Words for music perhaps : le new art de yeats. Edition bilingue
Genet Jacqueline
PU SEPTENTRION
26,00 €
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EAN :9782757401422
Pour Yeats, la conception de la musique dans son rapport avec les mots est née de son intérêt pour la diction qui, insistant sur le rythme, se rapproche de la psalmodie. Parallèlement, il associe la musique à l'oeuvre littéraire, incitant les poètes à écrire, "comme ils le faisaient tous naguère, non pas pour être imprimés mais pour être chantés". Son "art nouveau" évoque le parlé- chanté de l'époque, le Sprechgesang. Il importe que la musique n'étouffe pas le mot, que la relation musique- parole retrouve l'art ancien du file, du rhapsode ou du ménestrel. Ses compositeurs oeuvrent en ce sens. F. Farr compose des partitions, s'accompagnant du psaltérion de Dolmetsch qui met en valeur le rythme de sa voix incantatoire et respecte l'intonation des mots sans nuire à leur intelligibilité. Dulac laisse les musiciens libres d'improviser; la pratique musicale d'Antheil s'accorde, lui semble-t-il, avec sa propre analyse des inflexions d'un discours en quarts de ton. Rummel recherche une énonciation vocale entre discours et chant. Pour autant, il ne faut pas délaisser la musique traditionnelle; J.F. Larchet s'en inspire. Yeats est séduit par l'approche littéraire de la musique d'A. Duff ou par celle d'A. Darley qui rappelle "un art jadis répandu et maintenant perdu". Ce livre rassemble des partitions choisies par Yeats, jusqu'alors dispersées, voire non publiées, une partie de celles de Larchet; celle de Partch, qui utilise des ratios mathématiques pour diviser une octave en 43 microtons qu'il indique sur sa viole - l'emploi d'instruments nouveaux pose ici de sérieux problèmes. Tous ces compositeurs n'ont pas plaqué une musique sur un texte, mais l'ont mis en valeur en jouant de la durée des sons, du rythme et d'autres techniques musicales. Yeats qui regrettait le divorce de la musique et de la poésie réunit parole et chant, contribue à l'Unité de Culture.
Nombre de pages
220
Date de parution
04/03/2010
Poids
498g
Largeur
190mm
Plus d'informations
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EAN
9782757401422
Titre
Words for music perhaps : le new art de yeats. Edition bilingue
Auteur
Genet Jacqueline
Editeur
PU SEPTENTRION
Largeur
190
Poids
498
Date de parution
20100304
Nombre de pages
220,00 €
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Ce livre s'adresse à tous ceux qui veulent découvrir la littérature irlandaise ou faire, avec elle, plus ample connaissance: les étudiants, bien sûr, mais aussi un public plus large, intéressé par la vie intellectuelle d'un pays dont les liens avec la France ont toujours été très étroits. Panorama général, le premier de son genre en français, il inclut la littérature de langue irlandaise qui, malgré ses éclipses, témoigne d'une inspiration originale, et celle de langue anglaise qui, pour des raisons tenant à l'histoire d'un pays déchiré, occupe une position prépondérante. Dans un pays où les notions d'appartenance et de tradition ont une telle importance, les indications biographiques ont une fonction essentielle. Elles permettent d'éclairer l'origine des ?uvres et d'en dessiner plus nettement les contours. Quatre Prix Nobel de littérature, William Butler Yeats (1923), Bernard Shaw (1925), Samuel Beckett (1969) et Seamus Heaney (1995) font l'orgueil de l'Irlande. Cependant, à côté des auteurs reconnus, qui trouvent ici leur place légitime, il a paru indispensable de rendre justice à de nombreux écrivains de grand talent qui font de l'"île des saints et des savants" un des hauts lieux de la culture occidentale. La littérature irlandaise dont la vitalité et la richesse sont exceptionnelles, est encore mal connue en France. C'est faire ?uvre utile que d'offrir la possibilité de rencontres fécondes et d'ouvrir la voie de recherches nouvelles.
Le pouvoir, dans sa définition morale et son exercice politique, est le thème commun aux deux pièces d'Iris Murdoch. Dans Les trois flèches, à la cour impériale d'un Japon médiéval, le pouvoir de droit de la famille régnante s'oppose au pouvoir de fait et au pouvoir potentiel de factions partisanes, représentées par deux guerriers, dont l'un est au faîte de la puissance politique, tandis que l'autre est incarcéré dans le palais. C'est sur ce dernier, héros national dont la gloire dérange le jeu conventionnel des intrigues, que se concentre l'intérêt dramatique, car c'est à lui que sont offertes, pour tromper ses ambitions, les tentations de la mystique religieuse, puis de l'amour virginal, c'est-à-dire la séduction de l'impossible renoncement. Dans Les serviteurs et la neige, libéralisme de progrès et autocratie absolue s'affrontent dans un pays de l'ailleurs et de notre temps, où un fils, héritier malgré lui, succombe à la tyrannie des traditions immémoriales que ses serviteurs l'obligent à respecter. L'obstination d'un vouloir stérile triomphe des incertitudes de la bonne volonté quand les sortilèges de l'amour prennent l'apparence du bien public. Les hommes au pouvoir souverain se découvrent d'autant moins maîtres d'eux-mêmes, de leurs motivations et de leurs actes, qu'ils doivent aussi faire face au pouvoir rival de la passion et à toute la puissance de la mort.
