Le Verbe dans l'histoire. La philosophie de l'historicité du P.G. Fessard
Giao Nguyen-Hong
BEAUCHESNE
63,00 €
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EAN :9782701002361
Depuis près de quarante ans, en affrontant les problèmes majeurs qui se sont posés dans l'avant-guerre, puis sous l'occupation et dans la Résistance, enfin après la Libération, le P. Fessard a peu à peu élaboré une philosophie de la société et de l'histoire, ou plus précisément de l'historicité, que le P. Nguyen Hong Giao a entrepris d'exposer et de critiquer. Entreprise difficile, parce qu'en dehors d'ouvrages aussi importants que Pax Nostra (1936), le Dialogue Catholique-communiste est-il possible ? (1936), La Dialectique des Exercices spirituels de saint Ignace de Loyola (1956 et 1966), De l'Actualité historique (1960), son oeuvre à la fois philosophique et théologique est dispersée en de nombreux articles ou brochures qui plus d'une fois marquent des prises de position sur un terrain politique ou spécifiquement religieux : par exemple, contre le Nazisme - France, prends garde de perdre ton âme (premier cahier clandestin de Témoignage Chrétien, nov. 1941) ; puis, contre le Communisme France, prends garde de perdre ta liberté (oct. 1945) ; enfin, contre le progressisme - Progressisme chrétien et Apostolat ouvrier (1960). Dans une importante préface, le professeur Jean LADRIERE précise ainsi les mérites de la thèse du P. Giao, dont il fut le directeur : Si elle s'organise autour du thème de l'historicité, l'oeuvre du P. Fessanl n'en est pas moins une oeuvre très complexe dans laquelle s'entrecroisent de très nombreux fils, où la réflexion sur l'histoire se trouve liée à une méditation sur le langage et le symbole, à une interprétation existentielle de la dialectique, à des prises de position à l'égard de certaines formes de pensée et de certains mouvements historiques... C'est l'immense mérite du P. Giao d'avoir tenté une interprétation synthétisante de l'ensemble de cette oeuvre et d'avoir mis en évidence certains des problèmes les plus importants qu'elle soulève. En en dégageant les aspects les plus décisifs et en faisant voir leur portée avec la plus grande clarté, il a contribué à préciser certaines des questions qui sont au centre des interrogations actuelles. Dans la problématique de l'actualité historique se trouve en effet contenue celle des rapports de l'Eglise et du monde, de l'histoire surnaturelle et de l'histoire profane, de l'engagement chrétien, de la signification de la foi pour une humanité devenue consciente de son destin collectif, bref de la condition historique du christianisme aujourd'hui.
Nombre de pages
428
Date de parution
01/04/1974
Poids
544g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782701002361
Titre
Le Verbe dans l'histoire. La philosophie de l'historicité du P.G. Fessard
Auteur
Giao Nguyen-Hong
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
135
Poids
544
Date de parution
19740401
Nombre de pages
428,00 €
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Viet Nam, deuxième moitié du XXe siècle. Dès son enfance, Nguyen Huu Giao, de famille royale, bouddhiste fervent et patriote convaincu, découvre la guerre, ses horreurs, son absurdité. Etudiant à Saigon, puis à Hué, il quitte la "dolce vita", se révolte et s'engage en 1966. Son combat solitaire le conduira dans les geôles des nationalistes, puis des communistes. Sa spiritualité lui permettra de surmonter les souffrances subies au cours de ses douze années de "rééducation". Libéré, il s'expatrie et poursuit, en France, sa carrière d'avocat et sa lutte en faveur des droits de l'homme. La sobriété de son récit illustre la maîtrise extraordinaire de son mental. Ardent est son désir de sortir du cercle de la réincarnation et de rejoindre le Nirvana. Ce livre est à la fois un témoignage poignant et une leçon de la plus haute sagesse. La personnalité rayonnante de Giao transcende les clivages religieux et culturels, elle peut servir de modèle à un Occidental autant qu'à un Asiatique. On n'est plus tout à fait le même après cette lecture.
La collection 50 Dossiers, dirigée par Baptiste Coustet, s'est imposée depuis plusieurs années comme base de dossiers de référence aux nombreux candidats des Epreuves Classantes Nationales. En conformité avec les exigences officielles, elle couvre l'ensemble du programme de chaque spécialité. Renouvelée et adaptée à l'évolution des cas cliniques aux ECN, la collection propose dans chaque ouvrage 50 dossiers, pédagogiques puis progressivement étoffés et transversaux, privilégiant les sujets "tombables". Les corrigés mettent en évidence les éléments cruciaux sous forme de mots-clés et les omissions éliminatoires grâce à des grilles de réponses détaillées ; ils sont notés sur 100 points pour permettre à chacun de s'autoévaluer ; les grands classiques ou dossiers typiques, à connaître parfaitement, sont identifiés en fin d'ouvrage. Elle propose aussi des outils pour assimiler les bons réflexes : une aide à la lecture des énoncés avec les encadrés "Première lecture et réflexes", les "Conseils du conférencier" - abordant les difficultés récurrentes, les points essentiels, les notions à retenir -, et le lien systématique aux "Recommandations et conférences de consensus".
