Il est souvent question du " nouvel ordre mondial " imposé par les gouvernements qui garantissent les intérêts du capitalisme désormais globalisé. On parle peut en revanche du nouvel ordre local que les autorités cherchent à instaurer pour enrayer " sur le terrain " les désordres sociaux engendrés par cet ordre lointain. A commencer par les soi-disant " violences urbaines " commises par une jeunesse que la flexibilisation de l'économie voue à la précarité, à la pauvreté et à la marginalité. Gestionnaire d'une société qu'elle prétendait " changer " naguère, la gauche au pouvoir se trouve bien en peine d'en finir avec la " misère du monde ". Aussi ne lui reste-t-il plus qu'à la criminaliser, c'est-à-dire à tenir en respect les nouveaux misérables, grâce au renforcement constant des dispositifs de contrôle social où la " prévention " prend souvent la forme de la dissuasion voire de la répression. Quitte à invoquer " l'égalité des citoyens face à l'insécurité ", faute de faire respecter les autres droits sociaux dans une société de plus en plus inégalitaire où l'insécurité matérielle et psychologique devient la règle pour la majorité des travailleurs. Avec le concours d'élus locaux, de chercheurs et d'associations ralliés à l'impératif sécuritaire, un système totalitaire inédit se met ainsi en place, sous couvert de " démocratie de proximité " et d'" implication citoyenne ". Inciter les habitants des quartiers populaires à collaborer avec les pouvoirs publics à la pacification de l'espace urbain, cela ne revient-il pas, en effet, à convier les dominés à prêter la main à leur propre domination ? C'est à l'examen des diverses facettes de cette normalisation " autogérée " et au refus des " damnés de la ville " de s'en laisser conter qu'est consacré cet ouvrage. Avec le ton polémique que réclame un tel sujet.
Nombre de pages
182
Date de parution
03/05/2000
Poids
348g
Plus d'informations
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EAN
9782738478382
Titre
LE NOUVEL ORDRE LOCAL. Gouverner la violence
ISBN
2738478387
Auteur
Garnier Jean-Pierre
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
0
Poids
348
Date de parution
20000503
Nombre de pages
182,00 €
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On ne parle de la banlieue que lorsqu'elle est en feu. Journalistes pyromanes, politiciens incendiaires, une ribambelle de faux pompiers de service prétendent éteindre ses incendies. Et pourtant, ils ne font qu'attiser le brasier. Les discours "politiquement corrects", les mesures gouvernementales trop tièdes ne servent à rien. Pourquoi ? Parce qu'ils persistent à s'inscrire dans le règne incontesté du marché. L'illusion, tenace et sciemment cultivée, selon laquelle on pourrait venir à bout de la fameuse "violence urbaine" sans s'attaquer aux structures économiques, est à dissiper de toute urgence. Dans cet essai polémique solidement argumenté, où il n'épargne personne, ni à gauche ni à droite, pas plus l'architecte Roland Castro que le sociologue Alain Touraine, ou les ministres Michel Delebarre et Eric Raoult, Jean-Pierre Garnier bouscule la "pensée unique" qui sévit aussi sur la ville. Il replace sous un éclairage radicalement nouveau les événements qui défraient la chronique des "banlieues" et opère une critique en règle des discours tenus par tous les "pseudo experts". Quand le grotesque vient se mêler au tragique, la réflexion rigoureuse peut faire bon ménage avec l'esprit de dérision.
Synthèse de quarante ans d'observation; réalités urbaines et d'analyse critique discours dont elles font l'objet, ce recueil entre comment la gestion politique des villes nourrit les appétits économiques de bourgeoisie désormais "mondialisée" les aspirations culturelles des néo-petits bourgeois. D'un côté, des espaces "requalifiés" réservés aux gens de qualité, de l'autre des couches populaires reléguées la périphérie. "Violences urbaines","crise du logement relégation" et "gentrification s sont autant de symptômes dont le"traitement ", de plus en plus sécuritaire, est voué à échec. Du moins tant qu'on se refusera à reconnaître la nature du conflit fondamental qui oppose les citadins ordinaires à ceux pour qui l'espace urbain est une; source de profit, sinon de valorisation de leur capital culturel par la colonisation les quartiers populaires bien situés. Et tant qu'on voudra donner l'illusion qu'on peut réconcilier par magie les contraires au moyen d'arguties et d'innovations langagières, violence symbolique ne faisant que redoubler celle, bien réelle, qui s'exerce sur les dépossédés du droit à la ville, plus nombreux que jamais."
Pour remettre les idées en place, ou à leur place, et les suivre pas à pas dans l'actualité, une collection qui met "les pieds dans le plat de l'opportunisme contemporain, lequel plat n'est, comme chacun sait, qu'une vulgaire assiette au beurre" (René Crevel). En cette fin de millénaire, les mutations en cours dans les villes vont-elles donner naissance à une citoyenneté nouvelle ? Certains experts en urbanisme le claironnent. Aussi, loin de baisser les bras, et leur plume, devant l'ensauvagement progressif des métropoles du capital, ils ne se lassent pas d'enrubanner de tournures euphorisantes ce qui à leurs yeux doit à tout prix être conservé : l'ordre social. Jean-Pierre Garnier nous fait pénétrer derrière ce décor plaqué sur la cité pour nous montrer que cet ordre est à l'origine de la plupart des désordres urbains. La désintégration sociale tant redoutée apparaît comme la face, de plus en plus mal cachée, d'une intégration au marché mondial célébrée jour après jour. Lorsque la Bourse, c'est-à-dire la logique du profit, s'envole, qui s'étonnera d'apprendre que la Ville soit au plus bas !
Ecrites au cours de ces trois dernières années, ces chroniques déploient un humour désopilant et irrévérencieux éclairant les errements d'une certaine gauche radicale grandiloquente et opportuniste. Rire de ces intellectuels et autres leaders autoproclamés pour mieux démasquer le ridicule de leur discours, tel est l'ambition d'un nouveau courant qu'il a baptisé, avec autodérision, marxisme-burlonisme. Rire de la vacuité des maîtres à penser de la contestation, ou de la douce naïveté des chantres de Podemos et Nuit Debout, vise aussi à rappeler les enjeux politiques cruciaux de notre temps. Le comique se double ainsi de l'analyse politique et sociologique d'une idéologie dont la fonction est de masquer les véritables enjeux que sont la lutte des classes, le dépassement du capitalisme et de l'impérialisme.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.