William Butler Yeats (1865-1939) apprécié comme un des plus grands poètes de son époque, est aussi l'initiateur du mouvement du théâtre irlandais et de l'Abbey Theatre de Dublin. Mécontent de ce qui se passe sur scène, il s'oppose au réalisme et à la prédominance de la narration. Yeats cherche à transgresser la surface physique qui se présente à nos yeux et à nos oreilles comme critère premier de la perception, comme base principale de notre système de pensée. Ses idées rejoignent celles des symbolistes français, comme Villiers de l'Isle-Adam, mais aussi le concept du théâtre total de Wagner. Le spectateur n'est plus invité à vivre une histoire qui aurait pu se passer au coin de la rue, avec sa psychologie plus ou moins complexe. Yeats cherche à communiquer un autre message : il puise dans les mythes celtiques, mêle la simplicité de la vie paysanne à la grandeur de la nature irlandaise pour rappeler au spectateur les "grandes passions, le fou des temps passées, toutes les chimères qui hantent les abords de l'extase".
Les articles recueillis dans ce volume témoignent des intérêts majeurs de Yeats. L'Irlande est là, réelle avec le problème Parnell qui la déchira tout entière, imaginaire avec le monde ésotérique de la magie druidique dont l'Orient lui fournit la clef de l'interprétation. Car les grands textes de Yeats sur la pensée orientale sont rassemblés dans cet ouvrage : son introduction au Gitanjali de Tagore, son essai sur le livre de Shri Purohit Swami : un Moine Indien, ou sur son maître Bhagwan Shri Hamsa. Au Swami, Yeats sera redevable de l'étude des Upanishads. Ces pages ont une importance capitale pour la connaissance de la pensée hindoue avec laquelle Yeats se sent en profonde affinité. Le credo du poète, au terme de sa vie, s'apparente à la philosophie des Upanishads : seul l'Hindou semble pouvoir appréhender la vérité sur le Mont Mérou, symbole de l'Orient où Krishna se plaisait à méditer. Des voyages de Purohit Swami à la Séraphita de Balzac, il n'y a qu'un pas que Yeats franchit aussitôt. Car le critique littéraire est présent avec sa conception très moderne de la création artistique et ses réflexions éclectiques sur de grands écrivains irlandais, britanniques ou français. Ces articles qui couvrent une vaste période permettent de mieux appréhender son évolution et la cohérence de son oeuvre. C'est aussi un volume d'une importance considérable pour la pensée contemporaine.
Sous l'Ancien Régime, les finances du roi de France étaient nimbées de secret jusqu'au jour où le célèbre Necker décida de publier le montant estimé des recettes et surtout des dépenses de la monarchie. Le public découvrit alors le montant faramineux des pensions que Louis XVI payait à une grande partie de la noblesse. À la Révolution, l'Assemblée nationale décida d'enquêter puis révéla la manière dont les fonds publics tirés de la contrainte fiscale avaient pu servir à subventionner des courtisans. C'est à la fois l'histoire de cette enquête mais aussi celle de l'objet enquêté que ce livre propose de faire découvrir au lecteur. En décrivant pour la première fois, grâce à des archives inédites, les usages de cette pratique sociale qui liait le roi à la noblesse, l'auteur jette un regard nouveau sur les ressorts de la crise finale de l'Ancien Régime et retrace la genèse du premier système de retraite de la fonction publique d?État.4e de couverture : Sous l'Ancien Régime, les finances du roi de France étaient nimbées de secret jusqu'au jour où le célèbre Necker décida de publier le montant estimé des recettes et surtout des dépenses de la monarchie. Le public découvrit alors le montant faramineux des pensions que Louis XVI payait à une grande partie de la noblesse. À la Révolution, l'Assemblée nationale décida d'enquêter puis révéla la manière dont les fonds publics tirés de la contrainte fiscale avaient pu servir à subventionner des courtisans. C'est à la fois l'histoire de cette enquête mais aussi celle de l'objet enquêté que ce livre propose de faire découvrir au lecteur. En décrivant pour la première fois, grâce à des archives inédites, les usages de cette pratique sociale qui liait le roi à la noblesse, l'auteur jette un regard nouveau sur les ressorts de la crise finale de l'Ancien Régime et retrace la genèse du premier système de retraite de la fonction publique d?État.Notes Biographiques : Benoît Carré est chercheur en histoire moderne, spécialiste de l'Ancien Régime et de la Révolution. Il est docteur de l'Université de Lille depuis 2018. Distribuer l'argent du roi au XVIIIe siècle est son premier livre.