Il existe une "cause dernière de toute activité", opaque, silencieuse et obstinée que Freud nomme dès le début de ses recherches pulsion. Par cette volonté, cette puissance, le petit d'homme fait face à l'urgence de la vie : c'est sa détresse originaire qui le pousse. A travers les expériences primordiales de satisfaction et de souffrance, l'infans fraye des voies qui seront celles de la répétition. Tout ceci, Freud l'affirme dès 1895, dans l'Esquisse. Ces traces et ces frayages s'inscrivent, au joint de l'appareil psychique et du corps, dans les relations qui se nouent entre le nourrisson et son prochain secourable. C'est dans cette dépendance vitale que se trouvent préfigurés tous les rapports ultérieurs à l'autre : les affects d'amour et de haine comme les principes moraux. Ce que Freud envisage ainsi, c'est ce que Lacan nommera tardivement jouissance. Cet ouvrage collectif, résultant d'un séminaire d'étude de l'Ecole de la Cause freudienne, se propose d'étudier ainsi la jouissance chez Freud.
Nombre de pages
140
Date de parution
19/05/2016
Poids
184g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782815600279
Titre
La jouissance chez Freud
Auteur
Georges Philippe de
Editeur
MICHELE
Largeur
140
Poids
184
Date de parution
20160519
Nombre de pages
140,00 €
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Trois femmes. Chacune a comme tourment un enfant. Leur existence semble réduite au statut de mère douloureuse. Elles ont choisi de se confier à un psychanalyste. Il leur est difficile de parler, sinon de cet être qui cristallise en lui l'énigme de leur destinée. Comment vivre autrement que dans la douleur d'exister ? Comment acquérir ce plus de vie que nous appelons désir ? La rumeur crie à "la culpabilisation des mères". Non. L'attention au discours d'un sujet donne accès à une vérité qui n'a rien à faire des normes. On est aux antipodes de l'étiquetage paresseux de dépression", de l'abrasion des "troubles et désordres" par la médication ou la rééducation comportementale. La singularité prend ici valeur éminente.
Dans les dernières années de son enseignement, Lacan redéfinit de façon radicale les ressorts de l'expérience analytique. Tout y passe : le transfert, l'interprétation, les références épistémologiques et les fins de la cure. Cette démarche critique l'amène à traverser sans aucune complaisance toute la théorie établie jusque-là ; or, elle était pour ses élèves une assise solide, et cet ébranlement a pu donner le vertige.Pour Lacan, l'analyse ne se transmet pas : elle s'invente à nouveaux frais, pour chaque sujet et pour chaque cas. Cette révision générale nous a apporté des outils dont se sont emparés les praticiens de l'analyse, frappés par leur pragmatisme et leur opérativité. Près d'un demi-siècle plus tard, ils participent d'une praxis rénovée, dont on tente ici de dresser un état des lieux partiel. Ce parcours trouve sa conclusion avec un mot d'esprit du dernier Lacan, folisophie, qui est une invite à faire de nos faiblesses et de notre singularité une forme inédite de sagesse.
Milner Jean-Claude ; Zizek Slavoj ; Lucchelli Juan
Guerre des sexes, émancipation des femmes, contestation de l'hégémonie hétérosexuelle, mariage gay, LGBT, l'éclatement du sexuel semble illimité en même temps que des nouvelles transformations identificatoires cherchent à s'imposer, ce qui confirme que la sexualité ne peut être que normative. Mais toute norme contient ses propres lois restrictives de telle sorte que le malaise est la règle. Aussi, ce qui semble nouveau porte surtout la trace de l'ancien qu'il essaye de surmonter. Dans le mariage homosexuel, pour ne prendre que cet exemple, c'est le mot mariage qui l'emporte et contre lequel on s'insurge : non pas contre le fait qu'il y a des homosexuels, mais bien plutôt qu'ils puissent se marier. Mais le point essentiel est le suivant : même si l'on adhère à une théorie innée de la différence sexuelle ou, au contraire, on la considère comme l'arbitraire même, comment se fait-il qu'il y ait toujours malaise dans les normes sexuelles ? Pourquoi le rapport entre les sexes ou, plutôt, le rapport au sexuel est toujours déséquilibré ? Jean-Claude Milner, Slavoj Zizek et Juan Pablo Lucchelli développent ces questions depuis des champs divers et ne craignent pas d'aborder des sujets qui fâchent et divisent l'opinion. Ils introduiront des balises et des trous d'airs dans les sexualités. Ils tenteront ainsi de suivre les conseils d'un James Joyce : si nous ne pouvons pas changer le pays, changeons au moins de conversation.
L'objet a est sans aucun doute le concept le plus original de l'oeuvre de Lacan. Paradoxalement, peu d'ouvrages traitent de manière directe de ce point précis de la théorie et de la pratique lacaniennes. Voici donc l'un des premiers livres consacrés à cette invention lacanienne qui, à certains égards, condense à lui tout seul, tel l'Aleph de Borges, la pensée et l'originalité de Lacan. Le livre que nous allons lire présente de manière progressive les outils conceptuels de l'oeuvre du psychanalyste français, en suivant l'émergence de « l'objet des objets », comme le désigne son inventeur. Cette notion, qui apparaît aussi comme une nécessité théorique, est déjà en germe dans les premiers séminaires du psychanalyste, avec l'hypothèse de la prééminence du symbolique, et on peut en suivre le développement dans les textes qui traitent de la cure analytique, et jusque dans le dernier enseignement de Lacan. Un tel parcours remet en lumière la portée de la révolution freudienne qui depuis plus d'un siècle conduit l'homme moderne dans les méandres de son rapport aliéné au désir, mais aussi lui ouvre les voies de son devenir possible en tant que sujet.
Ce roman intense, présenté sous la forme d'un journal, est une exploration de la société égyptienne contemporaine où se mêlent portraits acerbes et touchants, réflexions personnelles, traits d'humour et poésies. Le rôle d'enseignant au sein d'un organisme humanitaire à Alexandrie endossé par le narrateur s'avère un poste d'observation privilégié lui permettant d'appréhender cette société sous l'angle atypique de la minorité copte - les premiers chrétiens d'Égypte. Ce roman illustre l'évolution personnelle d'un homme à travers ses questionnements existentiels, ses désirs inassouvis, ses interrogations sur le sens de sa vie et de sa foi. Au récit quotidien qu'il fait de son expérience se noue très rapidement un dialogue amoureux qui se révèle assez puissant pour le faire douter du bien-fondé de son affectation et, peut-être, renoncer d'aller au terme de son contrat...