De Rome à Paris. Retour sur l'origine du musée moderne
Gob André
PULG
21,00 €
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EAN :9782875622198
On situe communément l'origine du musée à la Renaissance, lorsqu'on ne la rattache pas à l'antique museon d'Alexandrie. Et pourtant, on considère à juste titre que le musée moderne, tel que nous le connaissons, s'inscrit dans la pensée du siècle des Lumières et apparaît dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Le livre d'André Gob éclaire ce paradoxe d'un jour nouveau par son analyse détaillée de la création du Museo Pio-Clementino, le premier musée d'antiquités au Vatican et de la Galerie des Antiques du Musée du Louvre. Ces deux musées, qui figurent aujourd'hui parmi les plus fréquentés au monde, naissent à vingt ans d'intervalle et l'auteur suit leurs premiers pas, entre 1770 et 1818. Nombre d'éléments les relient. On connaît l'épisode des Saisies révolutionnaires qui amènent à Paris les chefs-d'oeuvre de Rome, puis leur restitution après la défaite de Waterloo. On connaît moins le rôle central joué par une famille d'érudits, les Visconti, que cet ouvrage met en exergue. Á l'inverse du Collectionnisme, tourné vers son propriétaire, le musée moderne est destiné au public et se voit assigné un rôle dans la société : contribuer au progrès de celle-ci et à l'éducation des citoyens. A cela s'ajoute une action patrimoniale et scientifique, ainsi que son insertion dans la vie culturelle et économique de la Cité, en particulier par l'accueil des touristes. Ces caractéristiques, bien connues pour les musées aujourd'hui, sont présentes dès la création des deux musées à Rome et à Paris, à la fin du XVIIIe siècle. La "muséomanie" qui s'empare de l'Europe après 1815 va diffuser le modèle de cette nouvelle institution à travers tout le continent. L'ouvrage d'André Gob, fondé sur le dépouillement de nombreux fonds d'archives à Rome et à Paris, apporte une démonstration convaincante de la rupture que provoque le musée moderne dans l'histoire des collections.
Nombre de pages
156
Date de parution
17/10/2019
Poids
720g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782875622198
Auteur
Gob André
Editeur
PULG
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160
Date de parution
20191017
Nombre de pages
156,00 €
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Conservatoires du patrimoine, garants de la mémoire, refuges du Beau, les musées relèvent a priori d'une autre branche de l'activité humaine que la guerre, et plus généralement que l'exercice de la violence... Et pourtant... On s'est bien gardé jusqu'à présent de trop creuser la question, mais ce livre le montre, le musée et la guerre ont fait couple plus souvent qu'à leur tour. Si, de la Campagne d'Italie de 1796 à la récente guerre d'Irak, le musée est trop souvent la victime impuissante de faits de guerre, les situations ne manquent pas non plus où il s'adapte un peu trop bien. La convoitise du collectionneur prend le pas sur la responsabilité du conservateur: plus de guerre chez les uns, plus de musée chez les autres... L'impérialisme, le nationalisme, l'idéologie, le manque d'humanité ou la simple ignorance des torts commis aux individus ou aux peuples spoliés se révèlent d'excellents agents muséaux... Retour sur une histoire où rodent encore le fantôme de Göring et quelques autres qu'on eût pu croire plus fréquentables, ce livre érudit, captivant et salubre analyse toutes les pièces du dossier: dégâts directs et indirects, saisies, commerce et trafic illicite, restitutions, etc. Fondamentalement honnête, il n'obéit à aucune logique d'imprécation. L'anime plutôt le soupçon que l'idéal qui a donné naissance aux premiers musées doit connaître une relance, au service du patrimoine mondial et de l'homme universel.André Gob, professeur de muséologie à l'Université de Liège, auteur du manuel de référence La Muséologie, a mené à bien ce projet très ambitieux en lien avec de nombreux pairs, comme en témoignent les dix regards, offerts par de grands noms de la muséologie européenne et placés à la fin de chacun des chapitres.
Le musée, comme noble institution de sauvegarde, de transmission culturelle et d'ouverture au monde, a-t-il vécu? Est-il en passe de rejoindre le paradis de nos idéaux trahis, ou l'enfer des formules épuisées? Quid de son âme, en tout état de cause? C'est que la marchandisation de la culture a bien remis en cause son caractère désintéressé et pousse à considérer les collections comme des actifs valorisables; Guggenheim, le Louvre et autres deviennent des marques, qui s'exportent, se «dealent » en quelque sorte. La pression des médias audiovisuels et des parcs d'attractions, et le souci de ratisser large conduisent par ailleurs à privilégier le spectaculaire; l?événementiel prend le pas sur le permanent, le succès prime sur le savoir, l'anecdotique sur le fondamental. Entre dérives entamées, impasses certaines et voies d'avenir possibles, entre le rappel vite incantatoire de la grandeur du projet de culture enfanté par les Lumières et les séductions facilement démagogiques du marketing d'aujourd'hui, il est difficile de s'y retrouver. Et pourtant la question ne saurait laisser indifférent l'homme cultivé. L'avenir du musée est un enjeu de civilisation, rien de moins. Muséologue éclairé, André Gob nous donne les moyens d'une compréhension des processus en cours et plaide pour la relance d'un projet muséal ambitieux et diversifié, adapté mais non asservi aux besoins et aux rythmes de nos sociétés, et prolongeant de progrès inédits l??uvre entreprise à l?âge classique. André Gob est docteur en histoire de l'art et archéologie et professeur de muséologie à l'Université de Liège. Il préside le Conseil des Musées en Belgique francophone et a publié Des musées au-dessus de tout soupçon (2007) et La Muséologie (3e éd., 2010) chez Armand Colin.
