Extinctions" présente les stratégies de Beckett afin de conduire l'être jusqu'à son impossibilité d'exister et à sa vacuité. Les lieux du corps, comme ceux de l'espace et du temps subissent - par la fiction, la poésie, le cinéma, la télévision et la radio- tout ce qui s'écroule puis s'efface et s'éteint par la puissance de l'imaginaire. L'essai, à travers une numérotation choisie, révèle les langages profondément novateurs et créateurs de Beckett pour dire l'épuisement du sens. Les stratégies de l'imaginaire éliminent toute révélation illusoire. Deux citations sont emblématiques de cette oeuvre paradoxale entre l'impossibilité du dire et l'effacement : de "au commencement était le calembour" jusqu'à "Assez les images" où ne subsiste que la musique du silence dans le noir.
Nombre de pages
98
Date de parution
01/09/2024
Poids
136g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782384063970
Titre
Samuel Beckett. Extinctions
Auteur
Gavard-Perret Jean-Paul ; Cohen Olivia-Jeanne
Editeur
DOURO
Largeur
140
Poids
136
Date de parution
20240901
Nombre de pages
98,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
L'auteur se fait observateur acidulé des prétendus bouleversements qui parcourent l'existence d'un héros dont la postérité est cultivée de son vivant ce qui est bien plus roboratif. Cet auteur a trouvé dans son héros sans ne l'avoir jamais rencontré le parfait écho à la formule revisitée sur l'amitié selon Montaigne : "Parce que c'était lui, parce que c'était moi" . Bref, pour ce dernier, Cauda reste le seul maître. La plus grande révérence à lui accorder est sa mise en pièces (de boucher).
Face aux photographes productivistes ou amateurs qui laissent le monde aussi désolé que convenu, de rares créateurs deviennent irremplaçables. Supplément d'image d'un côté, amenuisement de réalité de l'autre, ces photographes en leurs options évitent le jeu d'éclosions de lumières aveuglantes. Ils traquent l'ombre. Pour eux, voir moins montre plus. Et ce, en divers champs : éthique, sociale, politique et esthétique où la photographie ne copie plus du réel : elle le métamorphose. Sont réunis ici les créateurs qui répondent à la "Chambre claire" de Barthes. Dans "La chambre sombre" , les fenêtres ouvrent sur des territoires sombres et acérés. Les photographes laissent l'oeuvre au noir - mais parfois non sans détour. Leurs visions ne suggèrent jamais des effondrements, mais des perspectives par de nouveaux sédiments pour une autre beauté.
Tout au long des XIXe et XXe siècles, la criminalité a été une constante en Corrèze. A l'évidence, la violence n'a jamais vraiment quitté le devant de la scène de ce département resté très longtemps une terre rurale du centre de la France. Jean-Michel Valade, au fil de ses recherches, en fait la démonstration. Il a exhumé des archives, en effet, un lugubre musée des horreurs, fort bien achalandé, où les turpitudes de l'âme humaine apparaissent dans toute leur noirceur. Assassinats, meurtres, parricides, empoisonnements, infanticides, viols, attentats à la pudeur, incestes, comme incendies volontaires ou encore vols crapuleux émaillent son récit. Publié en 2008, puis réédité en 2012, cet ouvrage qui se lit "comme un très bon roman de trente-cinq chapitres" , ainsi que l'écrit Claude Michelet dans sa préface, reprend vie grâce aux Editions Douro.
Un mystérieux jeune homme portant d'étranges scarifications et retrouvé errant aux Portes de Paris est hospitalisé aux Hôpitaux de Saint-Maurice et en disparaît dans des circonstances insolites. Un carnet sur lequel il a consigné ses écrits nous livre son étrange histoire qui débute par son initiation dans une loge franc-maçonnique. Il relate à un frère son histoire familiale tourmentée et lui fait part de ses soupçons autour de la disparition ancienne de son père qu'il n'a jamais connu. Il imagine en effet que sa grand-mère, une femme tyrannique et perfide, est à l'origine de cette disparition jamais élucidée. Il se résout à aller enquêter dans sa ville natale où il n'est jamais retourné et dont il refuse même d'évoquer le nom tant elle lui évoque de pénibles souvenirs et fait naître en lui d'irrationnelles angoisses. Son enquête va le mener à des découvertes insoupçonnées aux confins du fantastique et de la folie. Quelle est cette force obscure qu'il a déchaînée malgré lui ...
A l'ombre des mots, se dessinent des images et derrière les images se loge l'indicible. La création vient interroger notre rapport au monde et aux autres, pouvant ainsi révéler certaines impasses humaines, sociales, écologiques dans lesquelles nous nous enfonçons. Cet ouvrage convoque notre part d'ombre, nous invitant à questionner les évidences, à laisser une place aux doutes pour ainsi faire surgir une lumière d'espoir. Afin que les colères prennent les voies de l'espérance, ne nous faut-il pas dès à présent donner de la voix à notre part d'humanité ...
Sachez qu'en ouvrant ce livre vous allez immanquablement emprunter un bien étrange passage tel ce narrateur claudiquant qui fait son entrée par-ci par-là, faire un voyage à travers une sorte de porte inter-dimensionnelle reliant toute cette série d'histoires urticantes, parfois troublantes, reliant des époques singulières ou des petits univers particuliers, à moins qu'il ne s'agisse tout simplement de rêves... Je vous laisse découvrir, voire deviner, la nature exacte de cet indispensable trou de vers qui pourrait provoquer chez vous quelque gêne ou émoi incontrôlables.