Cahiers africains : Afrika Studies N° 93/2019 : Conjonctures de l'Afrique centrale
Geenen Sara ; Ansoms An ; Nyenyezi Bisoka Aymar
L'HARMATTAN
42,50 €
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EAN :9782343175140
L'année 2018 en Afrique centrale a été marquée par une transition politique inopinée en République démocratique du Congo, une réforme constitutionnelle attendue au Burundi et une victoire législative prévisible de la coalition présidentielle au Rwanda. En RDC, les élections législatives et présidentielles se sont déroulées juste avant la fin de l'année, au moment où l'on n'y croyait presque plus. Malgré les difficultés logistiques et le report d'une semaine, des millions de Congolais se sont rendus aux urnes le 30 décembre 2018. Le 10 janvier 2019, Félix Tshisekedi a été proclamé vainqueur avec 38,6 % des votes. En dehors des controverses issues de la publication des résultats de ces élections, la situation sécuritaire en RDC est restée préoccupante, et l'économie a été caractérisée par une stabilité "fragile". Pour les Burundais, c'est une nouvelle Constitution qui a été adoptée après un référendum organisé le 17 mai. Cette révision constitutionnelle prolonge le mandat présidentiel de cinq à sept renouvelable une seule fois. La situation humanitaire reste cependant critique : plus de 400 000 réfugiés vivent toujours au Rwanda, en Ouganda, en RDC et en Tanzanie. Les médias et la société civile sont particulièrement ciblés parle régime. Au Rwanda, le Front patriotique rwandais (RPF) et le président Paul Kagame conservent leur hégémonie sur la société rwandaise après les législatives du 4 septembre, malgré l'entrée au Parlement d'un parti d'opposition pour la première fois, le Democratic Green Party of Rwanda. Ce nouveau volume des Conjonctures de l'Afrique centrale mène le lecteur à approfondir les récentes dynamiques dans ces pays à travers dix-sept chapitres riches et variés, analysant tour à tour cinq thématiques : les élections, les exilés, l'ethnidté, la gouvernance et les innovations. Par ailleurs, il permet d'envisager les transitions et les transformations en Afrique centrale, mais également les continuités et les reculs, afin de pouvoir penser des voies possibles et constructives vers des changements futurs au bénéfice de la population de la région.
Nombre de pages
462
Date de parution
25/04/2019
Poids
700g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343175140
Titre
Cahiers africains : Afrika Studies N° 93/2019 : Conjonctures de l'Afrique centrale
Auteur
Geenen Sara ; Ansoms An ; Nyenyezi Bisoka Aymar
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
700
Date de parution
20190425
Nombre de pages
462,00 €
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L'année 2016 s'annonçait cruciale, non seulement parce que, conformément à la Constitution congolaise, elle devait sonner le glas de seize années de règne de Joseph Kabila, mais également parce qu'une large partie de l'opposition et de la société civile congolaise avait juré que le président devrait partir le 19 décembre 2016 au plus tard, au besoin de force. Rien ne s'est passé dans ce sens. Le changement tant attendu n'a pas eu lieu. Kabila est resté au pouvoir et continue à se renforcer des divisions qui existent au sein de l'opposition politique congolaise. Le temps a été le principal allié de la Majorité présidentielle ; il a été gagné notamment grâce aux dialogues politiques qui n'en finissaient plus. Il a ensuite suffi que la Cour constitutionnelle interprète l'article 70 de la Constitution : en cas de non-organisation d'élections, il appartiendrait au président de continuer à exercer le pouvoir. Mais 2016 aura aussi été l'année de grandes difficultés politiques dont la Majorité présidentielle est encore très loin de se remettre aujourd'hui : il s'agit surtout des schismes qu'elle a connus et qui ont conduit au départ de certains de ses grands ténors dans l'opposition politique. Elle reste profondément affaiblie, même si, en fin d'année, on en parlait moins, les projecteurs se tournant plutôt vers l'opposition congolaise. Plus grave encore, 2016 a vu s'effondrer progressivement certaines transformations économiques et sociales qui constituaient les principales réussites du Gouvernement, comme nous le soulignions en 2015. En effet, les fluctuations économiques en RDC, dont une des causes premières est le déclin de la production dans le Copperbelt, ont eu pour conséquence un ralentissement de la croissance. Si ces problèmes justifient la baisse des prévisions budgétaires, ils ont aussi des effets négatifs sur les avancées dans le domaine social, de même que sur le financement du processus électoral en cours.
