Ce livre rassemble des articles que l'auteur a consacrés à la phénoménologie. Avec plusieurs autres textes publiés dans ses livres précédents, ils dessinent les linéaments d'une archéologie de la phénoménologie française. Si la phénoménologie a pu bouleverser la philosophie au vingtième siècle, c'est qu'elle est avant tout une méthode. Aussi, loin de se figer en un ensemble de thèses, s'est-elle développée dans une pluralité de directions et a-t-elle retourné vers, et parfois contre elle-même, sa réflexion critique. Les pensées analysées en témoignent, la phénoménologie française est en dialogue ouvert avec les grands systèmes philosophiques, mais aussi avec d'autres disciplines, parmi lesquelles prévalent peut-être l'esthétique et l'anthropologie. Aussi l'auteur s'est-il toujours, ici comme ailleurs, interdit de la refermer sur elle-même. La réception de l'héritage phénoménologique a été particulièrement féconde en France, où dans la brèche ouverte par Levinas, se sont déployées des pensées majeures telles que celles de Sartre et de Merleau-Ponty. Les essais réunis dans ce livre se présentent comme autant de lectures qui dégagent quelques-uns des moments qui ont prolongé ces grandes pensées : de Ricoeur et Thao à Derrida, de Dufrenne à Lyotard, de Granel à Janicaud. L'ouvrage laisse apparaître que les entreprises les plus audacieusement critiques à l'égard de la phénoménologie restent elles-mêmes, à des degrés divers, solidaires de l'héritage qu'elles ont reçu en partage.
Nombre de pages
142
Date de parution
20/06/2017
Poids
300g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782875621290
Auteur
Giovannangeli Daniel
Editeur
PULG
Largeur
160
Date de parution
20170620
Nombre de pages
142,00 €
Disponibilité
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Descartes, Spinoza, Leibniz, Baumgarten, Kant, Hegel, Bergson, Husserl, Heidegger, Sartre, Merleau-Ponty sont interrogés sur certains points de leur pensée, confrontés entre eux ou rapportés au plus aigu de la philosophie contemporaine et notamment à Foucault, Deleuze ou Derrida.
Ce livre reprend l'essentiel des leçons faites par l'auteur, en 2002, à l'Université libre de Bruxelles, dans le cadre de la chaire Francqui. Prenant acte de la thèse selon laquelle la priorité de l'infini sur le fini nous est devenue étrangère, il interroge la philosophie moderne, de Descartes jusqu'à l'ontologie phénoménologique. Articulant la finitude et la représentation, il discerne trois moments : L'âge de la représentation et de l'infini positif. L'âge de la représentation conjuguée à la finitude sensible. L'âge de la finitude délivrée de la représentation. L'hypothèse qui sert de fil conducteur à ces leçons revient à marquer l'écart qui sépare le point de vue de la critique de la connaissance, y compris sous sa figure phénoménologique, du point de vue de l'ontologie. Corrélativement à ce fini dans l'infini qu'est la connaissance du point de vue de la critique, il paraît nécessaire de penser un infini dans le fini. La critique de la connaissance oppose l'infini au fini comme le penser au connaître, comme les produits illusoires de la subjectivité à la représentation fondée intuitivement. La tâche de l'ontologie serait alors, à l'inverse, de penser l'opposition de l'infini et du fini en tant qu'elle recoupe celle de la chose et de ses représentations.
De la facticité du monde, de son "jaillissement immotivé" , écrivait Merleau-Ponty, "je ne puis jamais rendre entièrement raison" . Comment s'ouvrir à la diversité et à la complexité des épreuves que nous faisons de notre finitude ? Le désir d'accueillir la pluralité des figures de la finitude anime ici une pratique de l'histoire de la philosophie qui, méthodiquement, met en tension des philosophes dont la réflexion s'inscrit, à des degrés divers, dans l'horizon ou à la limite de la phénoménologie. Comme autant de révélateurs du polymorphisme originaire de l'expérience, Husserl lu par Yvonne Picard et Jacques Derrida, Sartre et Merleau-Ponty, Ricoeur, Henry et Lyotard, sont confrontés autour de la temporalité, de l'inconscient et de l'imaginaire, et, dans le souci de conserver vivantes leurs oppositions, ils sont réciproquement éclairés autant par leurs différences que par leurs convergences.
Des dictionnaires de mots-valises, il en existe déjà. Le procédé, peu connu par son nom, est exploité dans les domaines les plus divers, pour son humour ou son efficacité. Le présent ouvrage offre en ouverture une série de réflexions sur le concept avant d'en explorer un maximum de possibilités.
Avec J.-P. Coutard, D. Cliquet propose ici un volume consacré aux environnements des occupations humaines pléistocènes en Normandie et à leur chronologie. À l'échelle régionale, les données contextuelles sont rassemblées, par disciplines, pour offrir un vaste panorama, non pas des occupations humaines elles-mêmes et des matériaux archéologiques qui leur sont associés ? nul article consacré au débitage et à l'outillage en silex ici, ni à la grande faune chassée ? mais de leurs environnements. L'ouvrage s'ouvre sur l'historique de la recherche en Préhistoire dans la région, il se clôt sur une synthèse consacrée aux hommes et à leurs milieux (au pluriel), entre les deux, une série de contributions donnent l'état de la connaissance des reliefs, roches, végétaux, micro-organismes, etc. C'est donc tout le cadre de vie des hommes durant le Pléistocène qui est reconstitué ici, pour la Normandie, résultat des travaux entrepris par les auteurs et leurs prédécesseurs depuis plusieurs décennies.