La récriture : formes, enjeux, valeurs autour du Nouveau Roman
Gignoux Anne-Claire
SUP
33,00 €
Épuisé
EAN :9782840502609
Comment, alors que lors des dernières décennies les études intertextuelles se sont multipliées, parfois dans des directions très différentes, définir la récriture ? Réalisation d'un nouveau texte à partir d'un texte ou fragment préexistant, au travers de récritures concrètes, matériellement repérables, elle se définit comme un type tout à fait particulier de relation intertextuelle. La stylistique, en tant qu'elle permet de décrire matériellement les conditions formelles de la littérarité, les constituants langagiers significatifs pour les récepteurs, nous est apparue comme la meilleure approche possible. La récriture se rencontre dans toute la littérature, notamment dans celle de la modernité, depuis Joyce jusque Borgès ; mais elle s'épanouit particulièrement dans le Nouveau Roman, et s'enrichit de la diversité de ses auteurs. Au travers de l'analyse de nombreux romans de Michel Butor, Marguerite Duras, Robert Pinget et Claude Simon, et face à la défaillance de la plupart des critères de définition du groupe, le concept de récriture aide à fonder l'unité des nouveaux romanciers. Par-delà leur variété, les principes de la répétition-variation et du collage rassemblent tous ces écrivains en une même famille. L'importance des répétitions, des mises en abyme et des récritures garantit une même sensibilité, une même vision de l'écriture, une même recherche. Ainsi le Nouveau Roman peut-il se définir par cette esthétique de la récriture. La récriture repose en effet, on l'observe dans la première partie, sur un faisceau de répétitions formelles, inscrites dans le texte même. À travers l'étude de plusieurs nouveaux romans, on distingue trois grands types de récriture : récriture d'autrui, récriture de soi-même à l'intérieur d'un livre, récriture de soi-même mais appliquée à toute l'?uvre d'un auteur. La deuxième partie envisage la récriture sous l'angle d'une pragmatique, c'est-à-dire d'une analyse des effets produits sur le récepteur. On comprend alors comment la récriture fournit au Nouveau Roman un excellent outil de subversion des modèles d'écriture " traditionnels ". Ainsi est-elle un travail d'apposition, de juxtaposition, véritable travail dans le langage, propre à modifier et renouveler le texte originel, à le re-générer. Un de ses enjeux est d'inscrire la réflexion sur l'écriture et sur la lecture dans le texte même. Enfin, elle se révèle être un des constituants de la littérarité.
Nombre de pages
196
Date de parution
01/11/2003
Poids
375g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782840502609
Titre
La récriture : formes, enjeux, valeurs autour du Nouveau Roman
Auteur
Gignoux Anne-Claire
Editeur
SUP
Largeur
160
Poids
375
Date de parution
20031101
Nombre de pages
196,00 €
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Créé il y a une trentaine d'années, le concept d'intertextualité est actuellement utilisé dans divers domaines qui vont de la littérature comparée à la linguistique en passant par la stylistique ou la poétique. Cette multiplicité d'approches a donné naissance à un outil malaisé à manier pour l'étudiant qui se heurte à des définitions variées, voire contradictoires, et à un objet parfois insaisissable. Cette Initiation voudrait lui permettre d'appréhender l'intérêt du concept et de disposer d'un outil pratique pour l'étude des textes et de la langue. Pour ce faire, la première partie du livre. consacrée à l'histoire de l'intertextualité, expose les théories élaborées dans les trente dernières années autour du néologisme forgé en 1961, en respectant leur diversité et en soulignant les enjeux communs. Cette tentative de clarification met en évidence la richesse du concept mais invite à rester prudent sur l'usage que l'on peut en faire. Ces précautions étant prises, on peut envisager le champ de l'intertextualité au travers de ses pratiques les plus intéressantes et les plus fructueuses pour l'étude des textes littéraires, dans une visée pragmatique et stylistique. l'intertextualité se déploie en effet à tous les niveaux: à l'intérieur des textes, avec la citation, la référence, l'allusion, le pastiche, la parodie et la mise en abyme, mais aussi autour des textes, avec la génétique textuelle, le commentaire et la critique, l'architextualité ou rapport du texte au genre et l'intersémiotique des arts. La dernière partie porte sur un concept plus restreint, celui de récriture, qui par ses caractéristiques relève de l'intertextualité sans en être un synonyme; elle dresse une typologie des différents types de récritures.
