Finitude et représentation. / Six leçons sur l'apparaître, De Descartes à l'ontologie phénoménologiq
Giovannangeli Daniel
OUSIA
12,20 €
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EAN :9782870601013
Ce livre reprend l'essentiel des leçons faites par l'auteur, en 2002, à l'Université libre de Bruxelles, dans le cadre de la chaire Francqui. Prenant acte de la thèse selon laquelle la priorité de l'infini sur le fini nous est devenue étrangère, il interroge la philosophie moderne, de Descartes jusqu'à l'ontologie phénoménologique. Articulant la finitude et la représentation, il discerne trois moments : L'âge de la représentation et de l'infini positif. L'âge de la représentation conjuguée à la finitude sensible. L'âge de la finitude délivrée de la représentation. L'hypothèse qui sert de fil conducteur à ces leçons revient à marquer l'écart qui sépare le point de vue de la critique de la connaissance, y compris sous sa figure phénoménologique, du point de vue de l'ontologie. Corrélativement à ce fini dans l'infini qu'est la connaissance du point de vue de la critique, il paraît nécessaire de penser un infini dans le fini. La critique de la connaissance oppose l'infini au fini comme le penser au connaître, comme les produits illusoires de la subjectivité à la représentation fondée intuitivement. La tâche de l'ontologie serait alors, à l'inverse, de penser l'opposition de l'infini et du fini en tant qu'elle recoupe celle de la chose et de ses représentations.
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Nombre de pages
119
Date de parution
24/10/2005
Poids
300g
Largeur
205mm
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EAN
9782870601013
Titre
Finitude et représentation. / Six leçons sur l'apparaître, De Descartes à l'ontologie phénoménologiq
ISBN
2870601018
Auteur
Giovannangeli Daniel
Editeur
OUSIA
Largeur
205
Poids
300
Date de parution
20051024
Nombre de pages
119,00 €
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Descartes, Spinoza, Leibniz, Baumgarten, Kant, Hegel, Bergson, Husserl, Heidegger, Sartre, Merleau-Ponty sont interrogés sur certains points de leur pensée, confrontés entre eux ou rapportés au plus aigu de la philosophie contemporaine et notamment à Foucault, Deleuze ou Derrida.
De la facticité du monde, de son "jaillissement immotivé" , écrivait Merleau-Ponty, "je ne puis jamais rendre entièrement raison" . Comment s'ouvrir à la diversité et à la complexité des épreuves que nous faisons de notre finitude ? Le désir d'accueillir la pluralité des figures de la finitude anime ici une pratique de l'histoire de la philosophie qui, méthodiquement, met en tension des philosophes dont la réflexion s'inscrit, à des degrés divers, dans l'horizon ou à la limite de la phénoménologie. Comme autant de révélateurs du polymorphisme originaire de l'expérience, Husserl lu par Yvonne Picard et Jacques Derrida, Sartre et Merleau-Ponty, Ricoeur, Henry et Lyotard, sont confrontés autour de la temporalité, de l'inconscient et de l'imaginaire, et, dans le souci de conserver vivantes leurs oppositions, ils sont réciproquement éclairés autant par leurs différences que par leurs convergences.
Résumé : Ce livre rassemble des articles que l'auteur a consacrés à la phénoménologie. Avec plusieurs autres textes publiés dans ses livres précédents, ils dessinent les linéaments d'une archéologie de la phénoménologie française. Si la phénoménologie a pu bouleverser la philosophie au vingtième siècle, c'est qu'elle est avant tout une méthode. Aussi, loin de se figer en un ensemble de thèses, s'est-elle développée dans une pluralité de directions et a-t-elle retourné vers, et parfois contre elle-même, sa réflexion critique. Les pensées analysées en témoignent, la phénoménologie française est en dialogue ouvert avec les grands systèmes philosophiques, mais aussi avec d'autres disciplines, parmi lesquelles prévalent peut-être l'esthétique et l'anthropologie. Aussi l'auteur s'est-il toujours, ici comme ailleurs, interdit de la refermer sur elle-même. La réception de l'héritage phénoménologique a été particulièrement féconde en France, où dans la brèche ouverte par Levinas, se sont déployées des pensées majeures telles que celles de Sartre et de Merleau-Ponty. Les essais réunis dans ce livre se présentent comme autant de lectures qui dégagent quelques-uns des moments qui ont prolongé ces grandes pensées : de Ricoeur et Thao à Derrida, de Dufrenne à Lyotard, de Granel à Janicaud. L'ouvrage laisse apparaître que les entreprises les plus audacieusement critiques à l'égard de la phénoménologie restent elles-mêmes, à des degrés divers, solidaires de l'héritage qu'elles ont reçu en partage.
Tant les historiens que les philosophes ont négligé dans leurs travaux la contribution de la franc-maçonnerie dans le développement de la modernité, en occultant le fait que parmi les acteurs illustres de l'histoire politique et culturelle, nombreux furent francs-maçons. Ce manque est dû aussi aux francs-maçons eux-mêmes qui interprétèrent la naissance de la franc-maçonnerie spéculative par la transformation de la maçonnerie opérative. Or, cette approche linéaire fut ébranlée dans les années 1960 notamment avec la prise en compte du contexte politico-religieux des conflits en Europe. L'auteur prolonge et approfondit cette perspective ; en utilisant les critères et les thèmes de la théorie de la complexité qui fut l'objet de son dernier livre. Il montre ainsi que la naissance de la franc-maçonnerie spéculative ne date pas de 1717, ni même de 1688 avec l'exil de Jacques II en France après la Glorieuse Révolution, mais a débuté dès 1603 lorsque Jacques I, initié maçon, est devenu roi d'Ecosse et d'Angleterre dans un contexte de promotion de la littérature, des arts, de l'architecture et des sciences qui inaugurait les Lumières anglo-écossaises. Dans un esprit de pacification, le roi s'accorda à l'idée qu'il fallait dépasser les conflits en excédant les habitudes passées au profit de nouvelles attitudes morales, animées par le rapprochement de personnes ayant des opinions et des croyances différentes. L'amorce de la franc-maçonnerie spéculative s'exprima par une méthode de travail, accompagnée de rites et de divertissements, origine des rituels et des banquets maçonniques. Inspirée par la figure de Salomon, symbole de justice, et l'édification du Temple de l'humanité, symbolisé par des métiers de construction, cette méthode, fondée sur l'initiation et le secret, s'écartait de la pratique des sacrements et de la liturgie ecclésiastiques. Elle eut des destinées variées à cause de la réalité géo-politique et religieuse troublée en Europe et en Amérique qui ont certes favorisé son expansion par d'innombrables bifurcations en multipliant les légendes, les obédiences et les rituels, mais qui ont aussi alimenté un antimaçonnisme permanent à partir de 1738. C'est cette complexité contextuelle que ce livre s'efforce d'élucider au point de vue historique et philosophique, pour faire voir, en référence aux Constitutions d'Anderson (1723), que l'idéal maçonnique comme "Centre d'Union" pour dépasser les différends se heurta et se heurte encore à la perpétuation des anciennes habitudes conflictuelles, en dépit de la contribution des francs-maçons à la liberté, à l'égalité, à la tolérance, aux valeurs de progrès et de philanthropie.