Gance Abel ; Pathé Charles ; Brownlow Kevin ; Tama
GALLIMARD
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EAN :9782072944604
Ces 210 lettres inédites nous mettent face à deux personnages de l'histoire du cinéma, que tout paraît opposer : Abel Gance est un metteur en scène pour qui l'expression " septième art " semble inventée, Charles Pathé est un industriel soucieux de réunir le grand public. Leurs âges (Charles Pathé est de vingt-six ans l'aîné), leurs métiers et façons de faire des films sont a priori différents. C'est pourtant cette opposition, nourrie d'espérance, de partage, de fidélité, parfois de désillusion et de colère, qui fait la singularité et la richesse de leur relation - entretenue durant près de quarante ans. Leurs échanges débutent à la fin de la Première Guerre mondiale, alors que l'hégémonie du cinéma français est fortement ébranlée par l'extension des studios américains. En 1918, Abel Gance, fort du succès de ses premières réalisations, commence à être reconnu par ses pairs. Charles Pathé est quant à lui un industriel renommé, mais sa multinationale, créée en 1896, a essuyé d'importantes pertes de marchés. Tandis que l'un est au début de sa carrière, l'autre cherche le moyen de conserver sa place. Cependant, les vues de l'industriel et du cinéaste ne sont pas si éloignées. Charles Pathé trouve en Gance un auteur qui lui permettra de poursuivre ses réflexions et même de les appliquer. Quant au metteur en scène, chef de file de l'avant-garde française, il n'oppose pas création et cinéma commercial et s'appuie sur celui-ci pour trouver des capitaux. De J'accuse (1919) à La Roue (1923) puis Napoléon (1927), les projets naissent et s'accomplissent avec ferveur. Mais les réalisations pharaoniques de Gance, en pleine crise du cinéma, ne sont pas sans créer de frictions. Les ressentiments éclatent quand l'heure des comptes arrive. Le passage au cinéma sonore, marquant la fin de la démiurgie de Gance ainsi que le retrait des affaires de Charles Pathé, laisse place aux écrits mélancoliques. C'est dans l'expression mouvante de leur sensibilité et de leur pensée du cinéma que cette correspondance, miroir des enjeux de son temps, prend tout son intérêt.
Nombre de pages
368
Date de parution
17/06/2021
Poids
426g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782072944604
Titre
Correspondance 1918-1955
Auteur
Gance Abel ; Pathé Charles ; Brownlow Kevin ; Tama
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
426
Date de parution
20210617
Nombre de pages
368,00 €
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Abel Gance n'a pas écrit ses mémoires. Plusieurs éditeurs l'avaient pourtant sollicité vers la fin de sa vie, l'incitant, entre autres, à évoquer, non seulement son existence tumultueuse, mais aussi ses rapports avec les nombreuses personnalités politiques et littéraires dont il avait acquis l'amitié. En fait, c'est à autre chose que songeait l'auteur de Napoléon. Depuis longtemps, les incessants déboires rencontrés pour la mise sur pied de ses grands sujets, le manque de foi et d'enthousiasme, l'arrivisme de beaucoup, l'incitaient plutôt à composer un ouvrage vengeur sur les milieux cinématographiques rongés d'un mal qu'il dénommait le " cancerama ". Dans ce but, il avait fait transcrire un certain nombre de notes inédites consignées tout au long de sa vie, qui devaient servir de base, à ce travail. Las, la vieillesse, la fatigue, la maladie eurent raison de ses efforts. C'est pour lui rendre hommage d'une autre façon, et en s'inspirant quelque peu de ces intentions, que ces " mémoires " ont été composés par un " montage " chronologique des principaux documents, utilisant aussi bien textes et lettres d'époque, comme interviews récents, pour des articles ou des émissions de radio et de télévision. Le choix des textes et leur ordonnance obéissent aux intentions de Gance et au souci de ne pas trahir sa mémoire. Le titre retenu, Un soleil dans chaque image, est tiré des propos tenus à Armand Panigel, en 1973, en préface à la présentation de Bonaparte et la Révolution à la télévision. Les chapitres dont les intitulés sont pour la plupart tirés des textes cités - se divisent en deux parties, qui reprennent le titre auquel il songeait, dans la tristesse de ses vieux jours, pour son ouvrage vengeur : Du cinéma au cancerama. Les lettres et les propos de l'auteur, à la fin de sa vie, explicitent assez ce titre amer et désabusé pour qu'il ait paru logique de l'inclure dans le corps de ces " mémoires ". Roger Icart
Samuel Gance est né en 1962 à Clermont-Ferrand. Après des études de pharmacie, il part travailler pendant 11 ans à la Réunion avant de s installer dans le Limousin. Anton ou la trajectoire d un père est son premier roman.
Quand la volcanique Marie du Plessis est en colère, mieux vaut ne pas se retrouver sur son chemin ! Et quand on tue sauvagement l'un de ses meilleurs amis, elle est très, très en colère...Dans ce polar noir et sur-vitaminé, les rebondissements s'enchaînent pour la jolie rousse et ses deux compagnons et les mèneront en cascade de la savane surchauffée du Mpumalanga, en Afrique du Sud, jusqu'au coeur frénétique des mégapoles d'Asie.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.