L'affaire Dreyfus réserve encore des surprises. Trois chercheurs ont rouvert les archives conservées au Service Historique de la Défense et aux Archives nationales pour reconstituer le « dossier secret » produit par la Section de statistiques ? le service d'espionnage et de contre-espionnage militaire français ? afin d'accabler le capitaine Dreyfus. Transmis aux seuls juges du Conseil de guerre, caché à l'accusé comme à ses défenseurs, le « dossier secret » fut augmenté de faux et de pièces incohérentes au fur et à mesure que s'amplifiaient la protestation contre l'iniquité du procès et les demandes de révision. Sa fabrication (près de 500 documents) trahit les obsessions des responsables de la Section. À la xénophobie et à l'antisémitisme s'ajoute la hantise du cosmopolitisme et de l'homosexualité, rappelant les fantasmes et les procédures accusatoires de l'Inquisition. Les trois chercheurs ne se contentent pas de révéler une histoire jusqu'à présent ignorée des récits officiels. Ils renouvèlent la méthode en s'inspirant des techniques mises au point par les médiévistes pour l'analyse des manuscrits anciens et des procès. Et nous plongent, au rythme d'un roman d'espionnage, au coeur du Paris de la Belle Epoque.
Nombre de pages
345
Date de parution
20/02/2024
Poids
400g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782487468146
Titre
Le dossier secret de l'affaire Dreyfus
Auteur
Gervais Pierre ; Peretz Pauline ; Stutin Pierre
Editeur
LE CONDOTTIERE
Largeur
135
Poids
400
Date de parution
20240220
Nombre de pages
345,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Cet ouvrage constitue un manuel de référence sur l'histoire des Etats-Unis de 1860 à nos jours. En 1860, à la veille de la guerre de Sécession, les Etats-Unis étaient un pays en voie d'industrialisation. Aujourd'hui, l'"Amérique" est la plus riche des sociétés occidentales, le pays domine les organismes internationaux et son poids culturel est sans égal. Cet ouvrage permettra au lecteur de découvrir dans les Etats-Unis le résultat d'une histoire particulière.
La Révolution industrielle est souvent expliquée par l'innovation technique. Rejetant cette vision déjà largement corrigée, Pierre Gervais identifie un univers marchand plus ancien, dans lequel il s'agissait d'acheter et de vendre des marchandises, non de les fabriquer, des mécanismes monopolistiques permettant l'accumulation d'énormes fortunes. Cet univers, évoqué à travers les activités quotidiennes de marchands actifs entre New York et Philadelphie, atteint son apogée aux États-Unis après 1800 : son succès, accéléré par le développement des transports, finit par rendre instables l'économie et la société américaines, et incita à la recherche de solutions inédites. Certains industriels entreprirent alors de reconquérir les marchés en baissant les coûts de production, en imposant des gains de productivité, en brisant la solidarité employeurs/employés caractéristique du monde préindustriel. L'efficacité productive mit fin à la domination marchande. Ainsi le capitalisme est né non de l'accomplissement de l'économie de marché, mais de son rejet.
Les Constitutions de 1815 des religieuses de la Société du Sacré-C'ur constituent un document unique, dont l'intérêt dépasse de beaucoup le cercle de la famille spirituelle qui s'en réclame. Nous sommes devant un texte d'une seule venue où se trouvent mises en lumière toutes les dimensions essentielles de la vie religieuse dans une vision profondément unifiée du mystère chrétien. " Les autres Instituts ont un fondateur ou une fondatrice. Le nôtre diffère de tous en cela : son Fondateur, c'est le C'ur de Jésus ", aimait à répéter Madeleine-Sophie Barat. La dévotion au C'ur de Jésus devient ici spiritualité au sens fort du terme. Bien entendu cet ouvrage s'adresse en premier lieu aux religieuses de la Société du Sacré-C'ur. Il parle de l'intérieur de leur tradition. Mais il intéresse également toutes ces congrégations religieuses qui, d'une façon ou d'une autre, depuis deux siècles, ont puisé leur inspiration dans les révélations de Paray-le-Monial. En outre, faut-il le rappeler, ce commentaire s'appuie sur un texte constitutionnel qui s'enracine profondément dans la grande tradition de l'Eglise et redéploie les éléments constitutifs de la vie consacrée. Il se présente donc aussi comme une contribution à une théologie de la vie religieuse. Il met en valeur les données fondamentales sur lesquelles se construit la vie religieuse, quelle que soit la manière dont celles-ci sont reprises et reformulées pour notre temps selon les appels de l'Esprit. Dominique SADOUX, R.S.C.J., licenciée en théologie, dirige le troisième an international de sa congrégation à Rome, après avoir été maîtresse de formation. Pierre GERVAIS, S.J., docteur en théologie de l'Institut catholique de Paris, enseigne à l'Institut d'Etudes théologiques de Bruxelles.
