Les origines de la révolution industrielle aux Etats-Unis. Entre économie marchande et capitalisme i
Gervais Pierre
EHESS
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EAN :9782713218255
La Révolution industrielle est souvent expliquée par l'innovation technique. Rejetant cette vision déjà largement corrigée, Pierre Gervais identifie un univers marchand plus ancien, dans lequel il s'agissait d'acheter et de vendre des marchandises, non de les fabriquer, des mécanismes monopolistiques permettant l'accumulation d'énormes fortunes. Cet univers, évoqué à travers les activités quotidiennes de marchands actifs entre New York et Philadelphie, atteint son apogée aux États-Unis après 1800 : son succès, accéléré par le développement des transports, finit par rendre instables l'économie et la société américaines, et incita à la recherche de solutions inédites. Certains industriels entreprirent alors de reconquérir les marchés en baissant les coûts de production, en imposant des gains de productivité, en brisant la solidarité employeurs/employés caractéristique du monde préindustriel. L'efficacité productive mit fin à la domination marchande. Ainsi le capitalisme est né non de l'accomplissement de l'économie de marché, mais de son rejet.
Nombre de pages
348
Date de parution
02/05/2004
Poids
800g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782713218255
Titre
Les origines de la révolution industrielle aux Etats-Unis. Entre économie marchande et capitalisme i
Auteur
Gervais Pierre
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
800
Date de parution
20040502
Nombre de pages
348,00 €
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Cet ouvrage constitue un manuel de référence sur l'histoire des Etats-Unis de 1860 à nos jours. En 1860, à la veille de la guerre de Sécession, les Etats-Unis étaient un pays en voie d'industrialisation. Aujourd'hui, l'"Amérique" est la plus riche des sociétés occidentales, le pays domine les organismes internationaux et son poids culturel est sans égal. Cet ouvrage permettra au lecteur de découvrir dans les Etats-Unis le résultat d'une histoire particulière.
Les Constitutions de 1815 des religieuses de la Société du Sacré-C'ur constituent un document unique, dont l'intérêt dépasse de beaucoup le cercle de la famille spirituelle qui s'en réclame. Nous sommes devant un texte d'une seule venue où se trouvent mises en lumière toutes les dimensions essentielles de la vie religieuse dans une vision profondément unifiée du mystère chrétien. " Les autres Instituts ont un fondateur ou une fondatrice. Le nôtre diffère de tous en cela : son Fondateur, c'est le C'ur de Jésus ", aimait à répéter Madeleine-Sophie Barat. La dévotion au C'ur de Jésus devient ici spiritualité au sens fort du terme. Bien entendu cet ouvrage s'adresse en premier lieu aux religieuses de la Société du Sacré-C'ur. Il parle de l'intérieur de leur tradition. Mais il intéresse également toutes ces congrégations religieuses qui, d'une façon ou d'une autre, depuis deux siècles, ont puisé leur inspiration dans les révélations de Paray-le-Monial. En outre, faut-il le rappeler, ce commentaire s'appuie sur un texte constitutionnel qui s'enracine profondément dans la grande tradition de l'Eglise et redéploie les éléments constitutifs de la vie consacrée. Il se présente donc aussi comme une contribution à une théologie de la vie religieuse. Il met en valeur les données fondamentales sur lesquelles se construit la vie religieuse, quelle que soit la manière dont celles-ci sont reprises et reformulées pour notre temps selon les appels de l'Esprit. Dominique SADOUX, R.S.C.J., licenciée en théologie, dirige le troisième an international de sa congrégation à Rome, après avoir été maîtresse de formation. Pierre GERVAIS, S.J., docteur en théologie de l'Institut catholique de Paris, enseigne à l'Institut d'Etudes théologiques de Bruxelles.
L'affaire Dreyfus réserve encore des surprises. Trois chercheurs ont rouvert les archives conservées au Service Historique de la Défense et aux Archives nationales pour reconstituer le " dossier secret " produit par la Section de statistiques ? le service d'espionnage et de contre-espionnage militaire français?? afin d'accabler le capitaine Dreyfus. Transmis aux seuls juges du Conseil de guerre, caché à l'accusé comme à ses défenseurs, le " dossier secret " fut augmenté de faux et de pièces incohérentes au fur et à mesure que s'amplifiaient la protestation contre l'iniquité du procès et les demandes de révision. Sa fabrication (près de 500 documents) trahit les obsessions des responsables de la Section. A la xénophobie et à l'antisémitisme s'ajoute la hantise du cosmopolitisme et de l'homosexualité, rappelant les fantasmes et les procédures accusatoires de l'Inquisition. Les trois chercheurs ne se contentent pas de révéler une histoire jusqu'à présent ignorée des récits officiels. Ils renouvèlent la méthode en s'inspirant des techniques mises au point par les médiévistes pour l'analyse des manuscrits anciens et des procès. Et nous plongent, au rythme d'un roman d'espionnage, au coeur du Paris de la Belle Epoque."
Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.