Partageant la vision d'Otto Steinert sur la "photographie subjective", Jean-Claude Gautrand fonde en 1963, le groupe "Gamma" , puis, le groupe d'avant-garde "Libre expression" avant d'adhérer en 1964 au Club des 30x40, dont il devient le vice-président. Il fait partie en 1970 de la toute première équipe des Rencontres d'Arles et mènera à partir de là, parallèlement à son travail photographique, une intense activité de journaliste. Auteur de nombreux livres, il est un de ceux qui ont oeuvré pour faire reconnaître la photographie en tant qu'expression artistique à part entière. Jean-Claude Gautrand est l'un des très grands photographes français, mais il fut également commissaire d'expositions et historien de la photographie. Pendant près de cinquante ans, il fut l'infatigable témoin du festival des Rencontres, accumulant des archives exceptionnelles conservées au centre de recherche et de documentation du musée Réattu. L'ouvrage est donc à double entrée : Jean-Claude Gautrand photographe (avec plus de 350 photographies de 1961 à 2018) et Jean-Claude Gautrand observateur privilégié de l'histoire de la photographie à Arles et au-delà. Ses séries, au graphisme épuré comme "Métalopolis" ou puissant comme "L'Assassinat de Baltard", conceptuelles comme "Le Galet", ou intimistes et picturales comme "Le Jardin de mon père", témoignent des qualités et du parcours d'un grand photographe.
Nombre de pages
288
Date de parution
21/06/2024
Poids
1 590g
Largeur
220mm
Plus d'informations
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EAN
9782354041144
Titre
Jean-Claude Gautrand
Auteur
Gautrand Jean-Claude
Editeur
ILLUSTRIA
Largeur
220
Poids
1590
Date de parution
20240621
Nombre de pages
288,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Jean-Claude Gautrand, né en 1932, est l'un des plus grands spécialistes français de la photographie. Photographe professionnel depuis 1960, il s'est fait également un nom comme historien, journaliste et critique, grâce à de nombreuses publications. Il est l'auteur des livres Taschen: Paris - Portrait of a City (2011), Doisneau (2003), Brassaï (2004) et Ronis (2005).
Robert Doisneau (1912-1994) est surtout célèbre pour ses portraits magiques et intemporels pris au 35mm dans les rues de Paris et de sa banlieue. Spontanées, naturelles, pleines de poésie et d'humour, ses photographies représentent des gens ordinaires, dans des lieux ordinaires, accomplissant des choses ordinaires, comme figés dans le temps, qui à leur insu dévoilent en public des émotions fugaces saisies au vol. Tout le talent de Doisneau réside dans sa manière de guetter et de capturer, avec délicatesse et humanité, ces petits moments de grâce de la vie quotidienne à Paris. Ce livre qui retrace la vie et la carrière de Doisneau représente une merveilleuse introduction à l'oeuvre de ce photographe qui en a inspiré tant d'autres.
Photographier, c'est engager une course poursuite contre l'effacement, la disparition, le néant. C'est une lutte contre le temps, un défi à l'oubli. (...) C'est une arme imparable contre les génocides culturels ou les abandons volontaires ; le contrepoison à la passivité". Jean-Claude Gautrand n'a que 24 ans lorsqu'il découvre l'oeuvre du photographe allemand Otto Steinert, fondateur de la "Subjektive Fotografie" et adepte d'une rigueur formelle aux limites de l'abstraction. Pour le jeune Gautrand, c'est un véritable choc esthétique. Dès lors, il ne cessera de développer une poésie par l'image où graphisme, matière et lumière sont les composants essentiels d'une oeuvre fondamentalement engagée. Marqué tout autant par les traces d'une époque révolue que par la manière dont l'homme transforme perpétuellement son environnement, Jean-Claude Gautrand s'est fait le témoin des bouleversements et des injustices de son époque. De la construction du périphérique parisien à la destruction des Halles de Baltard en passant par la catastrophe écologique de l'usine Pechiney et les vestiges du Mur de l'Atlantique construit par les nazis, toute l'oeuvre de Gautrand est traversée par cette nécessité de créer un rempart contre l'oubli. Faisant siens les mots du philosophe Georges Santayana, son oeuvre se lit comme un avertissement : "Ceux qui oublient l'histoire sont condamnés à la revivre" . Né en 1932 en plein bassin minier du PasâdeâCalais, Jean-Claude Gautrand arrive très jeune à Paris, où il vivra toute sa vie. Dès 1945, il s'intéresse à la photographie et se démarque en étant l'un des premiers photographes à présenter ses images en séries. Homme d'action, il fonde en 1963 le groupe Gamma puis crée, en 1964 le groupe "Libre Expression" afin de promouvoir une photographie nouvelle, créative et personnelle. La même année, il rejoint le club photographiques des 30x40 qui défend la notion de photographie d'auteur et en deviendra le président quelques années plus tard. En parallèle de son activité de photographe, il mène une carrière de journaliste et écrit dans plusieurs grandes revues françaises. Ses photographies font l'objet de nombreuses expositions de groupe et personnelles, et figurent dans plusieurs collections publiques.
