Clio au XVIIIe siècle. Voltaire, Montesquieu et autres disciples
Gembicki Dieter
L'HARMATTAN
27,00 €
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EAN :9782296055049
L'historiographie antérieure à la Révolution a longtemps eu mauvaise presse. Augustin Thierry, Guizot et Michelet ont fait chorus pour en dire tout le mal qu'ils en pensaient. Peu fiable en ses sources, servile dans son rapport au pouvoir, marquée au sceau de l'anachronisme, ce péché mortel de l'historien, elle ne pouvait prétendre à rien mieux qu'au statut de précurseur maladroit. Le procès a été heureusement revu en appel depuis quelques décennies Il a été établi que cette manière de concevoir le passé obéit certes impératifs qui ne sont plus les nôtres, mais que ceux-ci ont aussi leurs exigences et leur dignité. Pour cela il a fallu relire d'un œil neuf les grands noms, les Voltaire ou Montesquieu, mais aussi s'intéresser à la masse des historiens ordinaires, maintenant oubliés, faire la sociologie de ce milieu d'intellectuels que leur discrétion rendait peu visibles. Le présent ouvrage prend place dans cette réhabilitation. Par la variétés de ses angles d'approche il fait revivre des destins oubliés ou célèbres, le modeste Joseph Dunand, " capucin éclairé ", aussi bien que le glorieux Bossuet ; le pauvre Nonnotte, si cruellement moqué par Voltaire, autant que son bourreau. C'est tout un pan de l'activité intellectuelle du temps des Lumières qui ainsi renaît
Nombre de pages
248
Date de parution
16/04/2008
Poids
445g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296055049
Titre
Clio au XVIIIe siècle. Voltaire, Montesquieu et autres disciples
Auteur
Gembicki Dieter
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
445
Date de parution
20080416
Nombre de pages
248,00 €
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Cet ouvrage se propose d'analyser les rapports entre l'histoire et la politique dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, à travers le prisme d'une figure méconnue : Jacob-Nicolas Moreau (1717-1803). Historien, historiographe d'une France dont il révère le Régime monarchique, "anti-philosophe" des Lumières, mais encore jurisconsulte, précepteur du futur Louis XVI, bibliothécaire et confident de Marie-Antoinette, Moreau a parcouru l'essentiel du XVIIIe siècle en restant dans les marges de l'observation historiographique la plus scrupuleuse, jouant de sa situation un peu "cryptique" pour échapper à la notoriété - qui déforme toujours l'écrivain et son oeuvre - et, plus miraculeusement pour cet apologiste de l'Ancien Régime, à l'échafaud. Dieter Gembicki se concentre sur les faits, en considérant Jacob-Nicolas Moreau comme un simple "homme de son temps", dont les textes (la grande réussite de Moreau étant son invention d'un "dépôt des chartes", recueil des textes officiels de l'histoire nationale) constituent aujourd'hui une source précieuse pour tous les historiens de l'Ancien Régime finissant et de la Révolution.
Biographie de l'auteur Cet inédit est présenté et annoté par deux historiens genevois, Dieter et Heidi Gembicki ; ils en tirent une analyse qui éclaire de façon lumineuse le voyage du frère Fries, tout en le resituant dans l histoire intellectuelle et religieuse de l Europe. Originaire de Hambourg, Dieter Gembicki a suivi des études d histoire à Francfort, parachevées à Genève avec une thèse dans le domaine de l historiographie française. Spécialiste du XVIIIe siècle, il aborde des sujets tels que Voltaire historien, la terminologie des Lumières et lors d'une année sabbatique passée en Pennsylvanie, il rédige une étude sur les frères moraves. Depuis il publie des recherches sur ce mouvement piétiste qui révèle un aspect extrêmement vivant du siècle des Lumières. Heidi Gembicki-Achtnich, historienne elle aussi, est issue d une famille de tradition morave, et a été déléguée au synode européen de l Unité des frères. Les deux chercheurs ont pu profiter de leurs compétences linguistiques et paléographiques et de leurs réseaux pour mener à bien l édition d une source qui, à plusieurs égards, posait des défis.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...