Une histoire consternante. Pourquoi des philosophes se laissent corrompre par le "cas Heidegger"
Givsan Hassan ; Trierweiler Denis ; Faye Emmanuel
PARIS OUEST
13,00 €
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EAN :9782840160786
Ce n'est pas le « cas Heidegger » que nous présentons ici. Mais ce que nous présentons n'est pas moins consternant, car c'est le « cas Heidegger » à travers le jugement des philosophes.Ce que nous présentons ici, c est la façon dont de nombreux philosophes des femmes pour certains d'entre eux traitent le « cas Heidegger ». Celle-ci révèle l'état dans lequel se trouve la philosophie actuellement. Une fois encore, elle se laisse corrompre cette fois-ci par le « cas Heidegger ».Il a été exposé dans Pensée de l'inhumanité le fait que la pensée heideggérienne de l'être représente en tant que telle quelque chose de funeste. Dans ce traité, Heidegger est examiné en tant que représentant d'une ère caractérisée par l'adieu à l'homme, par la déshumanisation de l'humain. De ce point de vue, ce que l'on a coutume d'appeler l"« affaire Heidegger », et dont le noyau est résumé par le slogan de la « prise en charge du rectorat », ne représente que le point sur le i. Que le point fasse partie du i, qu'on ne puisse imaginer ce dernier sans lui, c est une chose. Mais ce qui est essentiel, c'en est une autre, c'est la chose que l'on oublie, que l'on nous fait oublier à force de regarder le point. Ce que l'on nous fait oublier c'est, justement, que Heidegger est le représentant d'une ère qui s'est caractérisée par l'adieu à l'homme, par la déshumanisation de l'humain.Dès lors qu'il est vu sous cet angle, le « cas Heidegger », ainsi qu'on le conçoit habituellement, prend lui-même une signification philosophique, en ce sens qu'il fait apparaître la constitution et les traits de caractère fondamentaux de la philosophie contemporaine."
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Nombre de pages
191
Date de parution
04/06/2011
Poids
236g
Largeur
133mm
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EAN
9782840160786
Titre
Une histoire consternante. Pourquoi des philosophes se laissent corrompre par le "cas Heidegger"
Auteur
Givsan Hassan ; Trierweiler Denis ; Faye Emmanuel
Editeur
PARIS OUEST
Largeur
133
Poids
236
Date de parution
20110604
Nombre de pages
191,00 €
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L'excitation n'en était plus au frémissement. Elle avait atteint le stade de l'ébullition. "L'invitation, en lettres d'or sur fond bleu pâle, annonce que le " grand divertissement à Versailles " commence à 21 heures. Elle précise également que les tenues de soirée sont de rigueur. Pourtant, le 28 novembre 1973 échappera à l'ordinaire des soirées mondaines. Quelques heures auront suffi pour que la mode bascule dans une nouvelle ère.Ce soir-là, au château de Versailles, les plus grands couturiers français ? parmi lesquels Saint Laurent et Givenchy ? accueillent de jeunes créateurs américains : Halston, Oscar de La Renta, Anne Klein... Sous le vernis des politesses, c'est un véritable match : comme des adversaires sur le terrain, les deux pays défilent sous l'?il de toute la jet set internationale. La France affiche l'assurance de celle qui règne en maître sur le luxe mondial. Mais ce sont souvent les outsiders qui font l'Histoire...Robin Givhan fait le récit de cette nuit incroyable, des luttes de pouvoir et des coups bas sous les dorures royales, des fous rires et des disputes dans la galerie des Glaces. Une soirée unique au cours de laquelle ancien et nouveau mondes s'affrontent en costume de gala, le sourire aux lèvres mais les dents aiguisées par l'ambition. La mode ne s'en remettra pas
Cet ouvrage vise à rendre compte de la richesse et de la complexité des rapports que Susan Sontag, tout à la fois intellectuelle engagée, écrivaine et réalisatrice, entretenait avec le cinéma. Il existe en effet une dissymétrie frappante entre l'intérêt que Sontag a porté presque toute sa vie à ce médium et la manière dont s'est construite sa postérité intellectuelle. On connaît l'importance qu'occupe la photographie dans ses écrits, on peut savoir aussi que Sontag s'est particulièrement intéressée à la danse, au théâtre et à la littérature – qu'elle-même fut romancière. Mais la question cinématographique demeure marginale dans les études portant sur son oeuvre, alors même que le cinéma fut pour elle une passion de premier plan et qu'il joua un rôle essentiel dans sa formation intellectuelle. Plus encore, on oublie souvent qu'elle-même fut cinéaste, réalisant quatre longs-métrages au cours de sa vie. Rassemblant les contributions de spécialistes en études cinématographiques, d'artistes ou de critiques, cet ouvrage s'attache ainsi à analyser la manière dont les films de Sontag constituent un mode d'exploration et de prolongement de sa pensée, tout en reconsidérant réciproquement ses réflexions esthétiques et politiques depuis la question du cinéma, qui occupe une place diffuse mais constante dans ses écrits.
