Etienne Gilson se propose de définir les attitudes successives de Dante à l'égard de la philosophie : quelle nature lui assignait-il, quelle fonction lui attribuait-il, quelle place lui octroyait-il. Il ne s'agit en l'occurrence pas d'examiner la philosophie que Dante a formulé, mais bien au contraire, partant de l'analyse de ses textes, de tenter d'en dégager les manières dont il envisageait et usait de la philosophie. D'une certaine manière, l'on ne s'interroge pas sur les pensées philosophiques mais sur la pratique philosophique. D'une rencontre d'enfance avec Béatrice, Dante en fit l'un des plus grands portraits de la femme au Moyen Age, et trouva dans la philosophie, allégoriquement nommée "la noble dame", la consolation à la perte de Béatrice. Entre la Vila Nuova et la Divine Comédie, Gilson nous offre ici une image particulièrement originale du lettré italien en nous montrant comment Dante, autant poète que théologien, élabora une pratique philosophique qui relève d'abord de son oeuvre poétique. Comprendre le personnage de Béatrice est donc pour Gilson la clé de la compréhension de la philosophie même de Dante, celle qui fait jouer et se répondre poésie et théologie, celle qui permet d'appréhender sous chacun de ces deux aspects l'originalité du penseur italien : la philosophie se doit d'être morale et pratique si tant est qu'elle veuille mener les hommes à l'état de bonheur.
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Date de parution
07/10/2002
Poids
660g
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EAN
9782711602797
Titre
DANTE ET LA PHILOSOPHIE
ISBN
2711602796
Auteur
GILSON
Editeur
VRIN
Largeur
0
Poids
660
Date de parution
20021007
Nombre de pages
0,00 €
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L'objet de cet essai n'est pas de faire de la finalité une notion scientifique, ce qu'elle n'est pas, mais de faire voir qu'elle est une inévitabilité philosophique et, pour cela même, une constante de la biophilosophie, ou philosophie de la vie. Il ne s'agira donc pas de théologie; s'il y a de la finalité dans la nature, le théologien a droit de s'appuyer sur ce fait pour en tirer les conséquences qui, à ses yeux, en découlent touchant l'existence de Dieu, mais l'existence de la finalité dans l'univers sera l'objet d'une réflexion philosophique propre, qui n'aura aucun autre but que d'en confirmer ou infirmer la réalité. Le présent ouvrage ne parlera pas d'autre chose: la raison interprétant l'expérience sensible conclut-elle ou non qu'il existe de la finalité dans la nature? Il n'est pas certain que toute vérité touchant la nature soit scientifiquement démontrable; il ne l'est pas non plus que la raison n'ait rien à dire de valide sur ce que l'expérience suggère sans pouvoir le démontrer. Ainsi entendue, l'existence de la finalité naturelle semble être une de ce constantes philosophiques dont on ne peut que constater, dans l'histoire, l'inépuisable vitalité."
Lors de la commémoration du septième centenaire de l'anniversaire de la naissance de Dante Alighieri (1265-1321), Etienne Gilson qui avait publié dans les années quarante un ouvrage rapidement devenu un classique sur la pensée de Dante (Dante et la philosophie), a repris la plume pour rendre hommage au grand poète et penseur italien. Dans ce volume sont publiés les neuf articles qui abordent certains des thèmes fondamentaux de la réfléxion de Dante comme la nature du ciel Empyrée, le rapport entre poésie et théologie ou encore la signification de la "vision merveilleuse" . Le volume s'ouvre avec une belle introduction à la pensée de Dante et se termine par une méditation sur Dante et Eugène Delacroix.
Afin de se prémunir contre le risque de devenir un jour savant, tout jeune chercheur devrait, à titre d'antidote, avoir lu ce classique de Gaston Bachelard. L'originalité de l'ouvrage consiste non seulement à dégager les conditions psychologiques propices à la formation de l'esprit scientifique mais aussi à mettre au jour celles de son dépérissement. Ainsi, la connaissance scientifique s'institue en s'opposant à la connaissance vulgaire, issue de l'expérience commune. Cependant, elle se corrompt et se stérilise dès lors qu'elle prétend fournir des réponses définitives. L'attachement à ses propres certitudes, qu'elles soient d'ordre sensible ou scientifique, contrarie les progrès de la recherche. La science tout autant que l'opinion constituent ainsi ce que Bachelard appelle un obstacle épistémologique. Toute découverte suppose donc la capacité de résister à "cette tendance conservatrice de l'esprit humain" qui le porte à ramener l'inconnu au connu, par une sorte de goût inné pour la cohérence. L'épistémologie à portée des débutants. --Paul Klein
Rien que dans ce petit coin du monde, il y a quatre principes, la raison, l'instinct, la génération, la végétation, qui sont semblables les uns aux autres et sont les causes d'effets semblables. Combien d'autres principes ne pourrions-nous pas naturellement supposer dans l'immense étendue et l'immense variété de l'univers, si nous étions capables de voyager de planète en planète et de système en système, afin d'examiner chaque partie de ce vaste agencement? L'un quelconque des quatre principes mentionnés ci-dessus (et de cent autres qui s'offrent à notre conjecture) peut nous fournir une théorie par laquelle juger de l'origine du monde; et c'est une preuve palpable et insigne de partialité que limiter entièrement notre vue au principe par lequel nos propres esprits opèrent. Si ce principe était plus intelligible pour cela, une telle partialité pourrait dans une certaine mesure s'excuser; mais la raison, dans son agencement et sa structure interne, nous est en réalité aussi peu connue que l'instinct ou la végétation".
Quand on a pris les soins nécessaires pour conserver au corps sa force et sa vigueur, pour le mettre en état d'obéir aux ordres de l'âme elle-même, afin que en toute occasion, elle ne donne son consentement qu'à ce qui est conforme à la dignité et à l'excellence d'une créature raisonnable"
Résumé : Les religions ont une histoire, qui n'est pas celle de la Bible. Elles trouvent leur origine dans les passions des hommes. De là, on conclut aisément qu'en matière de religion le culte importe plus que le dogme, que le polythéisme précéda le théisme qui en dériva, et que les maux générés par celui-ci sont pires que ceux causés par celui-là. La question d'une " pure " religion reste en suspens, sachant qu'aucune religion révélée ne peut invoquer en sa faveur un témoignage assez fort ni aucune religion philosophique se reposer sur une démonstration qui soit certaine.