
NOIR PANTHERE
C'était un jour de mai très gris, dans un village près de Turin. Les montagnes noyées de brouillard étaient invisibles et, partout, chez l'épicier, au bistrot, dans les journaux, on s'inquiétait de la présence insolite d'une panthère noire échappée d'on ne savait où. Elle était là, invisible et menaçante, perdue dans la brume, prête à dévorer le mouton imprudent ou le promeneur égaré. De retour à Paris, l'idée m'est venue de raconter tout ça : la menace cachée, la peur, l'attente, les folies de l'imagination, le trouble que la panthère noire et invisible semait autour d'elle. J'entendais les voix de ceux qui m'avaient parlé d'elle. Elles m'ont inspiré ces trois variations - fantastique, théâtrale, policière. Seul manquait le point de vue de la panthère. Son monologue déchirant et déchiré, quatrième variation, clôt ce livre qui joue sur le clavier intime de nos angoisses ancestrales et de nos terreurs d'enfance.
| Date de parution | 01/10/2008 |
|---|---|
| Poids | 200g |
| EAN | 9782916913131 |
|---|---|
| Titre | NOIR PANTHERE |
| Auteur | GAZIER |
| Editeur | BAYOL JEAN PAUL |
| Largeur | 0 |
| Poids | 200 |
| Date de parution | 20081001 |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

John Maynard Keynes. 2e édition
Gazier BernardRésumé : Considéré comme le plus grand économiste du XXe siècle, l'Anglais John Maynard Keynes (1883-1946) reste un auteur controversé. Après une période de domination presque sans partage durant les années 1960-1970, l'apport du fondateur de la macroéconomie moderne a été radicalement rejeté par de nombreux économistes, pour revenir au premier plan aujourd'hui. En présentant les multiples facettes de cette personnalité hors du commun et en analysant la dynamique de son ?uvre, cet ouvrage nous invite à mieux apprécier l'impact des concepts keynésiens sur la pensée économique contemporaine, et à tenter de cerner un homme qui, à l'égal de Christophe Colomb, Charles Darwin ou Sigmund Freud, fut d'abord un découvreur.EN STOCKCOMMANDER10,00 € -

La crise de 1929. 8e édition
Gazier BernardRésumé : La crise de 1929 fut avant tout un effondrement généralisé de la production dans la quasi-totalité du monde industrialisé. Violente et contrastée dans son déroulement et ses enjeux, elle a fait subir au monde occidental un recul comparable à celui des deux conflits mondiaux qui l'encadrent chronologiquement. A travers des événements convulsifs, c'est la démocratie occidentale qui est apparue en danger, puis victorieuse. Cet ouvrage revient sur l'histoire de la " Grande Dépression ", ses causes, ses effets. Il analyse les mécanismes économiques en jeu dans cet épisode traumatique du capitalisme contemporain. Il montre enfin comment chaque époque relit cette crise hors norme à l'aune de ses propres urgences et de ses acquis.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER10,00 € -

HISTOIRE GENERALE DU MOUVEMENT JANSENISTE, DEPUIS SES ORIGINES JUSQU'A NOS JOURS. CINQUIEME EDITION
GAZIER AUGUSTINSur commandeCOMMANDER52,00 € -

JEANNE DE CHANTAL ET ANGELIQUE ARNAULD, D'APRES LEUR CORRESPONDANCE (1620-1641).
GAZIER AUGUSTINSur commandeCOMMANDER22,00 €
Du même éditeur
-
POUR UN PRINCIPE MATERIALISTE FORT
BAQUIASTLes nouvelles sciences et les nouvelles philosophies nous dessinent des paysages dont la splendeur et l'inspiration dépassent de beaucoup l'au-delà proposé par les religions. De nouvelles définitions de la vie, de l'homme, de l'intelligence et de la conscience nous sont proposées. Sans nous éloigner de la nature, elles nous mettront mieux en phase avec ce qui est peut-être le ressort profond de l'évolution cosmologique. Face à l'inquiétante montée des religions politiques, Jean-Paul Baquiast défend une vision athée du monde. A travers un panorama des connaissances scientifiques et philosophiques les plus récentes, il propose aux lecteurs une nouvelle pensée matérialiste.Sur commandeCOMMANDER23,58 € -

