Voyager, c'est bien plus que courir le monde ou traverser l'espace et errer sans but. " Spécialiste de littérature viatique et de la Bible de Castellion, Marie-Christine Gomez-Géraud nous livre une sélection d'études sur les récits de voyage à la Renaissance dont elle interroge le statut ambigu, entre témoignage et fiction, représentation de l'autre et écriture de soi, sans cesser de poser la question du sens. " En quelques décennies vécues ut peregrinus in terra, combien de temps aurai-je passé à découvrir la littérature de voyage, et plus spécialement, les écrits des pèlerins, peinant sur la route, défaillant de fatigue, illuminés de foi, et répétant les uns après les autres la sèche litanie des Lieux saints comme une prière pour gagner le salut ? Combien de fois aurai-je visité la Huronie en compagnie des jésuites de la Nouvelle-France ou, plus concrètement, de mes camarades des universités de l'Ontario, en parlant, auprès de sa première tombe, du vieux Brébeuf et de ses camarades ? [... ] Au hasard des routes et des chantiers de recherche, combien aurai-je croisé aussi de sages, de saints et de simples ? " Spécialiste de littérature viatique et de la Bible de Castellion, Marie-Christine Gomez-Géraud nous livre une sélection d'études sur les récits de voyage à la Renaissance dont elle interroge le statut ambigu, entre témoignage et fiction, représentation de l'autre et écriture de soi, sans cesser de poser la question du sens.
Nombre de pages
450
Date de parution
13/01/2026
Poids
300g
Largeur
170mm
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EAN
9782840165514
Titre
Comme pèlerins et étrangers sur la terre. Voyages et quête de sens à la Renaissance
Gomez-Géraud Marie-Christine ; Lestringant Frank ;
Ce volume se penche sur l'oeuvre critique de Daniel Ménager, professeur à l'université de Nanterre, disparu en 2020. Une oeuvre qui, dans ses derniers développements, s'est fortement ouverte sur le comparatisme. Si la Renaissance apparaît comme la source de sa réflexion, cet esprit humaniste formé aux oeuvres antiques et curieux de littérature universelle entendait désenclaver les études littéraires pour mettre la littérature au service de la pensée et de l'émergence de la conscience de soi.
Gomez-Géraud Marie-Christine ; Lobrichon Guy ; Mic
On a souvent associé le XVIe siècle et l'avènement du protestantisme avec l'éclosion des Bibles traduites en langue vernaculaire. L'on dit encore trop facilement, et d'une manière un peu simpliste, que le Moyen Age lit la Bible en latin, mais que la Réforme brise cette habitude et traduit l'Écriture dans la langue des peuples. Or, en plein XVIe siècle, dans les milieux catholiques comme dans les milieux protestants, fleurissent de nombreuses traductions latines de la Bible. Cette situation méritait une synthèse. C'est l'ambition de ce livre, qui propose, après un vaste panorama des Bibles médiévales en latin, un véritable vademecum des nouvelles traductions latines à la Renaissance. La complexité du sujet est ensuite envisagée à travers l'éclairage d'études plus particulières, qui s'arrêtent sur des grandes traductions comme celles d'Estienne ou de Castellion afin d'examiner la signification culturelle de la traduction en latin, à l'heure des Réformes.
A la Renaissance, le récit de voyage qui croise l'histoire des Grandes Découvertes pose plus d'une question. Le genre vaut-il autrement, à cette époque, que comme catégorie particulière de la " littérature géographique " ? Et si les auteurs se donnent pour premier objectif la représentation du monde, comment procèdent-ils pour faire découvrir à leurs lecteurs le " grand livre du monde " dont les horizons semblent alors reculer ... Telles sont les interrogations qui servent ici de point de départ à une enquête présentant, dans ses grandes lignes, un genre souvent méconnu du public. Au regard panoramique qui préside, dans la première partie, à l'exploration des aspects littéraires du récit de voyage, on a préféré ensuite la perspective focalisante pour analyser les éléments qui font de ce type de récit un événement linguistique. Le voyageur des lointains ne revient pas seulement chargé de denrées rares : il rapporte aussi des vocables nouveaux dont certains, peu à peu, investiront sa langue.
