Ecrits après une longue période de silence, les poèmes de ce recueil ont marqué pour leur auteur une véritable renaissance à la parole, par-delà l'expérience cruciale de la traduction à laquelle elle a consacré une partie de sa vie. Des poèmes comme des lettres : tournés vers l'autre ? destinataire ou lecteur?, beaucoup comportent une date et un lieu. Reflets d'une expérience à chaque fois unique, située dans l'espace et le temps, et qui pourtant semble s'adresser directement à nous. Mireille Gansel est un poète de la rencontre. Elle porte sur le monde qui l'entoure un regard attentif à tout ce qui est fragile et menacé, mais aussi à tout ce qui témoigne des forces invincibles de la vie, à tous ceux qui, comme elle, s'attachent à préserver la mémoire des êtres et des lieux. Plus qu'une poésie du voyage, un art d'habiter le monde.
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Nombre de pages
140
Date de parution
19/05/2017
Poids
220g
Largeur
151mm
Plus d'informations
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EAN
9791095066118
Titre
Comme une lettre
Auteur
Gansel Mireille
Editeur
COOPERATIVE
Largeur
151
Poids
220
Date de parution
20170519
Nombre de pages
140,00 €
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Résumé : C'est un livre qui ne ressemble à aucun autre, gorgé d'images, de paroles glanées au fil des lectures, jalonné de rencontres. Un livre d'errance ou de transhumance, un livre d'émerveillement aussi, dont les quatre parties se composent de chapitres longs ou brefs, écrits dans une langue vibrante et passionnée, où viennent s'insérer tout naturellement quelques poèmes. De Hanoï à Budapest, de Berlin à Jérusalem, de la guerre du Vietnam à la France d'aujourd'hui, Mireille Gansel a fait de chacun des textes de ce livre le mémorial d'un moment inoubliable, la trace d'une rencontre. On y croisera Yehudi Menuhin, Imre Kertész, Claude Vigée, Aharon Appelfeld, Blaga Dimitrova ou Reiner Kunze (dont elle est la traductrice), ses amis vietnamiens poètes, peintres ou philosophes, mais aussi un vieux berger, un facteur... et beaucoup d'enfants. Ce ne sont pas des portraits qui les transformeraient en personnages, mais une série d'instantanés qui cernent au plus près le mystère de leur présence : magie du surgissement d'un visage, force d'un geste ou d'une parole qui sont bien souvent des actes de résistance. Du reste, pour Mirelle Gansel, du Baal Chem Tov à Kafka, de Rachi à Nelly Sachs, les grands esprits du passé sont eux aussi pleinement vivants. C'est pourquoi son livre est une admirable leçon de vie.
En 1935, à soixante-dix ans, W. B. Yeats (1865-1939) est à l'apogée de sa célébrité. Prix Nobel de littérature en 1923, il est considéré comme un véritable monument national dans son Irlande natale et comme l'un des maîtres incontestés de la langue anglaise. Cependant, alors que sa santé se dégrade et qu'il ne lui reste plus que quelques années à vivre, il n'a pas devant lui un lent déclin mais un renouvellement extraordinaire de son génie créateur. C'est cette vieillesse hors du commun qu'évoquent ces Lettres sur la poésie, restées jusqu'ici inédites en français. Elles ont été rassemblées par Dorothy Wellesley (1889-1956), l'amie et correspondante privilégiée de cette période, qui saura accompagner et aider le poète dans le parcours aussi glorieux qu'insolite de ses dernières années. "Mon imagination est entrée en effervescence, lui écrit Yeats dans une des premières lettres de cette correspondance. Si j'écris encore de la poésie cela ne ressemblera à rien de ce que j'ai fait". Les trois ans et demi qui vont suivre, vécus par le poète avec une intensité hors du commun, vont pleinement confirmer cette annonce. Face à la vieillesse qui affaiblit son corps, Yeats entretient sans relâche l'ardeur intellectuelle qui l'habite, ne baisse les bras devant aucun des aspects de son époque qui l'indignent, utilise son immense célébrité pour rester jusqu'au bout un acteur de son temps. "Ma poésie, écrit-il à Dorothy Wellesley, naît tout entière de la fureur ou de la luxure". Seuls trouvent grâce à ses yeux les créateurs qui, comme lui-même, refusent toute forme de passivité, dans leur oeuvre comme dans leur vie. Témoignage de premier plan sur l'intimité d'un grand poète, document précieux sur le processus de la création poétique, ce livre renferme surtout une extraordinaire leçon d'énergie.