CORPS
BAYOLBerlin. La ville vient de pulvériser son mur. Encore convalescente et mal à l'aise dans son corps réunifié, elle est projetée dans le nouveau millénaire. En marge du tournage d'un film qui se perdra corps et biens, un acteur arpente la ville, écoute ses battements, explore ses artères et ses centres nerveux. Numéro 37 de ce côté. 38 de l'autre. Et puis 39. 39 comme l'ouverture des hostilités et comme une fièvre. Celle que j'atteignais d'ailleurs fréquemment dans mon enfance et qui m'a valu mon surnom. Trente-Neuf. Le thermomètre se bloquait à ce degré. Sujet à des fièvres interminables, je délirais pendant des semaines. Pour moi, j'ai 39 voulait dire qu'un dragon me possédait, frappait à mes tempes, injectait mes yeux d'un mauvais sang, empoisonnait mes veines et brûlait ma gorge. 39 c'était lui. Je l'avais. Il s'était introduit dans les cavernes de mon corps. Il y avait élu domicile. Sa présence me terrorisait. Je pensais en avoir hérité comme les neuf queues du mistigri au jeu des sept familles. Je pouvais le voir couché sur le tas d'or de mes viscères. La nuit je me réveillais en nage et restais des heures à grelotter au fond de mon lit, fermant les yeux pour chasser le monstre incrusté dans l'ombre. Mais à peine l'avais-je délogé que je le voyais surgir d'un autre repli obscur. Il revenait au détour d'une épaisse lame de fond, travaillé comme un pétrin qui épousait trente-neuf formes molles prêtes à me recouvrir et à m'étouffer sous la pâte. Un jour j'ai décidé de lutter avec lui à armes égales et que le gagnant pourrait prendre le nom du vaincu. Le lendemain je me suis réveillé sans température. J'ai dit OK, je suis Trente-Neuf. Bien plus tard, le jour où j'ai voulu me donner un pseudonyme pour la scène, Trente-Neuf s'est imposé comme une nouvelle bravade. Depuis ça m'est resté.Sur commandeCOMMANDER17,92 € -
NONOLAND
LORENTElle aurait dû tomber plus tôt. La France, leur France. Ça meurt, ça s'effondre, c'est pire que tous les déclins imaginés dans les beaux salons parisiens. Bon Dieu, ça leur pendait au nez comme une évidence. Ils l'ont vu arriver. Et tous d'attendre, le crêpe noir déjà au bras. Nous mourrons en eunuques. Un vieux pays, peuplé de vieux malades. À tout prendre, l'achever était peut-être une bonne chose. Malgré les rodomontades de nos politiciens mises en premières pages des journaux, cela n'avait pu étonner que les idéalistes ou les fous... Pas visionnaire, oh non. Suffisait d'observer. Les nations, ça tombe comme les hommes. Ça commence par perdre la tête, ça oublie son histoire, ses amis, ses promesses. On vous moque, on ne vous prend plus au sérieux. Vous pouvez encore faire peur, mais c'est une peur mêlée de ricanements. Après la tête, les muscles. Une maladie, voilà tout. Tout engourdi. Ça met des heures à réagir, ça tergiverse et, finalement, quand ça se décide à frapper... un soufflet, à peine.Sur commandeCOMMANDER13,68 € -

VOTRE JEUNESSE
LORENTIls se retournent souvent pour scruter l'assistance, huer les "collabos" ou tout simplement pour se moquer. On a beau faire partie de l'avant-garde de la Pensée Critique, on n'en reste pas moins de joyeux drilles. D'ailleurs, cette euphorique effervescence ne plaît pas aux anarchistes : "Soyez sérieux, y'en a qu'essaient de faire la Révolution, bordel !" Lors de grands mouvements sociaux au sein d'une faculté occupée par les étudiants, un observateur ironique tient la chronique du mouvement, du blocage de la fac, des AG et des manifs. Ce témoignage cruel et hilarant est le portrait sans illusions ni complaisances d'une jeunesse illusionnée et prête à toutes complaisances.Sur commandeCOMMANDER15,94 €
