Le travail, la lutte et les passions. Bronzes belges au tournant du XXe siècle
Gaudichon Bruno ; Massé Alice ; Pingeot Anne ; Hir
INVENIT
15,00 €
Épuisé
EAN :9782376800316
Le Travail , la lutte et les passions. Tels sont les thèmes des quatorze bronzes décoratifs belges récemment offerts au musée de Roubaix par Philippe et Françoise Mongin, généreux couple de collectionneurs parisiens. Présentée pour la première fois au public de La Piscine, cohérence avec la rétrospective consacrée à Jules Adler. le "peintre des humbles" cette donation constitue le coeur d'une exposition-dossier et de cette publication. De Constantin Meunier (1831-1905) à Joseph Witterwulghe (1883-1967) en passant par Jef lambeaux (1852-1908), ce sont trois générations de sculpteurs qui sont évoquées. Les sujets réalistes liés au monde du travail et des travailleurs y côtoient une veine plus légère, autour de l'amour et des bacchanales, tandis que se mêlent les héritages du romantisme, du naturalisme et de l'exubérance de la peinture flamande du Siècle d'or. Dans les collections de La Piscine où elles rejoignent les oeuvres de Rémy Cogghe. mais aussi de Philippe Wolfers, Georges Higuet ou Georges Mime, ces pièces soulignent un tropisme belge ancien et fondateur pour la ville de Roubaix et pour son musée. La proximité géographique et les besoins considérables de main d'oeuvre d'une industrie textile (lainière notamment) en pleine expansion ont en effet alimenté au XIXe et au début du XXe siècles une très importante immigration flamande dans toute la métropole lilloise, et notamment dans les villes de Roubaix et Tourcoing on la thèse de l'art social défendue par un artiste comme Constantin Meunier trouve un écho évident.
Nombre de pages
65
Date de parution
18/09/2020
Poids
212g
Largeur
180mm
Plus d'informations
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EAN
9782376800316
Titre
Le travail, la lutte et les passions. Bronzes belges au tournant du XXe siècle
Auteur
Gaudichon Bruno ; Massé Alice ; Pingeot Anne ; Hir
Editeur
INVENIT
Largeur
180
Poids
212
Date de parution
20200918
Nombre de pages
65,00 €
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En 1946, Picasso visite l'exposition annuelle des potiers de Vallauris : c'est une révélation. Très vite il s'approprie les techniques céramiques les plus diverses (décors incisés, engobés, émaillés?), pour donner libre cours à son inspiration. Il utilise les formes traditionnelles, pichets ou pignates, dont la dimension utilitaire l'enchante - «J'ai fait des assiettes, on vous a dit ? Elles sont très bien, écrit-il à Malraux. On peut manger dedans» -, mais aussi les supports les plus imprévus (gazelles, matériel d'enfournement ou fragments de briques). Il façonne également des formes originales dont la fabrication est un véritable défi pour les potiers de l'atelier Madoura de Georges et Suzanne Ramié, où il a choisi de travailler. En une vingtaine d'années, Picasso crée ainsi plus de 4 000 ?uvres originales puisant aux thématiques méditerranéennes qui lui sont chères : tauromachie, faunes, portraits et antiquités revisitées.
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition «Un génie sans piédestal, Picasso et les arts et traditions populaires», présentée par le Mucem, Marseille, du 26 avril au 29 août 2016.4e de couverture : Viscéralement attaché à ses racines, Picasso a nourri son ?uvre d'influences issues des arts et traditions populaires, notamment espagnols : parures et musique, gens du cirque, rites de la tauromachie, colombophilie... Baratines et mantilles, guitares et mandolines, masques et toreros, taureaux et colombes sont autant de motifs iconiques qui témoignent de cet ancrage culturel. À l'occasion de prometteuses rencontres, l'artiste s'est approprié les savoir-faire artisanaux avec une extraordinaire créativité, en particulier ceux du bois, de la céramique, de l'orfèvrerie, de la tôlerie, de la linogravure... Faisant preuve d'une ouverture d'esprit peu commune, Picasso, ce «génie sans piédestal», invente avec jubilation un nouvel art populaire.
