En regard de l'importante exposition consacrée à deux créateurs d'exception, Picasso et le grand photographe américain David Douglas Duncan, seule étape française de ce regard européen, La Piscine - musée d'art et d'industrie André Diligent, Roubaix, publie pour la première fois l'ensemble de son fonds Picasso, qui comprend une collection unique de céramiques, ainsi que quelques clichés et objets d'orfèvrerie. C'est lors de son passage à Vallauris, en 1946, que Picasso se découvre une passion tardive pour la céramique, qu'il pratiqua à sa guise dans l'atelier Madoura de Georges et Suzanne Ramié. Décidant de vivre à temps plein sa nouvelle passion, il s'installe à Vallauris de 1948 à 1955 où il produit une quantité incroyable de poteries, vases, assiettes, pichets, carreaux de faïence... Riche de son expérience de peintre et de sculpteur, il invente des "sculptures céramiques" étonnantes, telles le vase Grois Oiseau Visage noir, ou le Grand vase aux danseurs. L'apport de Picasso à l'histoire de la céramique d'artiste du XXe siècle est fondamental. André Malraux avait assurément pris la mesure et compris le prestige de cette référence essentielle et suscité l'achat d'une très riche sélection de la production de Picasso dans les ateliers de Suzanne et Georges Ramié, à Vallauris. Mais curieusement, cette série d'exemplaires destinés aux musées français ne suscita pas d'intérêt et demeura dans les réserves nationales où finalement, au début des années 1990, il était encore possible de l'exhumer de ses emballages d'origine... Cette incroyable retenue devant la production éditée de l'œuvre céramique de Picasso, permit à Roubaix de sensiblement enrichir la part céramique de ses collections et de faire de son fonds Picasso l'une de ses incroyables richesses et l'un des moteurs de son projet et de sa programmation. Le catalogue restitue le parcours de ces objets et affirme leur importance dans l'identité même de La Piscine.
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Nombre de pages
130
Date de parution
23/05/2012
Poids
420g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782918698302
Titre
Les Picasso de la Piscine
Auteur
Gaudichon Bruno ; Massé Alice
Editeur
INVENIT
Largeur
160
Poids
420
Date de parution
20120523
Nombre de pages
130,00 €
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Ce qui donne son intérêt unique á l'oeuvre de Camille Claudel (1864-1943), "c'est que tout entière elle est l'histoire de sa vie" (Paul Claudel). Mais, au-delà du mythe solidement installé, ses dessins et sculptures peuvent aussi s'envisager du point de vue de l'intime, de son besoin de se singulariser et de sa quête de sincérité qui parfois tourne à l'obsession. Telle est la lecture que proposent Anne Rivière et Bruno Gaudichon, forts des recherches qu'ils mènent en commun depuis leurs travaux essentiels pour la redécouverte de l'artiste dans les années 1980. Abondamment illustré et présenté sous coffret, l'ouvrage propose, outre une étude des principales articulations de l'oeuvre, une biographie contextualisée qui réunit les sources et informations disponibles à ce jour, ainsi qu'un catalogue des oeuvres tenant compte de l'ensemble des travaux récents sur la sculptrice.
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition «Un génie sans piédestal, Picasso et les arts et traditions populaires», présentée par le Mucem, Marseille, du 26 avril au 29 août 2016.4e de couverture : Viscéralement attaché à ses racines, Picasso a nourri son ?uvre d'influences issues des arts et traditions populaires, notamment espagnols : parures et musique, gens du cirque, rites de la tauromachie, colombophilie... Baratines et mantilles, guitares et mandolines, masques et toreros, taureaux et colombes sont autant de motifs iconiques qui témoignent de cet ancrage culturel. À l'occasion de prometteuses rencontres, l'artiste s'est approprié les savoir-faire artisanaux avec une extraordinaire créativité, en particulier ceux du bois, de la céramique, de l'orfèvrerie, de la tôlerie, de la linogravure... Faisant preuve d'une ouverture d'esprit peu commune, Picasso, ce «génie sans piédestal», invente avec jubilation un nouvel art populaire.
En 1946, Picasso visite l?exposition annuelle des potiers de Vallauris : c'est une révélation. Très vite il s?approprie les techniques céramiques les plus diverses (décors incisés, engobés, émaillés?), pour donner libre cours à son inspiration. Il utilise les formes traditionnelles, pichets ou pignates, dont la dimension utilitaire l'enchante - «J'ai fait des assiettes, on vous a dit ? Elles sont très bien, écrit-il à Malraux. On peut manger dedans» -, mais aussi les supports les plus imprévus (gazelles, matériel d'enfournement ou fragments de briques). Il façonne également des formes originales dont la fabrication est un véritable défi pour les potiers de l'atelier Madoura de Georges et Suzanne Ramié, où il a choisi de travailler. En une vingtaine d'années, Picasso crée ainsi plus de 4 000 ?uvres originales puisant aux thématiques méditerranéennes qui lui sont chères : tauromachie, faunes, portraits et antiquités revisitées.
