Gatalica Aleksandar ; Vlahovic Zivko ; Wybrands Ha
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EAN :9782352703044
M. Petrovi?, monument d'immoralité vivant dans une retraite extrême, se plaît à mettre sa vie en scène. A travers 99 chapitres étalés de mars à septembre d'une même année au début du XXIe siècle, Petrovi? interprète les derniers actes de sa vie, ou plutôt : il exécute une sonate funèbre en l'honneur de son existence immorale, une sonate en trois mouvements clôturée par un adagio sostenuto. Monsieur Petrovi? ressemble à la ville de Troie : meurtrie et souillée. Il a pourtant soutenu le siège durant des années avant que ne pénètre en lui la belle Marina - une manipulatrice qui ébranla son équilibre intérieur et parvint à le détruire. La souffrance et la chute de cet homme autrefois puissant, ancien homme de confiance du Parti socialiste serbe qui a sali tout ce qu'il a touché, finissent par provoquer la sympathie du lecteur, même s'il avait d'abord été révulsé par cet homme immoral.
Nombre de pages
198
Date de parution
10/09/2020
Poids
340g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782352703044
Titre
Sonate pour un homme immoral
Auteur
Gatalica Aleksandar ; Vlahovic Zivko ; Wybrands Ha
Editeur
NON LIEU
Largeur
155
Poids
340
Date de parution
20200910
Nombre de pages
198,00 €
Disponibilité
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Gatalica Aleksandar ; Wybrands Arthur ; Wybrands H
Il y aura une guerre, une grande guerre? " Quelques mots, prophétiques, prononcés par un mort : l'archiduc François-Ferdinand lui-même. Des rues de Paris où Cocteau se gave de pâté par peur d'être réformé, aux marchés d'Istanbul où le vieux Mehmed Yildiz voit ses trois apprentis bien-aimés partir au front, la mobilisation est lancée. Depuis les profondeurs de l'Atlantique où des monstres terrifiants accompagnent un sous-marin jusqu'aux cieux méditerranéens où vole un peintre raté qui s'est juré de tuer Picasso, la folie meurtrière gagne les esprits. Sur la scène d'un opéra en Allemagne, dans le palais du tsar, dans les cabarets londoniens, dans les villages arméniens, dans les tranchées de Verdun, la guerre s'insinue, partout. Cinq années de guerre dans l'Europe tout entière, l'agonie d'une Belle Époque et l'avènement d'un monde nouveau, marqué par un doute : que l'humanité, désormais, ne soit plus capable que du pire.
Gatalica Aleksandar ; Wybrands Arthur ; Wybrands H
Des rues de Paris, où Cocteau se gave de pâté par peur d'être réformé, aux marchés d'Istanbul où le vieux Mehmed Yildiz voit ses trois apprentis bien-aimés partir au front, la mobilisation est lancée. Sur la scène d'un opéra en Allemagne, dans le palais du tsar, dans les villages arméniens, dans les tranchées de Verdun, la guerre s'insinue, partout. Cinq années d'horreur dans l'Europe tout entière, l'agonie d'une Belle Epoque et l'avènement d'un monde nouveau, marqué par un doute : que l'humanité, désormais, ne soit a plus capable que du pire. A la manière du Confiteor de Jaume Cabré, Aleksandar Gatalica signe la grande fresque de 14-18. A la fois drôle et sombre, ce roman tourbillonnant dévoile la Grande Guerre comme on ne l'avait encore jamais lue.
