Histoire et politique à la fin de l'Ancien Régime. Jacob-Nicolas Moreau (1717-1803)
Gembicki Dieter
NIZET
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EAN :9782707804617
Cet ouvrage se propose d'analyser les rapports entre l'histoire et la politique dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, à travers le prisme d'une figure méconnue : Jacob-Nicolas Moreau (1717-1803). Historien, historiographe d'une France dont il révère le Régime monarchique, "anti-philosophe" des Lumières, mais encore jurisconsulte, précepteur du futur Louis XVI, bibliothécaire et confident de Marie-Antoinette, Moreau a parcouru l'essentiel du XVIIIe siècle en restant dans les marges de l'observation historiographique la plus scrupuleuse, jouant de sa situation un peu "cryptique" pour échapper à la notoriété - qui déforme toujours l'écrivain et son oeuvre - et, plus miraculeusement pour cet apologiste de l'Ancien Régime, à l'échafaud. Dieter Gembicki se concentre sur les faits, en considérant Jacob-Nicolas Moreau comme un simple "homme de son temps", dont les textes (la grande réussite de Moreau étant son invention d'un "dépôt des chartes", recueil des textes officiels de l'histoire nationale) constituent aujourd'hui une source précieuse pour tous les historiens de l'Ancien Régime finissant et de la Révolution.
Nombre de pages
394
Date de parution
11/10/2005
Poids
558g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782707804617
Titre
Histoire et politique à la fin de l'Ancien Régime. Jacob-Nicolas Moreau (1717-1803)
Auteur
Gembicki Dieter
Editeur
NIZET
Largeur
140
Poids
558
Date de parution
20051011
Nombre de pages
394,00 €
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L'historiographie antérieure à la Révolution a longtemps eu mauvaise presse. Augustin Thierry, Guizot et Michelet ont fait chorus pour en dire tout le mal qu'ils en pensaient. Peu fiable en ses sources, servile dans son rapport au pouvoir, marquée au sceau de l'anachronisme, ce péché mortel de l'historien, elle ne pouvait prétendre à rien mieux qu'au statut de précurseur maladroit. Le procès a été heureusement revu en appel depuis quelques décennies Il a été établi que cette manière de concevoir le passé obéit certes impératifs qui ne sont plus les nôtres, mais que ceux-ci ont aussi leurs exigences et leur dignité. Pour cela il a fallu relire d'un œil neuf les grands noms, les Voltaire ou Montesquieu, mais aussi s'intéresser à la masse des historiens ordinaires, maintenant oubliés, faire la sociologie de ce milieu d'intellectuels que leur discrétion rendait peu visibles. Le présent ouvrage prend place dans cette réhabilitation. Par la variétés de ses angles d'approche il fait revivre des destins oubliés ou célèbres, le modeste Joseph Dunand, " capucin éclairé ", aussi bien que le glorieux Bossuet ; le pauvre Nonnotte, si cruellement moqué par Voltaire, autant que son bourreau. C'est tout un pan de l'activité intellectuelle du temps des Lumières qui ainsi renaît
Biographie de l'auteur Cet inédit est présenté et annoté par deux historiens genevois, Dieter et Heidi Gembicki ; ils en tirent une analyse qui éclaire de façon lumineuse le voyage du frère Fries, tout en le resituant dans l histoire intellectuelle et religieuse de l Europe. Originaire de Hambourg, Dieter Gembicki a suivi des études d histoire à Francfort, parachevées à Genève avec une thèse dans le domaine de l historiographie française. Spécialiste du XVIIIe siècle, il aborde des sujets tels que Voltaire historien, la terminologie des Lumières et lors d'une année sabbatique passée en Pennsylvanie, il rédige une étude sur les frères moraves. Depuis il publie des recherches sur ce mouvement piétiste qui révèle un aspect extrêmement vivant du siècle des Lumières. Heidi Gembicki-Achtnich, historienne elle aussi, est issue d une famille de tradition morave, et a été déléguée au synode européen de l Unité des frères. Les deux chercheurs ont pu profiter de leurs compétences linguistiques et paléographiques et de leurs réseaux pour mener à bien l édition d une source qui, à plusieurs égards, posait des défis.
Edition critique de deux comédies peu connues, Le Docteur amoureux et Le Desniaisé, de Gillet de La Tessonnerie (1619 ?-1660 ?), la première étant souvent attribuée à Molière.
La caractérisation précise du "genre marine" comme art pictural plaçant l'élément marin au coeur de l'oeuvre, s'est faite très progressivement et avec difficulté. Ce n'est vraiment que dans la seconde moitié du XIXe, avec certains impressionnistes (Courbet, Boudin), que la "marine" retrouve son essence perdue depuis Turner, le précurseur isolé. L'ouvrage de Marie-Antoinette Tippetts, s'appuyant sur un immense corpus de sources, explique brillamment ce phénomène par les puissantes réticences qu'eurent les littérateurs critiques d'art (Diderot, Thiers, Baudelaire, Champfleury, les frères Goncourt, etc.) à se défaire de leur grille habituelle d'interprétation de la nature figurée. On mit ainsi beaucoup de temps à accepter qu'un tableau dépourvu à la fois du "sujet humain", de l'"anecdote" et de l"embellissement" nécessitée par l'idéalisation de la nature, reste un tableau digne de l'art pictural. "Les littérateurs, écrit M. -A. Tippetts, jugent la peinture selon leurs propres critères littéraires. Ils apportent à leur critique d'art tous leurs goûts et leurs préjugés et ne conçoivent que rarement qu'il puisse exister d'autre étalon". Cette étude originale et très renseignée s'ouvre sur la série des ports de France par Claude-Joseph Vernet (1753-1765), et s'achève, aux alentours de 1870, avec les marines de Gustave Courbet.
Une étude des différentes sources culturelles auxquelles Alfred Jarry a puisé pour bâtir l'ensemble de son oeuvre. La familiarisation avec ces cultures souvent très singulières et éloignées est ici présentée comme le préalable indispensable à la lecture de Jarry.
Pouvant se lire ou se consulter à plusieurs niveaux, cette vaste synthèse (qui ne néglige pas les prodigieuses étrangetés - méconnues ! - de l'Histoire du Théâtre) concerne tous les publics, du très jeune lecteur (qui se laissera imprégner par les illustrations) au "théâtrophile" curieux et cultivé (qui goûtera l'inédit absolu de certaines pages) en passant par les lycéens, étudiants et, bien sûr, enseignants/enseignés des Ecoles de Théâtre. Salué par Jérôme Garcin, à la parution de ce livre en 1992, comme le "Facteur Cheval" du théâtre, André Degaine a conçu et réalisé un livre entièrement écrit à la main (calligraphié !) et, en grande partie, illustré par lui-même. Livre hors norme, sans doute l'événement de l'édition théâtrale de ces dix dernières années, cet ouvrage a déjà remporté plusieurs prix et un énorme succès (35.000 ex. vendus).