ETHNICITE REPUBLICAINE. Les élites d'origine maghrébine dans le système politique français
Geisser Vincent
SCIENCES PO
23,50 €
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EAN :9782724607321
Persuadés de la supériorité et de l'universalité du "modèle républicain", les hommes politiques chantent les vertus de l' "intégration à la française", diabolisant dans le même élan le communautarisme à l'anglo-saxonne. Cette réhabilitation roman national joue le rôle d'exorcisme collectif, exprimant finalement davantage d'angoisses et de peurs pour l'avenir de notre cohésion sociale que de certitudes bien établies. Mais, au-delà de cet unanimisme républicain, teinté souvent de chauvinisme franchouillard, s'esquissent des logiques d'ethnicisation du politique qui ne sont pas toujours clairement assumées par les acteurs. Cet ouvrage, qui repose sur une enquête approfondie, rend compte des différents modes de sélection, de promotion et de cooptation des élites maghrébines dans le système politique français. Il décortique les principaux usages de l'ethnicité maghrébine, tant du côté des acteurs (élus, dirigeants associatifs, leaders communautaires) que des organisations (gouvernement, collectivités locales, partis, syndicats). L'auteur a pour ambition de jeter les bases d'une théorie française de l'ethnicité, qui ne se contente pas d'adapter les nombreuses thèses anglo-américaines. Dépassant les faux débats sur la prétendue "américanisation de la société française", il étudie les manifestations actuelles d'ethnicité et le retour aux conceptions idéalistes du fait national : populismes et communautarismes ethniques se développent simultanément, participant de manière concurrente et complémentaire à la définition d'un "nouvel être communautaire" pour la France et l'Europe de demain.
Nombre de pages
261
Date de parution
24/09/1997
Poids
354g
Largeur
136mm
Plus d'informations
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EAN
9782724607321
Titre
ETHNICITE REPUBLICAINE. Les élites d'origine maghrébine dans le système politique français
Auteur
Geisser Vincent
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
136
Poids
354
Date de parution
19970924
Nombre de pages
261,00 €
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Du livre haineux d'Oriana Fallaci aux « provocations » de Michel Houellebecq, en passant par certaines déclarations d'intellectuels et éditorialistes de renom, l'Islam fait depuis peu l'objet de critiques violentes qui se nourrissent de tous les amalgames ( notamment avec le terrorisme islamiste): l'idée se répand, confortée par les thèses de Samuel Huntington sur le « choc des civilisations », que l'islam est une religion dangereuse et qu'elle représente une menace pour la France et ses valeurs.A partir d'une enquête approfondie et d'une analyse de la rhétorique anti-musulmane, les auteurs s'attachent dans ce livre à mettre en lumière les anciens et les nouveaux registres de l'islamophobie « à la française », du mépris chrétien pour la religion musulmane à la xénophobie de l'extrême droite, en passant par l'offensive des « intégristes » de la « laïcité » ou la haine de l'arabo-musulman dans certains milieux juifs radicaux. Ils expliquent en particulier que cette islamophobie s'ancre très profondément dans la mémoire de l'Algérie coloniale: la crainte et la haine du musulman semblent avoir progressivement succédé à celles de l? « Arabe », mêlant haine religieuse, racisme et peur des nouvelles « classes dangereuses », les jeunes de banlieues.
Résumé : L'objectif de ce numéro thématique est de se concentrer sur les acteurs contestataires des années 2010-2011 et, au-delà, sur leur rôle dans les transitions politiques en cours au Maghreb et au Machrek. Mais en essayant de brosser un tableau le plus fidèle possible des événements, en évitant les schémas binaires qui consisteraient à opposer les " purs " de la contestation aux " ralliés " de la dernière minute, les acteurs " spontanés " aux acteurs "organisés ", en oubliant trop souvent que les situations révolutionnaires sont parfois " labiles " et " fluides ", productrices d'alliances protestataires à la fois originales et paradoxales. La perspective vise délibérément à dépasser tout romantisme révolutionnaire en privilégiant les contributions scientifiques portant sur les thématiques suivantes : La sociologie des acteurs et des lieux de la contestation : d'où viennent-ils ? Qui sont-ils ? Les relations entre les oppositions " institutionnelles " et les acteurs protestataires : quelles alliances ? Quelles transactions ? Le rôle des médias et des réseaux sociaux dans les protestations : déclencheurs ou suiveurs ? Les configurations répressives et le rôle des forces de sécurité.