Inventée vers 1900, la schizophrénie est devenue en cent ans la plus grande pourvoyeuse d'hospitalisations psychiatriques. Un objet récurrent d'intérêt médiatique également. L'appellation, stigmatisante, semble d'ailleurs amenée à disparaître des classifications mondiales. L'historien Hervé Guillemain s'est plongé dans les dossiers de milliers de patients. Pour écrire non pas l'histoire de la schizophrénie mais bien celle des schizophrènes, ce nouveau sous-ensemble de population qui réunit, sous l'égide de la science et de la clinique, aussi bien des domestiques en difficulté que des migrants confrontés à la crise ou de jeunes adultes aspirant à l'émancipation. Pourquoi et comment une maladie mentale naît-elle, évoluet-elle et meurt-elle ? À ces questions, l'auteur répond en écoutant la voix de ceux qui furent les sujets et l'objet d'un épisode phénoménal du XXe siècle
La politique peut-elle encore changer les choses ? La plupart des Français n'en attendent plus rien. Eviter le piresemble le seul horizon. Mais il est difficile de savoir quel estle pire : la poursuite de l'enlisement technocratique ou le sautdans l'inconnu des populistes ? Pourquoi aucune personnalité ne peut-elle inspirer confiance ? Comment la vie politique est-elle devenue si peu intéressante, alors même que les enjeux sont considérables ? Enfin, d'oùvient, en dépit d'une actualité trépidante, ce sentiment d'unvide persistant ? La politique a changé. L'attente de nos concitoyens se portede plus en plus sur le fonctionnement de l'Etat (immigration, environnement, école, santé...). L'impuissance publiquerésulte de l'incapacité de la classe politique à répondre à cetteévolution. Dès lors que les grandes questions sont systématiquementmal abordées, un changement de méthode n'est-il pas nécessaire ? C'est la thèse de cet essai. Il propose un nouvel art degouverner et esquisse des leviers concrets de transformationde notre système institutionnel à la hauteur des défis de notretemps.
A l'automne 1923, le collectionneur et artiste Gustave Fayet(1865-1925) trouve enfin l'occasion de rencontrer AndréSuarès (1868-1948), l'écrivain qu'il lit avec dévotion depuisdix-sept ans. C'est le début d'une amitié aussi fulgurante quebrève, puisque la mort de Fayet y met un terme deux ans plustard. Leur correspondance fait apparaître deux visages biendifférents : d'un côté, "l'Abbé" , l'ancien maître de Fontfroide, mécène et coloriste inspiré, homme de projets et d'action ; del'autre, "le Condottière" , écrivain reclus et ombrageux, pourqui l'amitié ne se donne qu'une fois, mais alors sans retour. De projets de livres illustrés en voyages mi-vécus, mi-rêvés àMajorque et en Vénétie, ces lettres inédites, qu'accompagnentdes essais et des documents, dessinent le portrait croisé dedeux hommes que tout semblait opposer, mais dont une mêmepassion pour l'art et un même amour de la vie ont fait d'admirables frères de création.
« La musique est le lien ténu qui unit les hommes. Elle résiste aux conflits, apaise les douleurs, enchante l'âme. Elle sera toujours là quand nous partirons et sa souveraineté ne cessera de s'étendre. » Considéré dans le monde entier comme l'un des principaux pianistes français, Jean-Philippe Collard revient, pour la première fois, sur son itinéraire. De sa Champagne natale où la musique était au coeur de la famille jusqu'aux grandes salles de concert à travers le monde, le pianiste raconte son apprentissage puis son long compagnonnage avec le clavier. Si la musique est d'abord pour lui un exercice d'amitié et d'admiration comme en témoigne sa rencontre avec Vladimir Horowitz, c'est avant tout le plus beau cadeau que lui ait fait la vie, et qu'il entend partager avec tous. On trouvera ici une subtile réflexion sur le métier de musicien, sur l'art du piano et sur la quête permanente d'une « rencontre du son et du coeur »