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Ecrits apocryphes chrétiens. Coffret en 2 volumes : Tomes 1 et 2
Geoltrain Pierre ; Kaestli Jean-Daniel ; Roessli J
GALLIMARD
161,00 €
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EAN :9782072859731
Les textes recueillis dans ces deux volumes sont des apocryphes, ce qui signifie qu'en dépit d'un contenu comparable à celui des Écritures ils n'appartiennent pas au canon. En effet, soit ils s'écartent de la doctrine officielle de l'Église en véhiculant des idées hétérodoxes, soit ils font trop appel au merveilleux, aspect dont l'Église s'est toujours méfiée. Mais rappelons que le canon des Écritures n'a pas été fixé tout de suite, son histoire court jusqu'à la quatrième session du Concile de Trente (1546). Ajoutons aussi qu'il y a toujours désaccord en la matière entre l'Église catholique et les Églises protestantes pour certains livres. Les textes réunis dans le premier tome relèvent de l'Antiquité chrétienne et recoupent différents genres bibliques : évangiles (auquel il convient d'adjoindre des écrits relatant la vie et la dormition de Marie, mère de Jésus), épîtres, Actes des apôtres, apocalypses (sur les derniers temps et l'au-delà). Ces pièces sont précieuses. Elles permettent une connaissance plus approfondie des premiers temps de l'Église et la compréhension de traditions - dans le domaine de la piété, de la liturgie ou de l'art - dont nous n'avons pas trace dans les textes canoniques. Les textes réunis dans le second tome sont, dans leur majorité, plus tardifs. Ce volume accorde, d'autre part, une place plus grande que le premier à des livres qui circulèrent dans des aires religieuses et linguistiques autres que le monde byzantin et l'Occident latin ; les traditions copte, arabe, éthiopienne, arménienne y sont bien représentées. Pour la plupart, ces écrits n'avaient encore jamais été publiés en langue française. Les écrits chrétiens que l'on dit " apocryphes " n'ont cessé d'être diffusés, récrits, adaptés. Ils furent le terreau de l'imaginaire chrétien, et une source d'inspiration pour les sculpteurs, les peintres, les écrivains, les musiciens et les cinéastes : le Bunuel de La Voie lactée se souvient des Actes de Jean. C'est que, face au discours régnant, institutionnel, ces textes ouvrent un espace à l'imagination. Ils se développent en quelque sorte dans les interstices des livres canoniques. Ils comblent des vides, inscrivent une parole dans les silences, donnent une voix aux personnages muets, un nom et un visage à ceux qui n'étaient que des ombres. Comme toute littérature, ils rusent avec le discours clos.
Quatrième de couverture Depuis un demi-siècle, la documentation tant archéologique que littéraire s'est enrichie, ouvrant des perspectives nouvelles : pour l'essentiel, sur le judaïsme, antérieur au christianisme ou son contemporain ; sur la pensée gnostique, postérieure aux écrits chrétiens qui deviendront canoniques ; sur l'environnement politique et religieux romain, au sein duquel s'est développée la pensée chrétienne jusqu'à ce qu'elle devienne la religion de l'Empire.En sorte que la trentaine de spécialistes français et étrangers - archéologues, historiens, exégètes biblistes - qui a rédigé cet ouvrage ne se pose plus la «question des origines». En lieu et place d'une fondation ou d'une création, l'historien du christianisme ancien n'observe qu'un ensemble de phénomènes ponctuels, fort divers. En les mettant en relation, il constate héritages et modifications, continuités et changements, permanences et transformations - voire de véritables métamorphoses -, mais, de son point de vue d'historien, jamais de novation radicale. Aussi l'ouvrage, se situant aux origines du christianisme, envisage-t-il d'abord le judaïsme au temps de Jésus, puis Jérusalem ou la propagation de la foi en Christ, Rome, enfin, ou l'expansion de la religion chrétienne.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.
Résumé : Gabriel Ringlet renoue ici avec cette démarche qui a passionné nombre de ses lecteurs : l'approche de l'Evangile par un autre chemin, à travers de petites histoires du quotidien.
J'aime la Bible parut l'année de la mort de Paul Claudel, en 1955. D'un ton très personnel, il couronne le monumental travail de commentateur de l'Ecriture qui occupa le poète à partir de 1929, lorsqu'il eut achevé le Soulier de satin et " jeté son soulier à la mer " pour ne faire plus qu'interroger inlassablement la Bible en la confrontant avec son expérience du monde et de la poésie. Pour Claudel, l'Ecriture, dans toute la diversité de ses livres et de ses genres, est le poème de Dieu. Afin de rendre sensible la beauté de ce poème, mais aussi ce qu'il nomme son arrière-beauté, c'est-à-dire son sens spirituel, il l'éclaire d'une prose poétique, et souvent polémique.
Nous sommes tous singuliers. C'est notre noblesse et parfois notre faiblesse. Nous rêvons de ressembler aux autres, de nous fondre dans la norme. Mais la singularité, malgré tout, résiste. Et si cette différence était une bénédiction ? La condition même de notre liberté ? Dès l'origine, Dieu a voulu des êtres uniques, porteurs d'une vocation irréductible. Dans une relecture audacieuse de la Bible qui révèle une anthropologie d'une étonnante modernité, Marie-Laure Durand livre un éloge puissant de la singularité humaine. Cet essai invite chacun à reconnaître sa différence comme un don, non comme un manque. Il ouvre un chemin de respect, de responsabilité et de rencontre. Car c'est en assumant nos singularités, en les faisant dialoguer plutôt qu'en les effaçant, que nous pouvons réellement changer le monde. Docteure en théologie, Marie-Laure Durand enseigne l'anthropologie à l'Institut supérieur de formation de l'enseignement catholique de Montpellier et travaille à l'Institut de sciences et théologie des religions de Marseille. Elle a publié, aux Editions du Cerf, Le Roi déçu et Visiter nos cachettes.