Une amitié hors normes entre deux artistes a vu le jour en 1936 dans l'atelier parisien de Fernand Léger. C'est là, en effet, que le Français Pierre Wemaëre (1913-2010), un des maîtres de l'abstraction lyrique, et le Danois Asger Jorn (1914-1973), co-fondateur du mouvement CoBrA, se rencontrèrent. Tout semblait pourtant les opposer : le premier est issu d'un creuset modelé par l'esprit de famille, la tradition et la tolérance, tandis que le second est un esprit libertaire, volcan d'idées et politiquement engagé. La force des contraires les entraînera, individuellement ou ensemble, sur des chemins artistiques complètement inédits et d'une créativité inouïe. Partageant des débuts difficiles et impécunieux, les jours d'infortune comme les jours meilleurs, tous deux se sont écoutés, réconfortés, stimulés, puisant l'un dans l'autre la confiance nécessaire à leur épanouissement. Artistes en devenir, ils se sont regardés éclore, grandir, mûrir, travaillant parfois à quatre mains, notamment dans la création en direct de tapisseries. Leurs oeuvres personnelles ou communes s'enrichissent mutuellement dans un profond respect réciproque que rien, pas même le temps, ne saura dissiper : une amicale émulation agissant comme le révélateur de soi-même. L'exceptionnelle exposition présentée en 2013-2014, d'abord par La Piscine de Roubaix, puis par la Maison du Danemark à Paris, vient marquer le centenaire de leur naissance et célèbre l'originalité et la fécondité du dialogue entre Pierre Wemaëre et Asger Jorn.
Cristofoli Vincent ; Villepin Patrick de ; Patry S
Baignée d'une lumière "autrement plus belle que celle de la Méditerranée", selon les mots d'Auguste Renoir, l'île de Noirmoutier, avec ses horizons infinis et son authentique nature sauvage, offre aux artistes des paysages uniques. Arrivant de toute la France ou de l'étranger, débarquant pour une ou plusieurs journées avec chevalets, pinceaux, toiles, couleurs et autres carnets de croquis, nombreux sont les peintres qui ont arpenté ces paysages noirmoutrins. Des plus renommés (Auguste Renoir, Maurice Denis, André Derain, Jean-Emile Labourer...) aux amateurs talentueux ils ont laissé un ensemble d'oeuvres abondant qui forme une description sensible de cette île, de ses paysages, de ses habitants, et de ses estivants. Le lecteur est invité à partager l'émotion de l'artiste qui, dès l'estacade, se trouve saisi par la beauté du bois de la Chaise ou de la plage des Dames, la où le bleu de l'océan se mêle au vert des chênes et aux ocres des immenses blocs de roche battus par les vagues. L'exposition elle sur toile. "Un siècle de peinture à Noirmoutier (1850-1950)" témoigne de cette histoire picturale étroitement liée aux particularités géographiques et humaines des lieux.
Pourquoi encore un livre-de-masques ? L'essentiel sur le sujet est répété à l'envi dans toutes les préfaces de livres-de-masques : A savoir que le masque masque et démasque, que sa fonction est de cacher (le porteur religieux, comédien ou carnavaleux) et de révéler (le dieu, le personnage, la figure de fantaisie). On y ajoute parfois une autre fonction : la fascination voire la sidération du spectateur. Autre antienne : le masque est universel. Pour développer, illustrer, préciser ces idées, il existe des centaines de livres, catalogues, études sur les masques (Loi du marché rentable des salles de ventes oblige). Mais lesquels ? Les masques africains (depuis le cubisme), océaniens et amérindiens (depuis le surréalisme), himalayens depuis peu, ...on peut ainsi compter plus de 27 publications disponibles sur les masques dogons et 51 sur les masques tibétains. La moindre tradition y est recensée, décrite, expliquée, prête à vendre. Il y a moins d'intérêt (pour le moment, mais cela commence) pour les traditions européennes, les splendeurs de Roumanie ou de l'arc alpin. Pourquoi cette tache aveugle ? C'est à celle-ci que ce livre veut répondre.
Au Metropolitan Museum de New York, Gaëlle Josse s'interroge devant l'énigmatique Jeune Fille assoupie de Vermeer et tente de déchiffrer tous les possibles qu'elle suggère. Mais c'est au cours d'une errance urbaine dans cette ville de New York que l'oeuvre va prendre tout son sens, en trouvant un écho troublant et inattendu au coeur de la cité. L'art et la vie. L'art dans la vie. Et toujours cette question qui poursuit l'auteur : qu'est-ce qu'une oeuvre d'art a à nous dire, de nos vies, par-delà les siècles ? Et pourquoi celle-ci, parmi tant d'autres, vient-elle nous obséder ? Ici, l'art du peintre, fait de silence, d'instant arrêté et de geste suspendu, est au centre d'un mystère, celui du rapport unique entre l'oeuvre et celui qui la reçoit. Familière de la peinture hollandaise du XVIIe siècle, explorée déjà dans Les heures silencieuses, l'auteur fait ici se répondre deux univers : l'espace fermé et statique de la peinture, d'une part ; l'espace ouvert et en mouvement de la mégapole, d'autre part.