En 2004, l'importance de l'Asie orientale en tant que pôle majeur du monde contemporain s'affirme, en dépit de la fragilité de ses systèmes financiers, largement dépourvus de mécanismes régionaux. Différentes évolutions illustrent ce retour sur le devant de la scène. Chine. Le changement de génération effectué au XVIe congrès du Parti communiste, confirmé par la montée en puissance du président Hu Jintao, traduit la volonté des dirigeants d'insérer le pays dans l'économie globale et d'en faire une des " locomotives " de la croissance. Japon. Gouverné par le charismatique J. Koizumi, il paraît renouer avec l'efficacité politique et s'engager sur le chemin de la reprise. Politiquement rivaux mais pragmatiques, Pékin et Tokyo sont de surcroît amenés à coopérer, alors que les processus d'intégration régionale (ASEAN, APEC) se consolident. Asie du Sud-Est. A son rythme, elle renouvelle ses dirigeants dans le cadre de scrutins qui, malgré des blocages et des crispations autoritaires, soulignent la maturité politique des électeurs. En témoignent, en Indonésie, l'élection de S. B. Yudhoyono ou, en Malaisie, le de A. Badawi, qu'accompagne une certaine marginalisation des islamistes. Ignorant ce vent démocratique, le Parti communiste du Viêt-nam s'emploie à conserver son pouvoir sans partage tout en modernisant le pays à marche forcée. Asie du Sud. Le Pakistan ne laisse pas d'inquiéter : le pouvoir de P. Musharraf peine de plus en plus à trouver son équilibre entre l'alliance avec les Etats-Unis, les exigences de l'armée et les pressions insistantes des islamistes. Publiés chaque année dans la même collection : Amérique latine, Afrique du Nord - Moyen-Orient Les pays de l'Union européenne.
L'Asie aura une deuxième vieL'historien, François Godement revient sur les causes de la crise asiatique et en examine toutes les conséquences. L'analyse de la bulle financière ne suffit pas, argumente-t-il, pour comprendre la portée de cet événement sans précédent. Sont aussi profondément affectées des sociétés dont la cohésion semblait inébranlable, et des leaders politiques qui croyaient à la supériorité de leurs valeurs : le modèle asiatique entreprend, à la faveur de la crise, une réforme en profondeur, qui ne conduira pas nécessairement dans les traces du capitalisme occidental.
Résumé : Paix ou guerre en Asie ? Dans la première moitié des années quatre-vingt-dix, le dynamisme économique de l'Asie orientale lui a permis de surmonter la plupart des divergences héritées de l'histoire pour amorcer son intégration régionale. En l'absence même d'institutions internationales en Asie, les bénéfices des échanges et d'investissements accrus incitaient les Etats à minimiser leurs rivalités politiques. En 1997, une crise financière sans précédent est venue remettre en question la prospérité de la région comme le processus d'intégration spontanée par le marché. Le risque est donc grand, que ce soit en raison de l'insuffisance de la coopération internationale en Asie ou de l'essor de ressentiments nationalistes issus de la crise, de voir les rivalités stratégiques éclater à nouveau entre Asiatiques. Le renouveau de polémiques historiques sino-japonaises en 1998 et les tensions avec les Etats membres de l'ASEAN qui refusent l'intervention dans les affaires politiques intérieures en donnent une illustration. Le Japon, lui-même, a vu son leadership implicite sur l'Asie remis en cause brutalement par sa faiblesse économique durant la crise asiatique. Il importe d'examiner avant tout les conceptions et les projets politiques de chaque grand acteur asiatique. Cet ouvrage fait ainsi le point sur trois questions stratégiques essentielles pour l'avenir de l'Asie. Les bénéfices de la coopération politique régionale peuvent-ils prendre le pas en Chine sur la géopolitique classique et les rapports de force internationaux ? L'évolution du Japon vers une politique de défense autonome et délivrée des contraintes de l'après-guerre s'accompagne-t-elle d'une évolution de l'opinion publique vers le nationalisme ? Enfin, l'ASEAN, regroupement d'Etats destiné à équilibrer les grandes puissances, peut-elle maintenir sa cohésion politique et une coopération diplomatique après l'échec de l'action économique commune ? Sans clichés ni raccourcis, cet ouvrage - issu des travaux de recherches de l'IFRI - s'attache à montrer la richesse des pistes de réflexion engagées à travers l'Asie sur son avenir.
Depuis la disparition de l'Union soviétique et la fin de la guerre froide, les relations entre la Chine et les Etats-Unis sont devenues un axe essentiel des relations internationales.La Chine développe des ambitions politiques en Asie orientale et dispose de moyens militaires accrus, quoique nettement inférieurs à ceux des Etats-Unis. Son économie dépend de plus en plus de ses exportations vers les grands marchés mondiaux -et d'abord américain-, ainsi que des investissements industriels étrangers effectués sur son territoire. Pour l'Amérique, la Chine représente à la fois la fascination d'un marché potentiel et le défi d'un concurrent stratégique en Asie-Pacifique.Cet ouvrage reposant sur les contributions de quatre experts, américains et chinois, permet de mesurer concrètement à la fois les terrains d'entente et les divergences qui caractérisent la relation sino-américaine
Résumé : Xi Jinping est un homme d'Etat chinois. Il est l'actuel président de la république populaire de Chine. Ses réflexions et ses jugements constituent un florilège d'une grande diversité qui, mis bout à bout, dessinent un portrait de l'homme. Ils éclairent aussi sur la nature de la politique.