Gomez-Géraud Marie-Christine ; Lestringant Frank ;
Ce volume se penche sur l'oeuvre critique de Daniel Ménager, professeur à l'université de Nanterre, disparu en 2020. Une oeuvre qui, dans ses derniers développements, s'est fortement ouverte sur le comparatisme. Si la Renaissance apparaît comme la source de sa réflexion, cet esprit humaniste formé aux oeuvres antiques et curieux de littérature universelle entendait désenclaver les études littéraires pour mettre la littérature au service de la pensée et de l'émergence de la conscience de soi.
Explorant divers terrains de recherche, cet ouvrage analyse la façon dont toute recherche est à la fois "située" par l'histoire et l'engagement du chercheur, et "situante" , car elle construit son objet. Regards situants propose une réflexion collective autour du "regard situant" , à la fois conçu comme outil méthodologique, cadre épistémologique et posture éthique en sciences sociales. L'ouvrage affirme que toute recherche est simultanément située - par l'histoire et l'engagement du chercheur - et situante - puisqu'elle construit son objet. A travers des contributions variées, il explore la sororité dans la recherche, la territorialité, le rapport au lointain, les enjeux invisibilisés, l'apport du marxisme, ainsi que des démarches de recherche-action-formation, des articulations entre quantitatif et qualitatif et des méthodes innovantes comme l' "entretien marché ". Conçu comme un laboratoire de pensée plutôt qu'une théorie figée, le livre s'achève sur une ouverture critique invitant au débat. Regards situants affirme ainsi le regard situant comme un levier essentiel pour renouveler la pratique scientifique, entre rigueur, réflexivité, engagement et ouverture.
L'organisation contemporaine du savoir est telle que la notion d'humanité y joue une position relativement ambigüe. D'un côté, le développement des sciences de l'homme depuis le milieu du XIXe siècle, fait de l'humanité un domaine épistémologique de premier ordre. D'un autre côté, les notions de "nature humaine", d'"humanité" voire d'"humanisme" font régulièrement l'objet d'attaques frontales : en témoignent les différentes formes de morale ou de politique "antihumaniste", le constat philosophique de la "mort de l'homme" ou l'annonce d'une ère historique "post- ou trans- humaniste". Or, ces différentes acceptions de la notion d'humanité ne se superposent pas. Le groupe de recherche "L'humain impensé" cherche à clarifier la nature des débats contemporains autour de cette notion. Les différentes contributions présentées dans cet ouvrage participent à cet effort, en interrogeant l'humain aux prismes des questions de la philosophie, du langage, de l'art, et de la technologie.
Il rentra dans sa patrie après vingt ans d'absence, seul, après avoir perdu tousses compagnons. Il ne fut reconnu de personne. Quand il s'approcha de sa demeure, il vit les prétendants qui demandaient la main de Pénélope en train de faire le siège du palais. Il se fit passer pour un étranger. (Fable 125) Ulysse, dans les Fables d'Hygin, côtoie Achille et Hector, mais aussi Orphée, Actéon ou le Minotaure. Rares sont les grands récits mythologiques grecs qui n'apparaissent pas sous le stylet d'Hygin. Cet esclave affranchi, qu'on suppose être l'auteur des Fables, écrit en latin, au début de l'ère chrétienne, plusieurs centaines de notices sur des épisodes mythologiques grecs. Ces histoires, rédigées dans une langue simple et accessible, sont autant de pitches invitant à l'écriture de scénarios plus élaborés. A travers ce florilège de Fables d'Hygin, le lecteur cheminera au milieu des figures mythologiques les plus connues, tout en découvrant le regard singulier de l'illustrateur Fredde Rotbart sur ces histoires de familles, d'amour, de pouvoir et d'animaux.