Un poème, même s'il en consiste et y insiste, ne se réduit pas à des problèmes de structure ni de stylistique. Il est passage de la poésie, et la lecture s'emploie à retracer le sillage de sens où la houle de l'être se gonfle avant de se déposer en significations. L'émouvante entreprise de Garelli ne peut donc pas ne pas lutter : contre le réalisme et le formalisme. Non pas guerre des modes, ici, mais dispute peut-être où il y va du "monde" . Et si l'auteur réaffirme contre telles abstractions de la "théorie" les valeurs de la vie, ou plutôt la coalescence de temps et d'être qui opère avant les "valeurs" , ce n'est pas pour reconduire les affaires de la poésie à l'arbitraire de goûts opiniâtres ; il met plutôt en oeuvre la philosophie moderne, husserlienne et heideggérienne, pour prendre au sérieux la connaissance poétique. Sa méthode consiste à lire à trois niveaux différents les textes choisis (Breton, Eluard, Racine, entre bien des possibles) : la première approche libère un questionnement de la pensée, qui, après élaboration ontologique, revient aux textes mêmes et aux mêmes textes pour réveler leur gravité à la lumière de ce qu'elle a appris sur le temps et la "vérité du monde" : éclairement réciproque de la pensée philosophant et de la poésie.
Nombre de pages
184
Date de parution
21/11/1978
Poids
250g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070204885
Titre
Recel et la dispersion
Auteur
Garelli Jacques
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
250
Date de parution
19781121
Nombre de pages
184,00 €
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Cet ouvrage s?inscrit dans la série des six recueils de poèmes précédents, tous inspirés par lamême intention ontologique de manifester les mouvements d?irruptions de l?Etre à partir desévénements, des choses, des personnes, qui composent l?ordre du monde. Il ne s?agit pas de l?illustration poétique d?une thèse philosophique préalablement développée, mais de l?autre versant d?une même entreprise, où la méditation philosophique ne peut être dissociée des mouvements d?irruptions de la création, que chacun des textes offre à l?attention des lecteurs.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.