Musique et musiciennes à Venise. Histoire sociale des ospedali
Giron-Panel Caroline
ECOLE ROME
65,00 €
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EAN :9782728309931
Célèbres pour avoir déçu Jean-Jacques Rousseau, qui les qualifia de « laiderons » tout en se délectant de leur chant, les musiciennes des ospedali méritent une place à part dans l'histoire culturelle et musicale de Venise. Au début du XVIe siècle, les institutions charitables vénitiennes ne faisaient pas figure d'exception dans l'Europe de la Réforme catholique : toutes les grandes villes se dotaient alors d'hôpitaux, d'orphelinats et d'établissements destinés à secourir les enfants trouvés. Pourtant, seuls les ospedali de Venise ont vu se développer en leur sein de prestigieuses écoles de musique, qui ont formé des musiciennes suffisamment exceptionnelles pour attirer, au XVIIIe siècle, les amateurs de toute l'Europe. Quelles sont les raisons qui expliquent cette spécificité vénitienne ? Pourquoi avoir choisi de réserver l'apprentissage de la musique aux seules filles ? Qui étaient ces musiciennes ? Quels témoignages en ont donné les voyageurs qui traversaient l'Europe pour venir les entendre ? Ce sont quelques-unes des questions auxquelles cet ouvrage souhaite répondre, en adoptant une vision kaléidoscopique de ce phénomène exceptionnel. À la lisière de l'histoire sociale, de la musicologie, de l'histoire culturelle et des études de genre, cet ouvrage explore les sources d'un modèle vénitien voué à un brillant avenir, puisque les actuels conservatoires en sont les héritiers directs.
Nombre de pages
1082
Date de parution
16/03/2015
Poids
1 706g
Largeur
160mm
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EAN
9782728309931
Titre
Musique et musiciennes à Venise. Histoire sociale des ospedali
Auteur
Giron-Panel Caroline
Editeur
ECOLE ROME
Largeur
160
Poids
1706
Date de parution
20150316
Nombre de pages
1 082,00 €
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Giron-Panel Caroline ; Granger Sylvie ; Legrand Ra
Des trompetteresses au Moyen Age, des directrices de troupes théâtrales à l?âge baroque, des femmes organistes en nombre avant la Révolution, des compositrices célébrées en leur temps quoiqu?oubliées de nos jours, tant de musiciennes enfin, d?hier à aujourd?hui ! Un continent englouti reparaît ici, soutenant de son insistante présence les revendications actuelles de féminisation des métiers de la musique? Mais au-delà de cette nécessaire mise en lumière, ce livre pose une question nouvelle : comment ces musiciennes ont-elles réussi à exprimer leur art en vivant aux côtés d?hommes et de femmes également artistes ? Qu?elles en soient filles, soeurs, mères, compagnes ou amies, comment ces musiciennes sont-elles parvenues à s?accomplir en tant qu?interprètes ou compositrices ? Loin d?être univoques, les réponses déclinent des nuances inattendues, qui remettent en cause bien des stéréotypes de genre et permettent de dépasser le cliché de la femme muse inspiratrice de l?artiste.
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Un livre audacieux qui ose parler de la mort sans tabous. La mort, on n'en veut rien savoir, ou le moins possible ! Tête dans le sable, oreilles bouchées, position de fuite immédiate dès que le sujet est levé. Or il faut bien, tout au long de notre vie, oser la regarder. Qu'on le veuille ou non, elle s'impose à nous à travers les pertes, les deuils, et en vieillissant avec la perspective de sa propre disparition. Paule Giron relève le défi. Avec son regard aigu et sa plume acérée - sans se départir de son humour - elle nous entraîne dans une exploration de nos attitudes face à la mort : du déni à la peur de disparaître ; de l'espoir d'un au-delà au rationalisme « scientifique »... Sans complaisance et avec lucidité, elle évoque le temps de la douleur, le temps du souvenir, le temps de l'attente avant la mort... Autant de moments où sont mobilisées en nous forces et faiblesses contradictoires, qu'il s'agisse de ceux que l'on aime ou de nous-même. Ce livre invite à la distance : celle que l'on peut prendre dans les temps calmes, où la réflexion prend le pas sur l'émotion. Celle qui nous permet de nous interroger sur cette stratégie de l'autruche qui nous saisit dès que le mort pointe son nez, empêchant tout échange, toute pensée. Un livre audacieux, puissant et nécessaire.