Vous êtes parent et ultrasensible, et vous avez du mal à vous faire entendre auprès de vos enfants ? Leurs cris vous agressent et le moindre conflit vous submerge ? Vous avez tendance à vous sentir incompris au sein même de votre famille ? Bieke Geenen, en s'appuyant sur son expérience de maman ultrasensible, vous propose des clés pour mieux comprendre l'impact de votre haute sensibilité sur vos relations avec vos enfants et retrouver une vie familiale apaisée et épanouissante. Dans ce livre : Comment surpasser vos appréhensions et décrypter les mécanismes de votre ultrasensibilité. Les 9 déclencheurs principaux identifiés par l'auteure (surcharge sensorielle, conflit, séparation, stress, critique, incompréhension, injustice, superficialité et autoritarisme). Comment anticiper et résoudre les problèmes liés aux différences de sensibilité dans votre famille. Des témoignages de l'auteure, des exercices, des conseils pour avancer étape par étape et vous aider à retrouver rapidement un équilibre familial. Le guide pour faire de ses émotions une force et s'épanouir en famille.
Si le thymus fut identifié dès la Grèce Antique, il faudra néanmoins attendre la fin du XXe siècle pour comprendre que cet organe, considéré comme un vestige de l'évolution, joue un rôle unique dans l'éducation du système immunitaire à reconnaître les gènes du soi et à ne pas les rejeter comme de vulgaires intrus. L'auteur nous raconte différents voyages comme celui des concepts en immunologie ainsi que son propre parcours depuis son initiation à la recherche scientifique. Il démontre que l'ocytocine, une neurohormone cérébrale, est synthétisée dans le thymus mais quelle n'y est pas sécrétée. Ce comportement particulier de l'ocytocine thymique amène l'auteur à démontrer que la "présentation" des peptides du soi neuroendocrine dans le thymus joue un rôle unique dans la programmation de la tolérance immunitaire vis-à-vis du système neuroendocrine. L'extension de ce nouveau concept à d'autres familles d'hormones lui permet de proposer une nouvelle compréhension de la pathogénie du diabète insulino-dépendant. Ces voyages s'achèvent sur un témoignage personnel situant sa démarche dans les conflits entre la foi et la science. Cette monographie évoque ainsi de manière concise de très nombreux domaines touchant à l'histoire, à la philosophie des sciences et à la foi. Vincent Geenen est docteur en Médecine, chirurgie et accouchements (ULg, 1982), docteur en Sciences biomédicales expérimentales (ULg,1987), et agrégé de l'Enseignement supérieur (ULg,1996). Marié et père de trois enfants, il est Directeur de recherches au F. S. R. FNRS de Belgique, chef de clinique au Centre Hospitalier Universitaire de Liège, et Professeur d'Embryologie et d'Histoire de la recherche biomédicale aux facultés des Sciences et de Médecine de l'ULg. II est membre de l'Académie royale de Médecine depuis 2013. Depuis 1996, son nom est mentionné dans le Who's Who in the World, le Who's Who in Medicine and Health Cure, ainsi que dans le Who's Who in Science and Engineering.
Alidou Sahawal ; Nyenyezi Bisoka Aymar ; Geenen Sa
Ce volume 2020 des Conjonctures de l'Afrique centrale propose quatorze chapitres sur le Burundi, la RDC et le Rwanda. Ces textes explorent notamment la nature des pouvoirs politiques au niveau central, les défis de la reconstruction en contextes fragiles et post-conflits, les enjeux agricoles locaux et globaux, et enfin la gouvernance des ressources naturelles. En analysant les structures politiques, économiques, sécuritaires et sociales, ainsi que les pratiques des différents acteurs - des présidents jusqu'aux paysans -, cet ouvrage se veut une contribution à une meilleure compréhension de la situation actuelle en Afrique centrale.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...