Le14 septembre 2011, dans l'émission de Laure Adler Hors champ sur France Culture, Jean-Luc Godard tenait les propos suivants : "Question : Expliquez-nous la différence entre du cinéma vrai et des films, faire des films. Réponse : Les films on peut les voir, le cinéma on ne peut pas le voir. On peut juste voir ce qu'on ne peut pas voir... de l'inconnu ou des choses comme cela... Question : C'est cela que vous tentez de faire ? approcher de l'invisible... Réponse : Ce qu'on fait naturellement, ce que font beaucoup d'écrivains à leur manière. Quand j'étais adolescent, l'un des premiers livres qui m'avaient touché, c'est un livre de Maurice Blanchot je ne connaissais rien à la philosophie et à toute cette école c'était un livre qui s'appelait Thomas l'Obscur voilà c'est Thomas l'Obscur". Le 28 janvier 1942, à la sortie de Thomas l'Obscur, Thierry Maulnier faisait le commentaire suivant dans sa chronique littéraire : "Le premier roman de M Maurice Blanchot constitue à n'en pas douter une des expériences les plus subtiles et les plus audacieuses qui aient été faites depuis longtemps pour faire dire aux mots plus ou autre chose que ce qu'ils ont coutume de dire dans leur emploi habituel". Deux témoignages différents mais la même intuition sur un auteur à part qui a marqué toute une génération d'écrivains. L'intention de cet ouvrage collectif sur les romans et récits de Maurice Blanchot est justement de creuser cet informulé dans le connu du mot, autrement dit la manière dont l'écriture de Blanchot pose la question de l'invention du langage à travers l'acte de nomination : comprendre le combat que livre Thomas avec, pour ou contre le mot.
Résumé : Quelle contemporanéité singulière chercher chez Rohmer, dont l'oeuvre théorique, télévisuelle et filmique dialogue ouvertement ou secrètement avec Chrétien de Troyes, Blaise Pascal et Honoré d'Urfé autant qu'avec Proust, Hitchcock, Antonioni, Godard et Ricardo Bofill ? A sa disparition en 2010, on a tout naturellement, en France et à l'étranger, salué en l'auteur de La Collectionneuse, de Ma nuit chez Maud, du Genou de Claire et de Pauline à la plage, le Marivaux ou le "moraliste du septième art", le "Master of tact", "le cinéaste littéraire par excellence". Réunissant, autour d'une commune attraction, des spécialistes de la littérature française et du cinéma, ce Rohmer en perspectives propose d'aborder le cinéaste à travers le prisme d'une contemporanéité complexe et contradictoire où l'héritage humaniste et la quête de beauté, de vérité et d'ordre s'ouvrent, non sans ambiguïté, aux intrusions, empêchements, déséquilibres et désordres du vivant. Entre le celluloïd, le polaroïd et le marbre, se dessine ici le portrait de Rohmer en contemporain inactuel qui, du Signe du lion aux Amours d'Astrée et de Céladon, n'a cessé d'exposer le classicisme français aux rayons de la modernité et de l'historicité cinématographiques.