Tu dois aimer la France. Une histoire culturelle du récit national au XIXe siècle
Geslot Jean-Charles
GAUSSEN
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EAN :9782356982803
A la fin du xixe ? siècle, les écoliers pouvaient lire cette injonction sur la couverture de leur manuel d'histoire, le fameux " petit Lavisse " : "? Tu dois aimer la France... ? ". Connaître l'histoire de son pays, c'était apprendre à en être fier et à l'aimer. Comment ce lieu-commun a-t-il pu si solidement s'imposer ? C'est ce que la vaste enquête d'histoire culturelle présentée ici se propose d'éclairer. Phénomène éditorial de grande ampleur, les livres d'Histoires de France ont constitué au xixe siècle, un marché en constante croissance, fortement concurrentiel et impliquant des acteurs aux profils les plus variés. Jean-Charles Geslot a étudié les près de 800 Histoires de France - oeuvres monumentales (comme celles de Michelet), abrégés, manuels scolaires, essais politiques, simples chronologie... - parues entre 1800 et 1880. Qui les écrit ?? Qui les fabrique ?? Qui les vend ?? Qui les lit ?? Entre marketing et idéologie, comment se construit et se diffuse le discours patriotique ?? L'enquête, qui nous transporte du cabinet de travail des historiens à l'étal des libraires en passant par les bibliothèques publiques ou privées et les pupitres des salles de classes, propose des réponses tout en offrant de quoi nourrir les débats contemporains sur notre propre rapport à notre " roman national ". Jean-Charles Geslot est historien, maître de conférences à l'Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. Spécialiste d'histoire culturelle, il travaille sur l'histoire du livre, de la lecture et de la discipline historique. Il a publié notamment Histoire d'un livre. L'Histoire de France de Victor Duruy (CNRS Ed. , 2022)
Nombre de pages
120
Date de parution
15/10/2026
Poids
610g
Largeur
140mm
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EAN
9782356982803
ISBN
2356982809
Auteur
Geslot Jean-Charles
Editeur
GAUSSEN
Largeur
140
Date de parution
20261015
Nombre de pages
120,00 €
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De 1848, année de proclamation du suffrage universel, à l'Union sacrée de 1914, la deuxième moitié du XIXe siècle est marquée par l'installation et la consolidation du système démocratique. Au fil de trois régimes marqués par de nombreuses expériences politiques, et alors que se clôt l'ère des révolutions, le régime institutionnel de la France se stabilise. La République s'installe et se renforce, et avec elle les principes hérités de la Révolution, souveraineté populaire et séparation des pouvoirs. L'industrialisation qui prend vraiment son essor durant cette période modifie également en profondeur l'économie, la société et la culture françaises. La France entre progressivement dans l'ère de la production, de la consommation et de la culture de masse. Le chemin de fer, l'automobile, l'imprimé, l'école, l'électricité entrent dans le quotidien des Français. C'est le temps de la tour Eiffel, de Jules Verne, des colonisateurs, du tour de France, du cinématographe, autant de symboles d'une France en pleine recomposition.
Faire l'histoire d'un livre emblématique du XIXe ? siècle, de sa conception par son auteur à sa réception par le public, c'est ce à quoi s'attelle ici Jean-Charles Geslot, en dressant le tableau vivant d'un monde de l'édition en pleine mutation. Le livre en question est une Histoire de France : paru en 1858, il a connu un succès digne de Michelet ou de Lamartine, et été plusieurs fois réédité jusqu'à la Première Guerre mondiale. Son auteur, Victor Duruy, historien, ministre de l'Instruction publique, participe ainsi à la construction et à la diffusion du récit national, en profitant de l'essor de l'édition scolaire et de la vulgarisation historique. Dénouant, étape après étape, tous les fils de ce qui fait le livre, l'auteur mène l'enquête, dans les bureaux de l'historien et de l'éditeur comme dans les ateliers des fabricants d'encre et de papier ; il nous décrit à l'oeuvre chiffonniers et imprimeurs, brocheuses et relieurs, et nous fait entrer dans les librairies et les bibliothèques ; il va à la rencontre des lecteurs et des lectrices, écoliers et professeurs, citadins et paysannes, érudits et même bagnards, de Chartres à Nouméa, de New York à Saint-Pétersbourg, et nous plonge dans les débats de l'époque opposant critiques et journalistes sur leurs visions de la France. Proposant une synthèse originale, cet essai d'histoire culturelle nous plonge dans les modes d'élaboration et de circulation du livre et les pratiques de lecture du second XIXe ? siècle.
