Rares sont les courants politiques suscitant autant de fantasmes que l'anarchisme. Qu'il provoque crainte, antipathie ou connivence, les imaginaires dominants s'enflamment à son sujet. Néanmoins, ils ne font que bien rarement mouche à l'endroit des pratiques et pensées effectives de la nébuleuse libertaire. Beaucoup s'évertuent même à teinter de sépia leurs représentations, reléguant l'anarchisme dans un XIXe siècle déjà lointain, le laissant pour mort dans le monde contemporain. Depuis quelques années pourtant, un regain d'intérêt pointe à l'égard de ce qui ne semblait plus trouver place que dans de poussiéreux livres d'histoire. Et il arrive que l'on rencontre l'anarchisme sur des terrains dont il était comme refoulé, telle la philosophie. C'est en tout cas ce que démontre l'entreprise postanarchiste; elle prend principalement racine outre-atlantique et relit, à la lumière des réflexions poststructuralistes et postmodernes, les ?uvres de Proudhon, Bakounine ou Kropotkine. Mais à quel prix? Le présent ouvrage propose la première introduction en langue française à ce projet réflexif. II en est aussi la première critique. Saisissant l'occasion ouverte de penser en compagnie de ces auteurs par trop méconnus, mais aussi au travers des pratiques qu'ils ont inspirées et inspirent encore, l'auteur nous révèle en quelle mesure l'anarchisme, sans préfixe, peut être aujourd'hui d'une actualité pertinente.
Nombre de pages
261
Date de parution
07/06/2007
Poids
280g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296035072
Titre
L'anarchisme aujourd'hui
Auteur
Garcia Vivien ; Colson Daniel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
280
Date de parution
20070607
Nombre de pages
261,00 €
Disponibilité
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Ce n'est guère le mouvement jeune-hégélien qui vient immédiatement à l'esprit lorsque sont évoqués les noms de Bakounine, d'Engels, de Marx et même de Stirner. Le premier et le dernier sont généralement associés à l'anarchisme, les deux autres, plus indubitablement encore, au marxisme. L'histoire de ces personnages et, dans certains cas, la postérité de leurs oeuvres de maturité n'ont pu que faire de l'ombre à leur appartenance commune et concomitante, trente ans avant que ne se cristallisent les courants politiques mentionnés, à ce qui a parfois été apparenté à une école philosophique. Les textes qui témoignent de cette participation recèlent pourtant bien des richesses. Des parcours singuliers s'y dessinent, des problèmes communs aussi. Tel est le cas de celui que va constituer, avec l'entrée en politique, la philosophie.
Les technologies numériques sont désormais omniprésentes et leur pouvoir de transformation manifeste. Cette formidable puissance suscite les enthousiasmes les plus fous comme les peurs les plus profondes. Plus elle devient palpable, plus les appels à l'éthique se font retentissants. Pourtant, les réponses qui s'ensuivent s'avèrent rarement satisfaisantes. Pour sortir de l'impasse, suivons les voies ouvertes par certaines pratiques issues d'un univers aussi mal connu que médiatique : le hacking.
« De quoi s'agit-il, si ce n'est d'une simple corporation d'escrocs ? La doctrine de la spéculation tout entière est-elle autre chose qu'une science de la fraude ? » (Daniel Defoe) Ce livre rassemble deux pamphlets de Daniel Defoe. Bien que l'un d'entre eux ait été publié la même année que «Robinson Crusoé», c'est à mille lieues des îles désertes qu'ils nous conduisent. L'auteur, qui fut aussi commerçant, nous guide au coeur d'un lieu qu'il connaît bien : la City de Londres. Le repas des cannibales de «Robinson Crusoé» fait bien pâle figure à côté du festin des spéculateurs insatiables, qui n'ont de scrupules envers rien ni personne. Écrits il y a trois cents ans, ces textes, pleins de verve, nous parle déjà de la spéculation boursière qui met en danger les systèmes fondateurs de l'économie moderne et des manipulations des informations pour le contrôle des marchés.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...