En ces années de l'entre-deux-guerres, marquées par des évolutions techniques considérables, le cinéma occupe, à côté du théâtre, une place non négligeable dans la vie d'Antonin Artaud. Cette place fut trop souvent ignorée ou minorée par la critique, peut-être en raison du caractère de divertissement populaire généralement attribué au cinéma, , peut-être aussi à cause des mobiles alimentaires fréquemment invoqués par Artaud lui-même pour justifier sa participation aux tournages. Cependant il eut la chance de tourner avec les plus grands réalisateurs de son temps : Abel Gance, Marcel L'Herbier, Maurice Tourneur, pour le domaine français ; Georg Wilhelm Pabst, Fritz Lang, Karl Theodor Dreyer, pour les domaines allemand et scandinave. Par conséquent, il apparaît dans des films tenus aujourd'hui encore pour des chefs-d'oeuvre du cinéma muet ou parlant. Bien qu'il incarne à l'écran le plus souvent des personnages secondaires, il obtint quelques rôles d'importance, lesquels se distinguent par une interprétation atypique, quasi indissociable de sa personne : Marat dans le Napoléon d'Abel Gance, le moine Massieu dans La Passion de Jeanne d'Arc de Dreyer, le prédicateur Savonarole dans Lucrèce Borgia, d'Abel Gance, ou encore le Rémouleur ange-gardien dans Liliom de Fritz Lang. En sus de sa carrière d'acteur " à-tout-faire ", Artaud s'adonne à l'écriture de scénarios, pratique très en vogue à l'époque, et partagée par nombre de poètes associés de près ou de loin au mouvement surréaliste. Dans le cadre de cet ouvrage, est développée une étude détaillée de ces textes, en prêtant une attention particulière à celui qui servit de support à la réalisation par Germaine Dulac de La Coquille et le Clergyman, considéré comme le premier film surréaliste. Le rapport du poète au cinéma se révèle toutefois ambigu, comme le prouve - à la lecture notamment de ses lettres - l'expression récurrente d'un certain dégoût, sa critique portant aussi bien sur la fadeur ou l'inanité des rôles qui lui sont confiés que sur l'industrialisation croissante du secteur, La condamnation tardive du cinéma par Artaud - condamnation liée à sa machinerie oppressive, tributaire du capitalisme, et à son idéologie visant la colonisation des esprits - n'est pas totale : pour cet éternel révolté, il était impossible d'en finir avec ce médium qui a fortement influencé sa théorie théâtrale
Un moment peu connu de la vie de Picasso. Un tournant dans son oeuvre. Déconcerté par l'art nouveau, victime de la drogue, le peintre allemand Wiegels (celui dont Mac Orlan ferait le héros de Quai des Brumes) se pendit dans son atelier de Montmartre, en 1908. Picasso, qui entretenait un rapport ambigu avec le jeune peintre homosexuel, fut durablement déstabilisé par sa fin tragique. Sa dépression s'accompagna d'une rupture dans son mode de vie et dans son premier style pictural, même si nombre de personnages de son oeuvre (les Arlequins) resteront "wiegelsiens". En même temps qu'elle s'attache au folklore et aux rapins de la Butte à la Belle Epoque, l'étude éclaire "l'homosexualité secrète" de Picasso, selon l'expression de Cocteau. Cette homophilie éclate parfois dans ses toiles et explique le caractère sado-masochiste larvé de certaines de ses amitiés, sa misogynie, son homophobie — exorcisme de protection.
Voici un livre courageux, élégant et érudit. Au-delà du rapport du Coran à la femme qu'on retrouve le long du texte, au-delà de la représentation islamique finement décrite d'un corps féminin diabolisé ainsi que du statut quasi servile de la femme, le livre aborde des questions taboues, se rapportant à l'institution des "mères des croyants". Il en dévoile les non-dits en décryptant le texte sacré selon une démarche nourrie par les sources les plus autorisées. Comme le souligne l'introduction "le thème profond de ce livre est la contestation féminine à la naissance de l'islam et la façon dont les textes religieux, Coran et Sunna, l'ont étouffée et ligotée, en un mot enchaînée". Mohammed Ennaji "n'a pas froid aux yeux" dans son approche du sacré, l'expression est de Régis Debray dans sa préface à un autre titre du même auteur. Elle se vérifie à nouveau dans "Le corps enchaîné".