Pouvoirs locaux et gestion foncière dans les villes d'Afrique de l'Ouest
Goerg Odile
L'HARMATTAN
20,50 €
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EAN :9782296010413
L'aménagement urbain met en jeu actuellement de nombreux acteurs qui essaient tous de peser sur les décisions concernant l'urbanisme ou les équipements. Cet ouvrage analyse leurs pouvoirs, les formes de légitimation et leur impact sur le devenir des villes alors que les conflits autour des ressources (terre, eau) s'exacerbent. Les études de cas se situent sur la longue durée, dans une perspective comparatiste, allant de Conakry 8 Cotonou, en passant par Lagos ou Lomé. Leur diversité met en lumière les mécanismes communs et les spécificités, liées 8 l'histoire socio-politique locale. Interviennent dans ce processus des membres d'anciennes familles dirigeantes, des occupants de longue date, des migrants plus récents ainsi que des gouvernants et divers représentants du quartier concerné (coutumiers, officiels, associatifs). Ces individus ou strates de pouvoir s'opposent ou s'allient selon des stratégies 8 chaque fois renouvelées, déterminées le plus souvent non par une perception d'ensemble de la gestion urbaine mais par des enjeux ponctuels, sur lesquels se mobilisent les citadins. Cette réflexion, au coeur de laquelle se trouvent les conflits fonciers, est particulièrement importante dans les villes contemporaines du continent africain. Par des cas précis, c'est tout un pan de la gestion urbaine qui est interrogé, dans le cadre des modalités actuelles de la gouvemance.
Nombre de pages
210
Date de parution
01/09/2006
Poids
300g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296010413
Titre
Pouvoirs locaux et gestion foncière dans les villes d'Afrique de l'Ouest
ISBN
2296010415
Auteur
Goerg Odile
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
300
Date de parution
20060901
Nombre de pages
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En 1987 paraissait L'histoire des femmes en Afrique , un numéro des Cahiers Afrique noire. Il rendait compte d'un séminaire de Catherine Coquery-Vidrovitch, professeure à l'université de Paris 7, et proposait un bilan des recherches en cours. Depuis, les études historiques se sont multipliées et les paradigmes ont changé. Ce volume collectif souhaite décentrer le regard des femmes vers le genre pour questionner, sous l'angle des rapports sociaux de sexe, la mobilisation politique, les processus de construction des identités masculines et féminines, la relation au corps... Les onze contributions, portant sur des périodes et des espaces divers, sont organisées selon trois thématiques : Morale sexuelle et politique coloniale , Rapport au corps et représentations et Politique, mutations des rôles et identités . . . Ce Cahier est coordonné par Odile Goerg, professeure d'Histoire de l'Afrique contemporaine à Paris 7-Denis Diderot, qui anime un séminaire sur Femmes et genre en Afrique . Il rassemble des chercheurs d'horizons et de pays divers (Belgique, Cameroun, France...).
Les villes coloniales furent pour les Européens des lieux de pouvoir administratif, économique et culturel. Marquer l'espace permettait de contrôler les populations, concrètement et symboliquement. En créant Freetown et Conakry, respectivement en 1787 et 1885, les Britanniques et les Français transposèrent leurs modèles urbains tout en adoptant des politiques spécifiques liées au rapport de domination. Après l'étude des municipalités sous l'angle institutionnel (vol. 1), l'auteur analyse l'urbanisme colonial sous ses différentes facettes : règlements fonciers, architecture, application de schémas ségrégatifs, obsession de l'hygiénisme et politique sanitaire, place de la nature dans l'espace urbain. L'approche comparative met en évidence les spécificités des politiques française et britannique dont certains traits marquent toujours actuellement les villes en Afrique.
Les villes coloniales furent pour les Européens des lieux de pouvoir administratif, économique et culturel. En créant Freetown et Conakry, en 1787 et 1885, les Britanniques et les Français transposèrent leurs modèles urbains tout en adoptant des politiques spécifiques liées au rapport de domination. Celles-ci se traduisent par une organisation de l'espace à connotation ségrégative, l'obsession ambiguë de l'hygiène et l'adoption de structures administratives différenciées selon le statut personnel des citadins et de leur degré supposé de maturité politique et de "civilisation". Dans ce volume, l'auteur analyse les processus de constitution des municipalités, celle de Freetown, issue de la volonté conjointe des colonisateurs et d'une fraction de la population, et celle de Conakry, simple démarche administrative. Les idées sous-tendant les deux institutions, leurs compétences, leurs budgets ainsi que les mécanismes effectifs de fonctionnement et les premières réalisations initiales sont ensuite comparés.
A travers quelques grandes figures historiques tels que des fondateurs d'Etat, des reines, des chefs de guerre, mais aussi des gens du commun comme les tirailleurs ou les commerçantes, ce livre fait revivre des moments essentiels de l'histoire de l'Afrique subsaharienne (l'Afrique noire). Odile Goerg, spécialiste de l'histoire de ce continent, évoque le drame de la traite des esclaves, la conquête coloniale, la construction des Etats, l'expansion de l'islam... Une approche passionnante, pour comprendre une partie de cet immense continent.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...