L'élision Quoique ou quoi que ? Quel... que, quelque... que Le "que" vicariant L'élision : "de" + voyelle Les participes passés devenus prépositions "Beaucoup" et "très" Adverbes Même Chaque, chacun Aucun, nul Quelque, quelques Tout, tous La négation avec les indéfinis Les numéraux "Notre" ou "nôtre" ? Le déterminant possessif L'ambiguïté référentielle du possessif Ce, cet, cette Le pronom adverbial y "Celui-ci" , "ce dernier" "Il pense à lui" ou "il pense à soi" ? Quel/qu'elle Qui/qu'il Qui/qu'il pour les verbes impersonnels Lequel, duquel, auquel Ca, çà ou cela ? L'accord du verbe avec son sujet L'accord de pronoms personnels coordonnés L'accord de deux sujets coordonnés par "ou" L'accord avec un collectif de noms L'accord des mots composés "Avoir l'air" + adjectif Le pluriel des mots d'origine étrangère Tous les lundis matin(s) Les adjectifs de couleur Le féminin des adjectifs L'accord distributif de l'épithète L'accord de "demi" Tel, tel que La majuscule dans les noms de peuples Les adjectifs verbaux et les participes présents Variation du radical du verbe La deuxième personne de l'impératif Les terminaisons de la troisième personne du singulier au présent de l'indicatif Les terminaisons de la troisième personne du singulier au passé simple Les terminaisons de la première personne du singulier au passé simple Les terminaisons du participe passé "à manger" ou "a mangé" ? L'accord du participe passé L'accord du participe passé pour les verbes pronominaux.
La stylistique applique à l'étude de la littérature des outils d'investigation linguistiques. La diversité de ces outils, issus des différentes sciences du langage, est au service d'une pratique, celle du commentaire de texte, dans laquelle la discipline révèle à la fois son ambition et son fondement: cerner cet objet mystérieux qu'est la littérarité des textes, en étudiant le matériau verbal, les procédés de style, les composantes formelles de l'oeuvre littéraire. Le commentaire stylistique est donc un exercice exigeant auquel sont confrontés tous les étudiants en Lettres tout au long de leur parcours universitaire, et notamment aux concours du CAPES et de l'agrégation. Cet ouvrage leur est destiné, ainsi qu'aux enseignants et à tous ceux que l'analyse minutieuse des textes intéresse. L'ouvrage comprend dix commentaires stylistiques. Les textes les plus récents, paradoxalement, ne sont pas les plus faciles à traiter : un choix a été fait parmi des textes d'auteurs majeurs des XIXe et XXe siècles; l'accent a été mis sur le roman, genre qui règne en maître sur cette époque, mais les autres grands genres sont également représentés. Un glossaire en fin d'ouvrage permet de retrouver les définitions des outils stylistiques.
La stylistique a vu le jour au début du XXe siècle sous l'impulsion de C. Bally. Cette science qu'il a envisagée embrasse, aujourd'hui, les domaines que balisent les sciences du langage. De ce fait, la stylistique entretient des rapports avec les sciences du texte, au nombre desquelles figure l'analyse du discours littéraire. Elle s'est développée, au cours des années 1990, dans le giron de l'analyse du discours, des théories de l'énonciation et de la pragmatique des textes. Pour révéler la significativité des textes, l'analyse du discours littéraire s'appuie sur les présupposés, les enjeux culturels, génériques et idéologiques. A travers ces concepts opérationnels, dans l'exploitation des textes littéraires, elle renouvèle, en profondeur, l'analyse stylistique, bien au-delà des paradigmes du structuralisme. Dans cette perspective, le dialogue entre stylistique et analyse du discours littéraire concourt à une pragmatique des textes poétiques africains. L'étude montre qu'en plus des effets connotatifs et esthétiques, ce dialogue révèle les enjeux culturels, politiques et idéologiques qui sous-tendent les créations poétiques africaines.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Ce livre est une monographie du Journal de Salonique, publié dans la ville, alors ottomane, dont il porte le nom, entre 1895 et 1911. Il cherche à mettre en lumière, au sein de la presse juive de l'époque, la spécificité de ce périodique sépharade en langue française publié par et pour l'élite bourgeoise et commerçante de la ville, ainsi que son rôle dans la société salonicienne alors en pleine transformation. Le contexte de cette publication est en effet marqué par la modernisation de la société juive ottomane, mais aussi par les transformations politiques de l'Empire dans lequel elle s'inscrit. Face aux défis que représentent l'occidentalisation, le développement du sionisme et la montée des nationalismes dans les Balkans, le journal se fait à la fois miroir et acteur de la communauté en difficulté, proposant une redéfinition de l'identité juive, ottomane et salonicienne. Cette étude analyse le contenu du journal pendant ses quinze années de publication. Elle met en lumière les intentions de ses dirigeants, qui en font un outil de modernisation, les représentations de la société véhiculées par les rubriques " mineures " du périodique (chroniques mondaines, feuilletons, publicités) ainsi que la position ottomaniste et antisioniste des rédacteurs au sujet de l'avenir de leur communauté.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.