L'auteur ne voulait pas faire une histoire de la banque à Rome. Pour ne pas moderniser l'Antiquité, il a choisi de s'intéresser aux métiers des manieurs d'argent, changeurs, prêteurs, dépositaires, vendeurs aux enchères, etc., qui ne sont pas tous des "banquiers" comme nous l'entendons. Jean Andreau, pour comprendre la logique propre du système économique romain, n'a pas voulu non plus isoler la banque ni de l'ensemble des pratiques financières des Romains (essai des monnaies (validation), change, dépôt et crédit, service de caisse, transfert de fonds), ni de la division du travail des métiers d'argent selon les conditions sociales (les banquiers professionnels, les notables, les esclaves et affranchis). A travers l'entrée des métiers et celle des statuts de travail, l'auteur réussissait à reconstruire de manière différenciée, identifiant des groupes et des pratiques différentes, les cadres technique, juridique et social de la vie économique romaine.
Le déploiement désordonné de la cruauté infernale semble rétif à toute mesure et à toute chronologie. Il s'agit pourtant, dans cet ouvrage, d'historiciser les conceptions et les représentations de l'enfer. Le livre montre que l'importance des représentations infernales ne cesse de s'accentuer au cours de la période étudiée. On ne bascule pas dans le "christianisme de la peur", car l'enfer s'inscrit toujours dans une séquence et le faire peur n'est que le point de départ d'un faire agir. L'image de l'enfer invite à se libérer de la faute qu'elle fait voir, grâce aux moyens de salut offerts par l'Eglise. L'analyse de plusieurs centaines d'oeuvres permet de situer au Camposanto de Pise, dans les fresques de Buonamico Buffalmacco, l'épicentre d'une mutation décisive. S'impose alors un compartimentage des lieux infernaux et une logique pénale prenant pour base principale le septénaire des péchés capitaux. C'est le signe d'une recherche accrue d'efficacité, en rapport étroit avec la pratique de la confession. Dès lors, la figuration de l'enfer est à la fois une incitation à avouer ses fautes et une préparation à l'examen de conscience dont elle anticipe la forme.
En combinant une histoire sociale de la région à une anthropologie historique du christianisme moderne, cet ouvrage constitue une introduction à l'histoire des chrétiens du Proche-Orient à partir du XVIIe siècle. Il offre des clés pour saisir leur situation concrète et légale dans l'islam et dans le régime politique ottoman. Il met en lumière la proximité structurelle des chrétiens avec leur entourage musulman, mais il démontre aussi la nécessité d'une réflexion sur l'organisation interne des Eglises et des communautés. L'ouvrage porte également sur les conditions de la rencontre et de l'interaction entre les chrétiens locaux et le catholicisme moderne. Terre Sainte, Croisade et Réforme de l'Eglise forment le cadre idéologique et spirituel dans lequel se déploie l'activité missionnaire sur le terrain, selon des méthodes qui s'apparentent à celles des missions en direction des catholiques européens, et s'adaptent mieux aux dissidents de l'islam qu'aux sunnites. A travers le développement de l'enseignement et de l'alphabétisation, ou la constitution de confréries, émerge progressivement un catholicisme oriental, différencié de l'orthodoxie et de l'islam, et caractérisé par une mentalité dévote, une mort "christianisée", un nouveau culte des saints, une pratique matrimoniale transformée.
L'établissement de la domination romaine sur le monde grec ne relève pas seulement de l'histoire politique et militaire, mais aussi d'une histoire culturelle qui conduira à la mise en place d'un véritable empire bilingue. Centré sur la période allant de 200 à 85 av J-C, cet ouvrage aborde les thèmes suivants : la liberté des Grecs dans la propagande romaine et l'écho qu'il rencontra ; la réflexion sur la conquête et l'empire de Rome menée par les historiens et les philosophes grecs ; le contenu des messages que les Grecs adressèrent tant aux Romains qu'à leurs compatriotes ; la signification politique et proprement culturelle du philhellénisme de certains aristocrates romains.