Résumé : Discipline émergente, la muséologie se situe à l'intersection de différents domaines des sciences sociales : sociologie, pédagogie, sciences de la communication, histoire. Elle s'intéresse à l'ensemble des musées, quelle qu'en soit la nature. Depuis la première édition de ce manuel, en 2003, la muséologie a affirmé sa place parmi les disciplines académiques et comme formation professionnelle. L'ambition de cette introduction à la muséologie est de couvrir le large éventail des points de vue portés sur le musée, de montrer leurs interrelations et de mettre en lumière les conditions de l'équilibre entre les différentes fonctions que le musée est appelé à exercer au sein de la société. A travers une iconographie variée, les auteurs proposent aussi leur propre regard sur le musée, une muséologie, qui souligne la dimension politique de l'institution muséale. La quatrième édition de cet ouvrage a permis de renouveler l'approche de la gestion des musées et de rendre compte des développements récents des techniques muséographiques, en particulier des nouvelles technologies.
La muséologie, à la croisée de la communication, la sociologie, l'histoire et la pédagogie, s'est imposée en tant que discipline académique et formation professionnelle à part entière. Cet ouvrage en dresse un panorama complet, illustré d'exemples, et présente les développements de la gestion, des techniques muséographiques les plus récentes ainsi que les fonctions que le musée est appelé à exercer au sein de la société. Il souligne la dimension politique de l'institution. Pour cette cinquième édition, les auteurs ont souhaité couvrir un large éventail de points de vue, en invitant des experts à s'exprimer à travers des " cartes blanches " , regards singuliers sur cette " science des musées " , évolutive et plurielle. En ces temps incertains où la culture est considérée comme facultative et les musées forcés à la fermeture pour des raisons sanitaires, il est plus que jamais essentiel que les acteurs de l'univers muséal développent une vision claire et engagée de leur action et de leurs institutions. Cet ouvrage est là pour y contribuer. Avec la participation d'Yves Bergeron, Manuelina Maria Duarte Candido, Guido Gryseels, Marie-Paule Jungblut, Joëlle Le Marec, François Mairesse, Raymond Montpetit, Dominique Poulot, Rudy Ricciotto, Xavier Roland et Martine Thomas-Bourgneuf.
Résumé : Les temps sont mûrs pour définir un nouveau type de comparatisme indo-iranien, qui serait fondé sur une approche globale de littératures pareillement constituées à des fins liturgiques : la védique et la mazdéenne. Telle était la conviction commune aux organisateurs du colloque intitulé Aux sources des liturgies indo-iraniennes, qui s'est tenu à l'Université de Liège, les 9 et 10 juin 2016, avec l'appui du Fonds National pour la Recherche Scientifique. Le présent volume, fondé sur les contributions présentées à ce colloque, est destiné à permettre à des indianistes et à des iranistes spécialisés dans ces questions de faire le point sur l'état des connaissances en présence les uns des autres.
Résumé : Renouant, par-delà Kant, avec le projet aristotélicien d'une théorie des catégories, la philosophie contemporaine a largement contribué à renouveler le problème de l'articulation entre l'analyse du monde et celle du langage, entre les catégories ontologiques (substance, propriété, état de choses, etc.) et les catégories logiques (sujet, prédicat, proposition, etc.). Les catégories héritées de la tradition sont-elles d'abord des catégories ontologiques ou des catégories logiques ? Quel lien unit les unes aux autres ? Et dans quelle mesure sont-elles contaminées, les unes comme les autres, par les catégories grammaticales qui dénotent les parties du discours (substantif, adjectif, verbe, etc.) ? Enfin, comment et à quelles conditions l'analyse syntaxique, qui rend compte de la construction d'expressions bien formées, peut-elle être complétée par une analyse sémantique, qui rend compte de leur caractère sensé ? Les études rassemblées dans ce volume portent sur toutes ces questions. Repartant de l'ambivalence des catégories d'Aristote et de la lecture qu'en propose Franz Brentano, elles jettent une lumière nouvelle sur certains aspects essentiels de la réappropriation du problème des catégories de Bolzano à Lesniewski, en passant, centralement, par la phénoménologie husserlienne.