Une amitié hors normes entre deux artistes a vu le jour en 1936 dans l'atelier parisien de Fernand Léger. C'est là, en effet, que le Français Pierre Wemaëre (1913-2010), un des maîtres de l'abstraction lyrique, et le Danois Asger Jorn (1914-1973), co-fondateur du mouvement CoBrA, se rencontrèrent. Tout semblait pourtant les opposer : le premier est issu d'un creuset modelé par l'esprit de famille, la tradition et la tolérance, tandis que le second est un esprit libertaire, volcan d'idées et politiquement engagé. La force des contraires les entraînera, individuellement ou ensemble, sur des chemins artistiques complètement inédits et d'une créativité inouïe. Partageant des débuts difficiles et impécunieux, les jours d'infortune comme les jours meilleurs, tous deux se sont écoutés, réconfortés, stimulés, puisant l'un dans l'autre la confiance nécessaire à leur épanouissement. Artistes en devenir, ils se sont regardés éclore, grandir, mûrir, travaillant parfois à quatre mains, notamment dans la création en direct de tapisseries. Leurs oeuvres personnelles ou communes s'enrichissent mutuellement dans un profond respect réciproque que rien, pas même le temps, ne saura dissiper : une amicale émulation agissant comme le révélateur de soi-même. L'exceptionnelle exposition présentée en 2013-2014, d'abord par La Piscine de Roubaix, puis par la Maison du Danemark à Paris, vient marquer le centenaire de leur naissance et célèbre l'originalité et la fécondité du dialogue entre Pierre Wemaëre et Asger Jorn.
Ce qui donne son intérêt unique á l'oeuvre de Camille Claudel (1864-1943), "c'est que tout entière elle est l'histoire de sa vie" (Paul Claudel). Mais, au-delà du mythe solidement installé, ses dessins et sculptures peuvent aussi s'envisager du point de vue de l'intime, de son besoin de se singulariser et de sa quête de sincérité qui parfois tourne à l'obsession. Telle est la lecture que proposent Anne Rivière et Bruno Gaudichon, forts des recherches qu'ils mènent en commun depuis leurs travaux essentiels pour la redécouverte de l'artiste dans les années 1980. Abondamment illustré et présenté sous coffret, l'ouvrage propose, outre une étude des principales articulations de l'oeuvre, une biographie contextualisée qui réunit les sources et informations disponibles à ce jour, ainsi qu'un catalogue des oeuvres tenant compte de l'ensemble des travaux récents sur la sculptrice.
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Légende mythologique, fable biblique, fantasme et réalité historique, le mythe de Babel fascine parce qu'il relève d'un fonds culturel universel. Avant d'être une allégorie, Babel est un texte, qui nous transporte vers l'Orient biblique dans la vallée imaginaire de Shinéar. Au coeur même de la Genèse, le texte de la Tour témoigne ainsi de l'aube de l'humanité. La force du mythe de Babel réside toute entière dans cette analogie avec l'histoire des hommes. Du village global au réseau mondial, de la crise internationale aux bouleversements climatiques, Babel illustre toujours le chaos et la confusion des intérêts. Son iconographie se renouvelle constamment au gré de l'évolution des arts et des techniques. A la suite des peintres de la Renaissance, les artistes contemporains représentés dans cet ouvrage (Jan Fabre, Anselm Kiefer, Andreas Gursky, les frères Chapman, Wim Delvoye, Yang Yongliang, etc., _mais aussi Denis Bajram, François Schuiten, François Boucq, représentant l'univers de la BD) ne se découragent pas devant la démesure du monde actuel et transgressent les modèles de l'histoire de l'art afin que la métaphore babélienne devienne métamorphoses artistiques. L'allégorie de Babel incarne en une expression synthétique la somme de nos angoisses collectives.
Au Metropolitan Museum de New York, Gaëlle Josse s'interroge devant l'énigmatique Jeune Fille assoupie de Vermeer et tente de déchiffrer tous les possibles qu'elle suggère. Mais c'est au cours d'une errance urbaine dans cette ville de New York que l'oeuvre va prendre tout son sens, en trouvant un écho troublant et inattendu au coeur de la cité. L'art et la vie. L'art dans la vie. Et toujours cette question qui poursuit l'auteur : qu'est-ce qu'une oeuvre d'art a à nous dire, de nos vies, par-delà les siècles ? Et pourquoi celle-ci, parmi tant d'autres, vient-elle nous obséder ? Ici, l'art du peintre, fait de silence, d'instant arrêté et de geste suspendu, est au centre d'un mystère, celui du rapport unique entre l'oeuvre et celui qui la reçoit. Familière de la peinture hollandaise du XVIIe siècle, explorée déjà dans Les heures silencieuses, l'auteur fait ici se répondre deux univers : l'espace fermé et statique de la peinture, d'une part ; l'espace ouvert et en mouvement de la mégapole, d'autre part.