Ce dossier traite de la formation de la Grande Roumanie, qui est considérée ici sous ses aspects politiques, militaires et diplomatiques. Des documents inédits, relatifs à la mission militaire française en Roumanie du Général Berthelot, enrichissent ce volume. Petit royaume situé entre les Carpates et la Mer Noire en 1914, la Roumanie est devenue une grande puissance régionale à la fin de 1918, prenant part le 28 avril 1919 à la création de la Société des Nations. Après bien des difficultés pendant la guerre, elle voit ses rêves d'unité nationale réalisés. Les contours de la Grande Roumanie sont définitivement dessinés par les traités de l'Ile-de-France. L'intégration dans un creuset unique de populations diverses - Roumains très majoritaires, mais aussi Hongrois et Sicules, Allemands, Juifs, Ukrainiens, Russes ou Bulgares - s'avère pourtant délicate, tandis que les voisins vaincus n'acceptent pas leur défaite et ne songent, avec le soutien de l'Allemagne, qu'à une révision des frontières. C'est cette période de formation de la Grande Roumanie qui est considérée ici sous ses aspects politiques, militaires et diplomatiques. Des documents inédits, relatifs à la mission militaire française en Roumanie du Général Berthelot, enrichissent ce volume.
Nombre de pages
250
Date de parution
09/12/2022
Poids
445g
Largeur
159mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9791034401185
Titre
Recherches N° 29, automne 2022 : La naissance de la Grande Roumanie. Volume 1
L'union du Vieux Royaume [Vechiul Regat] avec toutes les provinces d'Autriche, de Hongrie et de Russie qui comptent une population majoritairement roumaine donne naissance, à l'issue de la Grande Guerre, à un pays qui a doublé son territoire et sa population, la "Grande Roumanie" ou tara intregita. L'unité politique accomplie, il reste à construire l'unité socio-culturelle, juridique et administrative, et pour ce faire tous les moyens d'action étatiques et non étatiques sont mobilisés. "La Roumanie se confronte à des taches redoutables"(Keith Hitchins). Les défis sont en effet nombreux aussi bien au niveau international que national. Après un premier volume consacré aux aspects géopolitiques, militaires et diplomatiques de la Grande Union, le présent ouvrage aborde cet événement sous l'angle socio-culturel, politique, législatif, mémoriel, ainsi que sous celui des relations bilatérales franco-roumaines.
Quels sont les liens de Constantin Brancusi, figure majeure de l'art moderne, avec la poésie ? Des poètes venus d'horizons culturels et esthétiques différents (Lucian Blaga, Mina Loy, Ezra Pound, W. B. Yeats, Benjamin Fondane, Jean Arp, Roger Vitrac, Raymond Queneau, Alain Jouffroy, Mathieu Bénézet...) sont entrés en dialogue avec son oeuvre qui renoue avec les traditions tout en créant de nouvelles formes ancrées dans des matières élémentaires. Par le croisement des disciplines (histoire de l'art, études littéraires et comparatistes), des expériences et des origines des contributeurs de cet ouvrage, il a été possible d'approfondir et de réunir, voire de traduire pour la première fois, des poèmes consacrés à l'oeuvre de Brancusi. Des documents inédits en français provenant d'archives françaises et roumaines mettent en lumière ce dialogue entre poésie et sculpture, porté à un point d'intensité rare dans l'histoire de l'art du XXe siècle.
Fin XIXe, le professeur Adolf Michaelis entreprend la création d'une importante collection de céramiques antiques au sein de l'université de Strasbourg. Des vestiges du passé pour la première fois étudiés et analysés. Créée par Adolf Michaelis pour répondre aux besoins de son enseignement, la collection d'originaux antiques de l'Institut d'archéologie classique de l'université de Strasbourg témoigne de façon exceptionnelle du développement des collections universitaires européennes à la fin du XIXe siècle et notamment des modalités de collecte, de restauration et de conservation des pièces. Grâce à des documents d'archives inédits, cet ouvrage analyse l'histoire de la collection de céramiques de cet antiquarium, entre Allemagne et France, et analyse le fonctionnement des réseaux archéologiques européens qui ont contribué à son enrichissement progressif. Il propose également un catalogue illustré des plus belles céramiques, choisies parmi les vases attiques, les vases corinthiens et les pièces provenant des fouilles de Schliemann à Hissarlik. Tout en mettant en lumière l'importance de la collection exceptionnelle réunie par Michaelis, il permet de mieux comprendre les pratiques muséales et archéologiques de la fin du XIXe siècle et du XXe siècle.
Qui a tué l'auteur francophone ?? De l'Afrique aux Antilles, en passant par l'Amérique du Nord et le Vietnam, cette enquête originale de recherche-création revient sur la disparition des écrivains francophones dans le champ littéraire actuel. Qui a tué l'auteur francophone ? Est-ce-là l'oeuvre d'un rival jaloux, l'aveu brutal d'un lecteur déçu, ou le plan orchestré par un tueur en série, à la route pavée de cadavres défigurés et de romans inachevés ? La découverte du coupable impliquera de mener l'enquête sur plusieurs continents, de l'Afrique subsaharienne à l'Amérique du Nord, en passant par la Suisse, les Antilles, le Maghreb et le Vietnam. Elle supposera aussi la traversée des oeuvres de quatorze autrices et auteurs, en apparence très éloignés les uns des autres ; dans cette enquête en terres francophones, leurs romans (policiers ou non) constitueront autant d'indices, dont les correspondances et recoupements inattendus permettront l'éclaircissement d'une bien ténébreuse affaire. Cette enquête, conçue dans l'esprit de la critique policière défendue par Pierre Bayard, est aussi le lieu d'une réflexion sur la posture de l'écrivain francophone en " victime " dans le champ littéraire actuel. Elle aboutira à la mise en évidence d'une génération d'auteurs francophones qui s'inscrivent dans la filiation commune d'un " Odipe noir ", à la fois enquêteur, coupable et romancier.