Geisser Vincent ; Marongiu-Perria Omero ; Smaïl Ka
Toute première enquête sur les musulmans de France face au djihadisme, cet ouvrage veut déconstruire les préjugés sociaux, qui oscillent trop souvent entre la représentation d'un silence communautaire complice ou la vision idyllique d'une mobilisation musulmane massive. A l'heure où les polémiques s'enchaînent, où les émotions prennent le pas sur la raison, l'objectif des auteurs de cet ouvrage est précisément de rendre compte de la multiplicité des positions et des actions des musulmans de France face au djihadisme et de rendre compte des phénomènes de conscientisation citoyenne qu'a suscités le "défi terroriste" chez les citoyens français de confession musulmane. Pour se faire, ils ont privilégié une enquête sociologique jouant sur différentes échelles (individuelle, collective, organisationnelle, etc.) et basée sur l'observation participante, des entretiens approfondis (une quarantaine), l'analyse des sites web et des pages personnelles sur les réseaux sociaux, mais aussi les prises de positions publiques en tant que "musulmans" à travers les tribunes de presse, les discours publics, les médias audiovisuels et les écrits autobiographiques.
Et si le "communautarisme musulman", unanimement dénoncé aujourd'hui en France, était moins le produit d'un supposé activisme islamique que celui des responsables politiques français? C'est bien ce que montrent Vincent Geisser et Aziz Zemouri dans ce livre, fruit d'une longue enquête auprès des acteurs et grâce à des archives inédites. Retraçant la longue gestation républicaine du Conseil français du culte musulman (CFCM), ils révèlent tout ce qu'elle doit à l'héritage de l'Algérie coloniale: comme hier face aux "indigènes", la majorité des hommes et femmes politiques français affirment aujourd'hui, dans un paradoxe intenable, vouloir conduire progressivement les musulmans de France aux "lumières" de la laïcité et de la raison républicaine, tout en les maintenant dans leur spécificité islamique. Des leaders socialistes à Jean-Marie Le Pen, en passant par Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, c'est bien la même logique contradictoire, au-delà des variantes, qui est au c?ur de leurs modes de "gestion de la question musulmane": au niveau national, jouer sur le spectre effrayant du communautarisme musulman tout en l'encourageant; et, au niveau local, tisser des réseaux clientélistes dans une course parfois effrénée au "vote musulman" - comme l'illustrent ici les cas de la Seine-Saint-Denis, de Marseille et de Montpellier. Sans ignorer le rôle des réseaux d'allégeances aux Etats autoritaires du monde arabo-musulman, les auteurs montrent, preuves à l'appui et au rebours des représentations dominantes, que les nouvelles générations de croyants de nationalité française aspirent très majoritairement à décoloniser l'islam de France et à se vivre pleinement comme citoyens de la République.
Laruelle Marlène ; Pranchère Jean-Yves ; Miranda A
Néoréaction, régression démocratique, illibéralisme, autoritarisme, populisme, néofascisme, cyberlibertarianisme, antimodernisme : cet écheveau de concepts rendant compte de certaines des évolutions profondes de nos sociétés et de nos systèmes politiques contemporains a de quoi désorienter. Régulièrement, pourtant, l'actualité invite à les utiliser pour désigner des discours, des pratiques institutionnelles, des projets politiques ou des idéologies, qu'il s'agisse, de façon neutre, de les décrire ou, de façon plus engagée, de s'en inquiéter et de les dénoncer. C'est là tout l'intérêt intellectuel et l'utilité civique de ce volume : clarifier ces concepts tout en mettant en lumière les liens entre deux ensembles de phénomènes qui méritent d'être appréhendés de concert. Ainsi s'impose aujourd'hui la nécessité de scruter en détail les fondements intellectuels des tendances autoritaires, afin de mieux en comprendre les manifestations politiques et institutionnelles.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
Atlas, dans la mythologie, représente un géant capable de tenir la Terre sur ses épaules sans en être écrasé. Mais quand Gérard Mercator publie en 1538 ce qu'il décide d'appeler un Atlas, le rapport des forces s'est complètement inversé : un "Atlas" est un ensemble de planches, imprimées sur du papier, quelque chose que l'on feuillette et que le cartographe tient dans sa main ; ce n'est plus la Terre que l'on a sur le dos et qui nous écrase, mais la Terre que l'on domine, que l'on possède et que l'on maîtrise totalement. Près de cinq siècles après, voilà que la situation s'inverse à nouveau : paraît un "Atlas" qui permet aux lecteurs de comprendre pourquoi il est tout à fait vain de prétendre dominer, maîtriser, posséder la Terre, et que le seul résultat de cette idée folle, c'est de risquer de se trouver écrasé par Celle que personne ne peut porter sur ses épaules". Bruno Latour Changement climatique, érosion de la biodiversité, évolution démographique, urbanisation, pollution atmosphérique, détérioration des sols, catastrophes naturelles, accidents industriels, crises sanitaires, mobilisations sociales, sommets internationaux, transition climatique... Voici le premier atlas réunissant l'ensemble des données sur les transformations écologiques de notre temps.