Mecquenem Isabelle de ; Drouot Benoît ; Roder Iann
30 questions pour comprendre la laïcité : principes, enjeux et pratiques dans la France d'aujourd'hui. A travers une approche historique et documentée, 30 questions pour mieux comprendre les principes de la laïcité : école, armée, sport, entreprise, espace public... l'ouvrage montre comment la laïcité s'applique en France aujourd'hui
Entre 1940 et 1944, l'appareil judiciaire français a été mobilisé par le régime de Vichy et mis au service tant de sa politique d'exclusion que de sa politique de répression sans cesse aggravée. Le serment de fidélité à la personne du Maréchal Pétain, exigé de l'ensemble du corps judiciaire, est demeuré jusqu'à nos jours le symbole par excellence de l'asservissement de la magistrature française à ce régime honni. La soumission du corps judiciaire apparaît encore bien souvent totale, puisque l'on sait bien que seul un magistrat, Paul Didier, a refusé de prêter ce serment exigé de l'ensemble des agents de l'Etat. C'est bien à tort, cependant, que l'on réduirait la résistance judiciaire à cet unique et emblématique acte d'insubordination. Ceux qui, pendant les années sombres, ont continué à exercer leur profession de magistrat, au parquet comme au siège, disposaient, en raison même de leur place privilégiée dans les rouages de la répression, de moyens non négligeables, sinon pour soutenir l'effort de résistance de leurs compatriotes, du moins pour leur éviter le pire. Ces actes de protection à l'égard des inculpés de résistance, voire ces actes de soustraction pure et simple à la répression, peuvent prendre diverses formes qui vont de la qualification juridique de complaisance à de bien opportunes abstentions de poursuivre, en passant par des services subrepticement rendus. Ces actes ne se laissent pas facilement cerner et ils n'ont d'ailleurs pas toujours été pris en considération à la Libération. C'est à ces grains de sable désireux d'enrayer le bon fonctionnement de la mécanique d'élimination des opposants, à ces magistrats discrets qui luttèrent avec les armes pour eux familières du droit et de la procédure, que ce nouveau volume de la collection "Histoire de la Justice" est dédié.
Allinne Jean-Pierre ; Gauvard Claude ; Jean Jean-P
La place du peuple en justice a profondément évolué tout au long des siècles de l'histoire. La fonction de juge s'est professionnalisée, même si des citoyens-juges élus exercent dans les tribunaux de commerce, les conseils de prud'hommes ou sont tirés au sort comme jurés de cours d'assises. D'autres participent activement au procès en tant que témoins ou experts. Mais la part que doit prendre le citoyen dans le système judiciaire français, comme juge et même comme témoin, continue de faire débat, et derrière la question de l'élection des juges, toujours présente depuis la période révolutionnaire, c'est celle de leur légitimité qui est posée. Pour mieux comprendre les enjeux, il fallait revenir au long terme de l'Histoire. D'abord sous la forme de la relation fondatrice que le peuple entretient avec la justice. Depuis l'Antiquité, "l'appel au peuple" des Romains garantissait l'effectivité de la justice. Au Moyen Age comme sous l'Ancien régime, c'est encore sous le regard du peuple que se prononcent et s'exécutent les condamnations. Mais la puissance des juges, qui affirment prendre leur décision "en ayant Dieu devant les yeux", s'impose jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. La Révolution française, en réaction contre une justice royale honnie, a voulu replacer le peuple au c?ur de la procédure. La justice populaire et l'élection des juges se sont imposées comme des évidences de la légitimité démocratique. Si ensuite la justice napoléonienne a marqué le retour en force de la professionnalisation d'une magistrature nommée par le pouvoir, le jury populaire est resté le symbole de cette justice démocratique. La participation des citoyens à la fonction de juger a fait l'objet de réformes ponctuelles et reste une question récurrente. Aujourd'hui, les juges rendent leurs jugements "Au nom du peuple français". Cet ouvrage permet de comprendre non seulement comment ils doivent en rendre compte aux citoyens, mais aussi comment ces derniers pourraient mieux participer à l'?uvre de justice.
Alibay Christian ; Beck Hélène ; Gaugiran Jean-Lou
20 ans après le premier plan comptable applicable aux associations, une nouvelle réglementation a été adoptée en décembre 2018 et est applicable au 1er janvier 2020. Ce nouveau règlement comptable résulte d'un long travail conduit par l'autorité des normes comptables (ANC) auquel ont participé de nombreux acteurs dont le Haut Conseil à la vie associative (HCVA). Instance d'experts, le HCVA a souhaité accompagner les associations dans ces changements en réalisant un guide pratique des règles comptables applicables aux associations, fondations et fonds de dotation. L'objectif de ces nouvelles règles est de permettre une meilleure information et une plus grande transparence pour tous les partenaires des entités concernées. Dans ce guide, le HCVA explique les changements et décrit les méthodes accompagnées de quelques exemples. Cet outil est conçu comme une aide quotidienne pour les directeurs financiers, les comptables et les trésoriers des associations, fondations et fonds de dotation.