Havre de paix dédié aux muses, les Tuileries furent cet écrin où se jouèrent les grandes heures de l'histoire de France. Une destinée à la fois sublime et tragique pour ce palais, fondé en 1564 par Catherine de Médicis et achevé par Louis XIV à l'aube de son règne. Frappée à l'effigie du Roi-Soleil, la demeure captive les regards éblouis des visiteurs. Comment s'en étonner ? Les Tuileries sont une cité des arts, le haut lieu de la vie culturelle française. Mais c'est aussi une réserve de verdure en plein coeur de Paris, un don gracieux du monarque qui dispense à ses sujets bon air et douce lumière. Dans les jardins dus au génie de Le Nôtre, Précieuses et petits marquis s'y prélassent dans des tenues ébouriffantes devant un peuple bouche bée. Vient la Révolution qui sonne le glas des frivolités. Louis XVI et Marie-Antoinette subissent, sous les lambris dorés, les outrages des révolutionnaires. "Triste comme la grandeur", murmure Napoléon, en parcourant les salles glaciales du palais. Peut-être? Et pourtant il demeure le symbole de la puissance souveraine, réaménagé au fil des régimes qui se succèdent tout au long du XIXe siècle. Avant de sombrer tristement dans l'incendie allumé par les communards, en 1871. "Le palais des rois brûle. L'oiseau ne reviendra plus au nid", chantonnèrent les incendiaires, en soupant à la lueur des flammes.
Nombre de pages
346
Date de parution
28/09/2016
Poids
744g
Largeur
164mm
Plus d'informations
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EAN
9782081331297
Titre
La belle histoire des Tuileries
Auteur
Glikman Juliette
Editeur
FLAMMARION
Largeur
164
Poids
744
Date de parution
20160928
Nombre de pages
346,00 €
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Ni César, ni tribun... Napoléon III, qui a régné sur la France de 1852 à 1870, a initié une monarchie ressuscitée par le vote populaire. A rebours de certaines idées reçues, ce livre montre que le second Empire n'est pas un simple césarisme consenti par des citoyens immatures. Louanges, acclamations, adresses participent à l'enracinement de la dynastie. Invoquant les principes de 1789, ce système héréditaire se décline sous les traits originaux d'une "démocratie impériale" qui allie la foi monarchique et le droit du peuple, le trône de Clovis et l'urne électorale. L'empereur, véritable "prophète élu", dépasse la stature du sauveur charismatique pour endosser la figure du souverain, père protecteur et prince de justice. Doté d'une aura merveilleuse, il redonne vie à la patrie meurtrie par un demi-siècle de luttes civiles. Dépassant la désignation plébiscitaire, l'imaginaire impérial promeut la renaissance d'une dynastie providentielle au coeur du XIXe siècle français. Cette étude fine et nuancée de Juliette Glikman renouvelle profondément notre vision du Second empire.
En 1840, Louis-Napoléon Bonaparte, en exil depuis que son oncle l'Empereur a été chassé du trône, tente un débarquement nocturne sur les plages de Boulogne, avec pour objectif de marcher sur Paris. Hélas, l'entreprise échoue lamentablement: facilement capturé, le prince est tourné en ridicule et condamné à l'emprisonnement perpétuel dans la forteresse de Ham, dans la Somme. De cette punition censée le faire définitivement oublier des Français, Louis-Napoléon tire un profit inattendu: à force d'articles enflammés dénonçant le gouvernement, de rencontres avec les grandes figures républicaines, il se forge une image nouvelle et s'intègre de plain-pied dans le jeu politique national. À l'ombre des barreaux, le dandy londonien se mue en héros de la cause populaire, porte-parole des opprimés; derrière ce Napoléon du peuple, on devine déjà les traits du futur empereur.
Le neveu de Napoléon Ier – qui sera à son tour empereur des Français sous le nom de Napoléon III – enfermé au fort de Ham, dans le nord de la France, après une tentative de coup de force ratée en 1840 pour des motifs politiques, rédige cet ouvrage où il développe ses réflexions sociales d'inspira- tion saint-simoniennes. Comme de nombreux philanthropes ou hommes politiques de l'époque, il souhaite lutter contre l'appauvrissement des classes paupérisées par la révolution industrielle. Ce sont ces théories qu'il mettra, en partie, en place à partir de 1860 quand le Second Empire se libéralisera. Ses idées souvent iconoclastes – il pouvait proposer d'attri- buer à la classe ouvrière toutes les terres incultes de France après indemnisation des propriétaires ou de mettre en place l'acquisition par l'État des millions de terres incultes et leur remise à une association ouvrière nationale qui dirigerait des colonies agricoles composées de chômeurs des villes – alliées à son utilisation de la légende napoléonienne lui ont permis de faire le plein des voix ouvrières lors de l'élection présiden- tielle qui suivait la révolution de 1848. De l'extinction du paupérisme, bien qu'un peu oublié au- jourd'hui, a longtemps opposé les philosophes qui voyaient dans ce travail un bel exemple de catholicisme social à ceux qui n'y trouvaient qu'un « fatras despotico socialiste à vo- mir. » Cet ouvrage est à mettre en relation avec nos récentes édi- tions des Écrits sur la propriété de Proudhon et De la lutte des classes en France de Marx et Engels constituant trois facettes d'un même problème qui, en 1848 comme en 2020, continue de nous interroger. Les appendices historiques permettront de mieux saisir les enjeux révélés par le texte original.
5 aventures haletantes à vivre dans l'urgence, toute ressemblance avec des personnes ou des situations ayant réellement existé est absolument voulue... et rend le livre passionnant ! Côtoyez l'homme au masque de fer, Léonard de Vinci et bien d'autres personnages historiques qui vous aideront, ou pas, à résoudre des énigmes corsées.