De la terre qui porte l'homme vers les sources qui en jaillissent et la fécondent : tel est l'itinéraire de ce nouveau livre de Mireille Gansel, à la fois itinéraire de mémoire et interrogation anxieuse et profondément actuelle sur ce que signifie, aujourd'hui, habiter la Terre. Tout commence avec l'observation d'un potier travaillant l'argile sur son tour : tout ce qui naît entre ses mains est le fruit d'un lent savoir, d'une science de la matière, d'une sagesse qui sait d'instinct que tout ce qui naît et meurt est porté par le mouvement de la Terre. Cette méditation rejoint le thème éternel de la vie comme voyage, migration perpétuelle. Voici l'auteur lancée sur des chemins nouveaux pour elle : vers l'Espagne d'abord, où, à Tolède, s'éveille pour elle le souvenir du poète mystique par excellence, Jean de La Croix, mais aussi du Greco, peintre du mystère absolu venu de Crète en Espagne, et des Juifs qui bâtirent la synagogue du Transit. Ce qui l'a conduite en Espagne, c'est le désir de retrouver une source enfouie. Un mot lui sert de talisman, emprunté au provençal de Mistral : neïssoun, l'endroit où naît une source. La terre ne vit que par les rivières, les fleuves, qui sont eux-mêmes des êtres vivants. Pour combien de temps ? La quête ne peut s'arrêter là. A l'autre extrémité du globe, en Nouvelle Zélande, un phénomène extraordinaire vient de se produire, signe d'espoir pour tous ceux qu'inquiète l'avenir de l'humanité : les Maoris ont obtenu la reconnaissance du fleuve Whanganui comme personne juridique, membre à part entière de leur communauté, et par conséquent le droit pour lui à la protection de son intégrité morale et physique. Mireille Gansel est allée plusieurs semaines voir par elle-même et surtout écouter ce fleuve. Il lui a parlé : et c'est cette "voix du fleuve" qui donne son titre au livre. Elle enseigne que toutes les routes, à leur façon, et toutes les vies humaines, sont des fleuves, des chemins d'éternité. Que la littérature ait quelque chose à dire sur les questions écologiques, voici un livre éminemment à même de le prouver. Mireille Gansel, à sa façon modeste et sans grandes phrases, y pose les prémisses d'un nouvel humanisme. "La voix du Fleuve" est le quatrième livre de Mireille Gansel publié par les éditions de La Coopérative.
Eté 2020. La forêt amazonienne est en flammes. Quelques mois plus tôt, entre septembre 2019 et mars 2020, dix-neuf millions d'hectares de forêts sont partis en fumées en Australie, entraînant la mort de près de trois milliards d'animaux. En avril 2020, c'est tout le Nord de la Thaïlande qui a vu sa forêt détruite. Ces désastres irréparables ont touché à vif le coeur de Mireille Gansel, qui dans son précédent livre, La Voix du fleuve, était partie à la rencontre du peuple Maori, en Nouvelle Zélande, dont la sagesse ancestrale enseigne que nous ne pouvons traiter comme une "chose" sans âme la nature qui nous entoure. Les poèmes de ce livre sont nés de cette émotion. Mireille Gansel observe les arbres qui l'entourent, ceux qu'elle rencontre dans ses marches à travers les villes, elle se souvient aussi des forêts de tous les pays qui ont marqué son parcours de poète et de traductrice, de l'Allemagne au Viet-Nam. Elle écoute leur voix silencieuse, elle leur parle et fait de son propre livre une forêt de poèmes où le lecteur peut s'aventure à son tour pour "être arbre / avec les arbres / racine / avec les racines des arbres / et terre avec la terre / branche dans le ciel / et feuille au bord du vent" .