Savants et écrivains : portraits croisés dans la France du XIXe siècle
Marquer Bertrand
PU ARTOIS
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EAN :9782848322001
L'anthologie Savants et écrivains : portraits croisés dans la France du XIXe siècle réunit les portraits, plus ou moins connus, que des savants ou des écrivains ont dressés d'écrivains ou de savants. Elle dresse un panorama varié de la manière dont chacun mesure ce qui le distingue de l'autre et montre la richesse possible des articulations des pratiques littéraires et savantes au siècle réputé être celui de la séparation des deux sphères. Qu'il vise à esquisser le contour d'un contre-modèle ou, au contraire, d'un double possible, qu'il entende construire une allégorie, le portrait de savant fait par un écrivain ou le portrait d'écrivain composé par un savant témoigne de la nécessaire référence à l'Autre dans la définition de ses propres pratiques et de son propre discours. Les portraits croisés n'ont pas pour seul objet de définir un sujet (le "savant" ou l'"écrivain") ; ils font émerger la compétence particulière d'un regard spécialisé qui, traitant d'une sphère étrangère, entend définir ses méthodes et ses limites.
Nombre de pages
452
Date de parution
05/02/2015
Poids
416g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782848322001
Titre
Savants et écrivains : portraits croisés dans la France du XIXe siècle
Auteur
Marquer Bertrand
Editeur
PU ARTOIS
Largeur
120
Poids
416
Date de parution
20150205
Nombre de pages
452,00 €
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En partant de la définition que Michel Foucault donne de la clinique, cet essai propose de relire un certain nombre d'oeuvres fantastiques de la fin du XIXe siècle (Maupassant, Lorrain, Lermina, Villiers, mais aussi Zola), en s'interrogeant sur ce qui permet de les cataloguer comme "fantastiques". La naissance de la clinique est en effet traditionnellement rattachée à l'esthétique réaliste, à laquelle elle fournit une méthode, un objet (la pathologie), et un système d'explication. L'hypothèse avancée est alors que le fantastique fin-de-siècle relève d'une optique particulière (le "fantastique réel") puisant dans la clinique un certain nombre de ses règles poétiques : le principe de Broussais (la continuité du normal et du pathologique), le principe de Baillarger (le primat de l'involontaire), et le rôle de l'analyse (devenue principe morbide de déliaison). Bertrand Marquer est maître de conférences à l'université de Strasbourg. Ses travaux, à la croisée de l'histoire des sciences, des mentalités et de la littérature, portent sur l'imaginaire scientifique au XIXe siècle (formes, discours, idéologies).
Cet ouvrage collectif offre un panorama des virtualités allégoriques de l'estomac au XIXe siècle, en préférant à une exhaustivité potentiellement redondante l'ouverture que permet la collection d'approches différenciées. Des chercheurs en littérature, philosophie, histoire et histoire de l'art se sont demandés ce que l'estomac pouvait incarner au cours du siècle, et pourquoi il pouvait constituer un trope privilégié pour dire le XIXe siècle. De cette enquête ressort la profonde ambivalence axiologique de l'estomac, mais aussi sa "plasticité argumentative", caractéristique, selon Judith Schlanger, des représentations organicistes. Emblème de la caricature et support de la satire, l'estomac est également une figure clé dans la formulation d'un système de pensée ou dans l'élaboration d'une poétique, au point d'apparaître comme une figure de pensée caractéristique d'un siècle que l'on qualifie volontiers de matérialiste.
Formule la plus célèbre de Brillat-Savarin, l'aphorisme qui donne son titre à cet ouvrage délivre une vérité dont les discours anthropologique et sociologique se sont aujourd'hui emparés. Le lien entre les choix alimentaires et la construction d'une identité constitue en effet une problématique centrale où se croisent facteurs physiologiques et idéologiques. Cette interaction traverse également la littérature, sensible à la fois aux discours normatifs sur la nutrition et à la part d'imaginaire sollicitée par l'incorporation alimentaire. A travers l'analyse des implications et conséquences de cet aphorisme et l'exploration des fictions auxquelles il a pu fournir un principe de composition, ce volume souhaite constituer cette mise en oeuvre alimentaire en objet d'étude littéraire et répondre aux questions suivantes : Quelle est la place que l'oeuvre littéraire accorde à l'alimentation dans la légitimation de déterminismes sociaux, sexuels ou raciaux ? Que disent les choix alimentaires des croyances représentées ? Dans quelle mesure participent-ils de la construction du personnage et de la mise en place d'une axiologie, voire d'une imagologie littéraire ...
Boisseau Maryvonne ; Chauvin Catherine ; Delesse C
Alors que l'on s'intéresse aujourd'hui à l'épistémologie de la traductologie, cet ouvrage réexamine les relations complexes qu'elle entretient avec la linguistique. Conscients que la linguistique ne peut rendre compte à elle seule de tous les paramètres socio-culturels, stylistiques et situationnels qui interviennent dans l'acte de traduction, mais également certains qu'on ne peut faire l'économie de la linguistique dès lors qu'il s'agit de tenter de comprendre les processus en jeu, les collaborateurs de ce volume mettent en lumière l'interaction entre les deux disciplines tant au niveau épistémologique que théorique et méthodologique. S'intéressant à différents genres de textes dans des langues diverses (anglais, français, italien, allemand), prenant en compte les évolutions théoriques récentes ainsi que les développements technologiques de ces dernières décennies, cet ouvrage propose un éclairage diversifié sur la traduction en tant que contact des langues, approche déjà illustrée par la perspective contrastiviste développée en France par Jacqueline Guillemin-Flescher. A la fois mise en débat d'idées reçues et remise en perspective des problèmes qui se posent au théoricien, au comparatiste et au traducteur, il s'adresse à tous ceux que la réflexion sur la traduction, la traductologie et la linguistique intéresse.
Le volume n°12 rassemble plusieurs inédits du romancier Jean Giono, dont deux longs extraits jusqu'alors inconnus d'une version de Deux cavaliers de l'orage (1965). Les carnets de travail de l'écrivain font l'objet d'une autre publication inédite prolongeant pour l'année 1959 un témoignage sur l'activité de polygraphe de Giono. La partie critique du volume reprend les principales communications prononcées à l'occasion des "Rencontres Giono" de 2018 à Manosque, placées sous le signe des héroïnes gioniennes. C'est toute une galerie de portraits de femmes fortes (et d'âmes fortes) qui s'y trouve brossée, de Pénélope et Hélène de Troie à Ennemonde, en passant par Pauline de Théus, par les spécialistes de l'oeuvre de Giono. Un cahier iconographique en couleurs présente une "belle édition" de l'oeuvre de Giono, ici celle du Haut pays illustrée en 1965 par Pierre Ambrogiani. Une bibliographie actualisée de l' "année gionienne" 2018 clôture l'ouvrage.