Fernand Léger hérite de l'impressionnisme un thème qui devient récurrent dans son oeuvre à partir de la fin des années 1940?: la représentation des banlieues en cours d'industrialisation. Rentré des États-Unis en 1946 et installé à partir de 1952 à Gif-sur-Yvette, Léger peint dans la dernière décennie de sa carrière la ceinture qui enserre Paris, là où s'implantent les grands établissements industriels qui transforment peu à peu les campagnes en communes-dortoirs prolétariennes. Il adopte alors un style bien éloigné du staccato qui caractérise ses tableaux fortement architecturés des années 1910-1920. Dans une composition aérée, le décor rassemble des éléments d'une nature désolée et d'autres rappelant la ville proche, réservoirs à gaz, voies de communication, poteaux télégraphiques, etc. La banlieue peinte par Léger est celle que décrit Cendrars dans La Banlieue de Paris (publié en 1949) et que photographie à la même époque Robert Doisneau, Willy Ronis et Sabine Weiss.
Publication annuelle consacrée à des études de fond concernant tous les aspects de l'art européen du Moyen Age à nos jours, Les Cahiers d'Histoire de l'Art sont ouverts aux contributions de chercheurs de tous les pays. Une section de la revue rend compte pareillement de l'actualité du monde de l'art en présentant des ouvrages, des expositions, des aménagements muséographiques, des restaurations ainsi que des événements marquants du marché de l'art. Les Cahiers d'Histoire de l'Art s'adressent à un très large public de spécialistes et d'amateurs.
Cet ouvrage nous introduit dans l'univers des bâtisseurs de cathédrale du Moyen Age et plus particulièrement à partir du 12e siècle. L'auteur Philippe Debaud a relevé méticuleusement tous les signes que les tailleurs de pierre ont laissé comme marque de témoignage de leur travailâ : tailleurs de pierre pour les voûtes, sculpteurs pour les portails... C'est à partir de Chartres que l'auteur a suivi ces maîtres, pour la plupart tombés dans l'oubli, pour les retrouver de Soissons à Bordeaux en passant par la basilique de Saint-Denis et duA Mans à Brioude en passant par Cluny. Aujourd'hui les liens entre tous ces édifices nous persuadent de reconsidérer notre vision de cette périodeâ : les bâtisseurs de Chartres sont bien des innovateurs et sont déjà porteurs de l'art gothique. C'est donc une invitation à découvrir cette aventure aujourd'hui millénaire que nous propose l'auteur. Cet ouvrage est conçu pour la lecture de tous depuis le curieux et l'amateur jusqu'à l'archéologue et l'historien de l'art.
Après avoir publié Traces et empreintes, l'oeuvre complet d'Anne-Marie Catelain en catalogue raisonné présente près de 800 oeuvresâ : esquisses, monotypes, gravures, dessins, peintures. Son parcours est riche et jalonné d'oeuvres qui révèle un talent indéniable. Ses compositions nous font plongés dans un univers que l'on découvre à chaque fois que l'on porte un regard sur lui. Le cheminement qui a été le sien commence par des oeuvres surréalistes pour ensuite s'engagé vers une voie qui lui est tout à fait personnelleâ : l'abstraction n'est jamais abstraite, elle suggère des formes imaginées de l'univers céleste qu'elle nous invite à découvrir dans le faste d'une palette riches aux tons rompus d'oranges, de bleus profonds, d'émeraudes, de pourpres et d'ocres, sans oublier les gris profonds qui nous suggèrent la profondeur de son discours. Artiste secrète, elle s'est évertuée à nous livrer sa cosmogonie comme si elle avait traversé le ciel l'espace d'une météore.