Dans l'Eglise du Moyen Age central, l'inspiration charismatique n'est pas antinomique de la bureaucratisation : elle en est la condition nécessaire. C'est ce que montre cette étude des mobilisations ecclésiologiques de la référence à l'Esprit. Loin d'oublier l'Esprit dans la routine d'une bureaucratie sans âme, les agents de l'institution de l'appareil ecclésial sont les premiers à y faire référence pour opérer, à partir du milieu du XIe siècle, une centralisation pontificale des différentes tendances réformatrices. La monopolisation pontificale de la référence légitime à l'Esprit permet à la fois d'affirmer l'autonomie - la théonomie - de l'appareil ecclésial et d'en suspendre les règles ordinaires. L'appropriation de ce discours ecclésiologique par les chroniqueurs et réformateurs du XIIe siècle va conduire à une nouvelle perception de l'histoire, fondée sur l'idée d'un progrès inspiré et mené par des hommes spirituels. Moines charismatiques et administrateurs peuvent ainsi s'associer autour du fragile malentendu d'une institution spirituelle. Lorsque celui-ci se délite, les discours prophétiques en font l'aune à laquelle juger le présent ou un projet d'avenir. Au cours des XIIIe et XIVe siècles, ce modèle d'une bureaucratie charismatique se dissocie en conceptions antagonistes de la référence à l'Esprit : un usage intégré dans les rouages de l'administration, qui n'apparaît explicitement que dans les périodes de crise, et une référence de plus en plus eschatologique visant à condamner tous ceux qui persécutent les "spirituels".
Scolastique : dérisoire ou sérieuse ? Savante ou bornée ? Ratiocination ou perfection rationnelle de l'investigation universelle ? Virtuosité intellectuelle ou figement formel ? Peu de mots, assurément, résonnent de manière aussi contradictoire dans notre chambre cognitive. Faut-il s'en étonner ? La scolastique, avec le Sic et non d'Abélard au XIIe siècle, se construit sur l'exploration inextinguible de la contradiction. Elle progresse vers la vérité grâce au kaléidoscope des possibles logiques. En son âge d'or, du XIIIe au XVe siècle, auxquels est consacré ce volume, elle ne structure pas seulement la pensée des intellectuels. Imprimant sa forme et ses processus heuristiques à la littérature - latine ou romane - qu'elle érige en son extension, elle trouve en celle-ci non seulement un réceptacle et un lieu de diffusion, mais un révélateur. Codifiée mais libre comme une forme fixe, elle est littérature à part entière, partageant avec elle les ambitions et les modalités protéiformes d'une architectonique savante dévouée à l'éveil de l'esprit. Les vingt-quatre contributions ici réunies sondent la manière dont la littérature médiévale, tirant partie de sa propre diversité, sérieuse, comique, savante, ambiguë ou critique, s'est emparée de la scolastique pour faire d'un phénomène social qui aurait pu devenir un puissant outil de contrôle, un formidable moteur d'émancipation individuelle.
Une exclamation d'Origène (empruntée à Jérémie) : Tu m'as trompé, Seigneur ! Une autre de saint Anselme : Seigneur, je cherche ton visage ! L'une et l'autre nous a paru valoir d'être scrutée, comme introduisant à une demarche de pensée qui caractérise chacun de ces deux grands esprits, et plus encore au mouvement foncier de leur âme. Deux exemples, propres à faire voir, à travers les différences de deux époques aussi bien que de deux individualités, une parenté plus essentielle. Et nous encore, "nous sommes de leur race" . Tous ceux que nourrit de sa substance indéfiniment féconde une même grande tradition, sont frères. Pour compléter ce sentiment de l'unité dans un incessant pluralisme, nous avons cru pouvoir proposer un troisième exemple, pris à notre siècle même, celui du débat qui fut institué, au cours des années trente, sur les rapports de la foi chrétienne, et de la philosophie. Le lecteur verra de lui-même, sans qu'il soit besoin d'instituer parallèles ou contrastes, combien les questions qui agitaient ce débat sont encore aujourd'hui les nôtres.
En octobre 1703, Claude Poullart des Places, un jeune Rennais, arrive à Paris sans autre intention que de faire sa théologie au collège Louis le Grand. Un an plus tard, simple tonsuré, il fonde un séminaire pour les pauvres écoliers, ces aspirants au sacerdoce dont la misère, par ses conséquences, est la plaie majeure de l'Eglise de France. Il assure à ses élèves une longue et solide formation théologique et sait leur communiquer sa mystique de pauvreté et sa hantise des âmes abandonnées. Il meurt en 1709, prêtre depuis moins de deux ans. Il laisse soixante-dix séminaristes et une petite équipe de directeurs, noyau de cette congrégation du Saint-Esprit qui compte aujourd'hui 4 000 religieux. La Compagnie de Marie de son ami Grignion de Montfort ne voit le jour et ne survit jusqu'à la Révolution que grâce à son affiliation à la congrégation du Saint-Esprit ; pendant près d'un siècle et demi, ses membres se font appeler Prêtres missionnaires du Saint-Esprit. Quant aux Filles du Saint-Esprit, la plus florissante des congrégations bretonnes, elle doit son existence à l'un des premiers disciples de Poullart des Places qui leur forma un règlement sur le modèle de celui qui s'observait au Séminaire du Saint-Esprit. Poullart des Places est le plus jeune fondateur d'ordre et aussi celui qui disposa du délai le plus court pour consolider son oeuvre. Son histoire était une énigme que, grâce aux archives de l' Aa, une congrégation secrète de piété, Joseph Michel réussit à élucider. La cause de canonisation de Poullart des Places a été introduite en 1989.