Le Traité de Maastricht de 1992 était porteur d'une ambition politique forte qui s'est notamment traduite par la création d'une citoyenneté de l'Union européenne. Ce nouveau statut permet à ceux qui possèdent la nationalité d'un Etat membre de voter et d'être candidats lors des élections municipales organisées dans leur Etat de résidence. En France, l'ouverture des élections municipales aux citoyens de l'Union a nécessité une autorisation constitutionnelle (art. 88-3). L'article 88-3 est une disposition constitutionnelle proprement originale qui inaugure un nouveau type de rapports entre l'ordre juridique national et le droit de la Communauté européenne. Il renvoie en effet, pour sa mise en oeuvre, à une norme communautaire dérivée que le législateur organique français était appelé à transposer en droit interne et se présente ainsi comme une forme possible d'aménagement des inflexions que l'approfondissement communautaire impose au principe de la souveraineté nationale. Il est en cela doublement significatif de la mutation que connaissent, d'une part l'ordre constitutionnel national en tant que technique d'agencement juridique et, d'autre part, les principes fondamentaux qui sont la substance de cet ordre. A cet égard, l'article 88-3 est généralement présenté comme une rupture ponctuelle et circonscrite du principe qui unit traditionnellement la citoyenneté à la nationalité. Or, s'il est indéniable que les citoyens de l'Union ne jouissent pas de l'ensemble des droits politiques dont bénéficient les citoyens français, cette analyse est éminemment réductrice. Il ressort de l'étude de cet article qu'il a pour effet de mettre en cause l'identité du titulaire de la souveraineté : le peuple de citoyens détenteur de la souveraineté n'est plus exclusivement composé de Français mais est ouvert aux ressortissants des Etats membres de l'Union. Si l'ampleur de la transformation du titulaire de la souveraineté doit être relativisée, sur le plan des principes et de la logique constitutionnelle, elle est en soi, un changement constitutionnel fondamental que l'on ne peut ignorer.
Depuis trois siècles, l'Académie de Marseille accompagne l'histoire de la cité. Fondée en 1726 par quelques esprits curieux, elle a traversé les époques et investi des lieux aussi divers que prestigieux : de l'Evêché à l'Arsenal, du couvent des Carmes au Préau des Accoules, de l'ancien monastère des Bernardines au Palais des Arts, jusqu'à son hôtel de la rue Thiers et une salle de séances à la bibliothèque de l'Alcazar. D'une adresse à l'autre, les lieux ont façonné la vie de l'Académie autant qu'ils témoignent des transformations urbaines, architecturales et sociales de Marseille. Cet ouvrage invite à franchir ces seuils et à explorer un patrimoine méconnu, à la découverte d'édifices parfois disparus ou transformés mais toujours chargés de mémoire. A l'occasion de son tricentenaire, l'Académie de Marseille dévoile aussi les noms et visages, les travaux et débats, qui ont inspiré toutes les générations de ses membres. Une aventure intellectuelle et humaine, intimement liée à l'histoire de la cité phocéenne.
Vingt ans après la fermeture des chantiers de La Seyne nous avions voulu donner la parole aux femmes de notre ville. En lien avec les chantiers par leur travail ou leur famille, nous les avions interrogées, avec le sentiment qu´il fallait conserver la mémoire d´un passé industriel qui s´effaçait sous nos yeux.Ces témoignages sont maintenant déposés aux archives départementales du Var.En les écoutant, nous avions été confrontées à des enregistrements qui disaient leur vie, leurs amours, leur travail, leurs grèves, leurs difficultés, leurs enfants, leur désir de progression, les obstacles de la langue, le dépaysement, la douleur de l´absence ou le plaisir de retrouver des camarades à la plage ou sur le marché
La mémoire de la grande peste de 1720 de Marseille reste vivace. Et pourtant, elle suscite encore bien des questions : savait-on soigner la peste à cette époque ? Comment Marseille a-t-elle été contaminée, malgré toutes les précautions prises ? Qu'est devenu le Grand-Saint-Antoine, le navire par qui le malheur est arrivé ? Y a-t-il eu faute et donc des coupables ? Quelles traces témoignant de cette terrible période peut-on encore voir dans la ville : bâtiments, statues, peintures, noms de rues, etc. ? Ce livre apporte des réponses à ces questions et à quelques autres, éclaire les zones d'ombre de l'un des drames les plus effroyables qu'ait connus la plus ancienne cité de France... et nous aide à nous en poser une autre, toujours d'actualité: comment les sociétés réagissent-elles face à l'épidémie? Patrick Mouton (1947-2016) était journaliste et écrivain spécialiste de la mer.
La rue Bouterie, le pont transbordeur, le café Riche, les anciennes boutiques sur la Canebière... Ces lieux qui n'ont pas survécu au temps qui passe sont les décors de ce Marseille d'autrefois, dans un monde où tout n'est que comédie et galéjades ! Il y est question de Marseillais et de Marseillaises, ces êtres à part, jamais tout à fait comme les autres ! Regardez-les cultiver fièrement leurs différences, afficher leur truculence, étaler leur mauvaise foi et cacher mal leur sensibilité... Tous vivent "dans un jardin d'Amour et utilisent les engueulades comme des désherbants naturels pour éviter que la tendresse ne fleurisse ! Une tendresse qu'ils préfèrent garder cachée en terre, en leur for intérieur. ". .