Un poème, même s'il en consiste et y insiste, ne se réduit pas à des problèmes de structure ni de stylistique. Il est passage de la poésie, et la lecture s'emploie à retracer le sillage de sens où la houle de l'être se gonfle avant de se déposer en significations. L'émouvante entreprise de Garelli ne peut donc pas ne pas lutter : contre le réalisme et le formalisme. Non pas guerre des modes, ici, mais dispute peut-être où il y va du "monde" . Et si l'auteur réaffirme contre telles abstractions de la "théorie" les valeurs de la vie, ou plutôt la coalescence de temps et d'être qui opère avant les "valeurs" , ce n'est pas pour reconduire les affaires de la poésie à l'arbitraire de goûts opiniâtres ; il met plutôt en oeuvre la philosophie moderne, husserlienne et heideggérienne, pour prendre au sérieux la connaissance poétique. Sa méthode consiste à lire à trois niveaux différents les textes choisis (Breton, Eluard, Racine, entre bien des possibles) : la première approche libère un questionnement de la pensée, qui, après élaboration ontologique, revient aux textes mêmes et aux mêmes textes pour réveler leur gravité à la lumière de ce qu'elle a appris sur le temps et la "vérité du monde" : éclairement réciproque de la pensée philosophant et de la poésie.
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Nombre de pages
184
Date de parution
21/11/1978
Poids
250g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070204885
Titre
Recel et la dispersion
Auteur
Garelli Jacques
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
250
Date de parution
19781121
Nombre de pages
184,00 €
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Cet ouvrage s?inscrit dans la série des six recueils de poèmes précédents, tous inspirés par lamême intention ontologique de manifester les mouvements d?irruptions de l?Etre à partir desévénements, des choses, des personnes, qui composent l?ordre du monde. Il ne s?agit pas de l?illustration poétique d?une thèse philosophique préalablement développée, mais de l?autre versant d?une même entreprise, où la méditation philosophique ne peut être dissociée des mouvements d?irruptions de la création, que chacun des textes offre à l?attention des lecteurs.
L'obscurité des poètes et des philosophes est légendaire. On invoque, le plus souvent, l'usage d'un langage ésotérique, qui masquerait une réalité connue de chacun. Sous le motif de l'Ecoute et du Regard, mais aussi de L'Invisible Poétique, Lettre adressée aux Aveugles, Jacques Garelli aborde de front cette question. Instruit par de nombreux échanges avec des lecteurs soucieux de ce problème, l'auteur montre que les difficultés inhérentes aux textes poétiques et philosophiques relèvent moins d'une question de vocabulaire que d'une certaine aptitude d'esprit à l'égard des choses et du Monde, qui tranche sur celle de la vie pratique, économique, scientifique, comme sur le discours du reportage. C'est cette attitude que l'auteur s'est attaché à présenter ici, avec les mots de tous les jours, sur l'analyse d'oeuvres anciennes : Lao-Tseu et Platon, ou plus récentes, Rimbaud, Mallarmé, Victor Segalen, Roger Caillois, Italo Calvino, en tenant compte de son expérience personnelle de créateur, qui donne tout son poids à la célèbre proposition de Merleau-Ponty : "L'Etre est ce qui exige de nous création pour que nous en ayons l'expérience". Cette création, Jacques Garelli la met en oeuvre dans son poème formant ouverture ; L'Entrée en Démesure, dont les textes de la deuxième partie déploient le mouvement second de réflexion. Ce recueil est le onzième ouvrage de l'auteur. Son sixième recueil de poèmes. S'inscrivant dans le sillage de L'Ubiquité d'Etre, de Difficile Séjour et d'Archives du Silence, chacun des textes met en oeuvre ce qu'on peut nommer une phénoménologie de l'inapparent.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.
Quatre adolescents, évadés de leur orphelinat prison, reprennent la lutte perdue par leurs parents quinze ans plus tôt. Leur combat, hymne grandiose au courage et à la liberté, semble désespéré. Et pourtant...Notes Biographiques : Jean-Claude Mourlevat est né en 1952 à Ambert en Auvergne, de parents agriculteurs. Il est le cinquième enfant de six (trois frères et deux soeurs). Il fait des études à Strasbourg, Toulouse, Bonn et Paris et exerce le métier de professeur d'allemand en collège pendant cinq ans avant de devenir comédien de théâtre. Il est notamment l'auteur et l'interprète du clown muet nommé «Guedoulde», spectacle joué plus de mille fois en France et un peu partout dans le monde. Il met en scène de nombreuses pièces de Brecht, Cocteau, Shakespeare¿ Depuis 1997, il publie des ouvrages pour la jeunesse. Il écrit tout d'abord des contes, puis un premier roman, "La Balafre". Depuis, les livres se sont succédé avec bonheur, plébiscités par les lecteurs, la critique et les prix littéraires. Jean-Claude Mourlevat réside près de Saint-Étienne, avec sa femme et leurs deux enfants.
Le jour où, dans une square, Sam s'assoit sur le mauvais banc, il se fait arrêter par la police. Car Sam a la peau noire. Et en 1952, dans le sud des Etats-Unis, un Noir ne peut pas s'asseoir n'importe où. En grandissant, le jeune garçon s'accroche à un rêve : devenir juge afin de combattre les lois raciales. A travers le récit de Sam, plongez au coeur de la lutte non violente des Noirs américains.
Résumé : Il fait beau, ce jour-là, à la terrasse de l'hôtel. la famille est attablée. On discute d'un temple à visiter. Mais avec cette mer turquoise... Maxime n'a aucune envie de bouger. Il va rester ici, tranquille, à profiter de la plage avec Jade, sa soeur jumelle. Quelques minutes plus tard, une vague apparaît. Une vague qui n'en finit pas de grossir. Une vague qui engloutit tout. Dans leur course folle, Jade lâche la main de son frère. Pour Max, il n'y a plus de mots. Plus de larmes. Plus de présent. Plus d'avenir. Pourra-t-il survivre à ce drame ? Le cheminement vers la reconstruction d'un adolescent frappé par le tsunami dévastateur de 2004. Un récit d'une sensibilité exemplaire où l'émotion prend à la gorge.