Des barbares dans la cité. De la tyrannie du marché à la violence urbaine
Garnier Jean-Pierre
FLAMMARION
19,40 €
Epuisé
EAN :9782080673312
On ne parle de la banlieue que lorsqu'elle est en feu. Journalistes pyromanes, politiciens incendiaires, une ribambelle de faux pompiers de service prétendent éteindre ses incendies. Et pourtant, ils ne font qu'attiser le brasier. Les discours "politiquement corrects", les mesures gouvernementales trop tièdes ne servent à rien. Pourquoi ? Parce qu'ils persistent à s'inscrire dans le règne incontesté du marché. L'illusion, tenace et sciemment cultivée, selon laquelle on pourrait venir à bout de la fameuse "violence urbaine" sans s'attaquer aux structures économiques, est à dissiper de toute urgence. Dans cet essai polémique solidement argumenté, où il n'épargne personne, ni à gauche ni à droite, pas plus l'architecte Roland Castro que le sociologue Alain Touraine, ou les ministres Michel Delebarre et Eric Raoult, Jean-Pierre Garnier bouscule la "pensée unique" qui sévit aussi sur la ville. Il replace sous un éclairage radicalement nouveau les événements qui défraient la chronique des "banlieues" et opère une critique en règle des discours tenus par tous les "pseudo experts". Quand le grotesque vient se mêler au tragique, la réflexion rigoureuse peut faire bon ménage avec l'esprit de dérision.
Nombre de pages
384
Date de parution
01/11/1998
Poids
365g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782080673312
Titre
Des barbares dans la cité. De la tyrannie du marché à la violence urbaine
Auteur
Garnier Jean-Pierre
Editeur
FLAMMARION
Largeur
135
Poids
365
Date de parution
19981101
Nombre de pages
384,00 €
Disponibilité
Epuisé
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On parle peu du nouvel ordre local que les autorités cherchent à instaurer pour enrayer " sur le terrain " les désordres sociaux engendrés par cet ordre lointain. A commencer par les soi-disant " violences urbaines " commises par une jeunesse que la flexibilisation de l'économie voue à la précarité, à la pauvreté et à la marginalité. C'est à l'examen des diverses facettes de cette normalisation " autogérée " et au refus des " damnés de la ville " de s'en laisser conter qu'est consacré cet ouvrage.
Synthèse de quarante ans d'observation; réalités urbaines et d'analyse critique discours dont elles font l'objet, ce recueil entre comment la gestion politique des villes nourrit les appétits économiques de bourgeoisie désormais "mondialisée" les aspirations culturelles des néo-petits bourgeois. D'un côté, des espaces "requalifiés" réservés aux gens de qualité, de l'autre des couches populaires reléguées la périphérie. "Violences urbaines","crise du logement relégation" et "gentrification s sont autant de symptômes dont le"traitement ", de plus en plus sécuritaire, est voué à échec. Du moins tant qu'on se refusera à reconnaître la nature du conflit fondamental qui oppose les citadins ordinaires à ceux pour qui l'espace urbain est une; source de profit, sinon de valorisation de leur capital culturel par la colonisation les quartiers populaires bien situés. Et tant qu'on voudra donner l'illusion qu'on peut réconcilier par magie les contraires au moyen d'arguties et d'innovations langagières, violence symbolique ne faisant que redoubler celle, bien réelle, qui s'exerce sur les dépossédés du droit à la ville, plus nombreux que jamais."
Savoir, c'est pouvoir. Gouverner c'est prévoir, donc dénombrer, mesurer, quantifier, répertorier, planifier. C'est à cette entreprise de connaissance rationalisée et donc de pouvoir que se livre l'administration.