puis le théâtre, Stéphane fréquente des amis très différents du son milieu familial. Nous sommes fin des années '50. Un professeur de grec et de latin l'initie au bonheur de rester chez soi pour disserter sur les choses de la vie en écoutant Béla Bartók. Par ailleurs, Nini, professeur de ballet ? et amie de sa mère ?, l'initie à l'ivresse de la performance scénique. L'étude le passionne dans l'absolu et, au-delà de ses rêve de ballet et de théâtre, Stéphane réussit brillamment ses humanités classiques. Le père de Stéphane sera-t-il sufisamment conquis par l'estime sociale dont bénéficie son fils pour lâcher l'emprise qu'il continue d'exercer sur lui ? Entre le silence du dialogue intérieur et les mystères de l'amitié, le hasard d'une rencontre verra Stéphane se rendre à Paris, peut-être vers l'indépendance ?
Il se fait que la cause du socialisme a besoin d'une articulation politique, et que cette articulation politique, bien que ne relevant pas exclusivement des partis, nécessite néanmoins l'instrument d'un parti. Aussi utiles et efficaces que puissent être d'autres éléments de pression dans le système politique - les syndicats, les mouvements de femmes, de Noirs, les écologistes, les militants pour la paix et beaucoup d'autres - ils ne peuvent pas ni, pour la plupart, ne souhaitent remplir la tâche principale des partis socialistes, qui consiste à injecter un "courant de tendance socialiste", par la parole et par l'action, dans le système politique et culturel de leurs sociétés. Ces partis sont bien sûr concernés par les questions immédiates, les griefs et les revendications, mais ils sont aussi, au-delà de cela, concernés par la dissolution effective des structures de pouvoir de la société capitaliste et leur remplacement par un ordre social fondamentalement différent, basé sur la propriété sociale et le contrôle des principaux moyens de l'activité économique, et gouverné par des principes de coopération, de liberté civique, d'égalitarisme et des arrangements démocratiques de loin supérieurs aux structures étroitement conditionnées par une logique de classe de la démocratie capitaliste. De nombreux partis de la gauche ont préconisé ces principes au fil des ans. Pour les raisons mentionnées ci-dessus, ils ont également souffert de grandes faiblesses, qui ont réduit ou annulé leur efficacité. Au plus vite ces faiblesses seront affrontées et surmontées, meilleures seront les perspectives de la progression socialiste.
Cet ouvrage, qui peut se lire dans sa continuité comme un roman, est à la fois conçu comme un outil qui permet de : replacer un personnage et/ou un événement dans leurs contextes historiques ; situer rapidement des faits politiques, économiques ou culturels qui ont jalonnés l'histoire de la Belgique ; se familiariser, grâce à des notices biographiques, avec les acteurs marquants de l'histoire ; retrouver, à l'aide de tableaux synoptiques, chronologiques ou index, les faits et acteurs replacés dans leur chronologie ; simplement suivre la chronologie afin de mémoriser de manière mnémotechnique l'enchaînement de l'histoire. Conséquence d'un enseignement de l'Histoire qui, en l'absence générale de manuels, ne s'articule plus autour de dates précises mais découpe le passé en grands thèmes, effet indirect d'une culture en mosaïque diffusée par la télévision, on situe de plus en plus mal ce que I'on étudie, lit dans la presse ou voit sur le petit écran. Nombreux sont ceux qui s'en plaignent et souhaitent disposer de points de repère. Le présent ouvrage tente de leur en offrir pour ce qui concerne l'histoire de la Belgique à partir de 1830.