Le narrateur, maître d'école dans la campagne toulousaine, évoque d'abord la période de la "drôle de guerre". Parmi les écoliers qui l'entourent : un jeune Espagnol réfugié, une fillette aux rêves baroques et surtout ce "petit Marc", fils d'Esther et de Salomon, dont le destin va former une des trames du roman. Le récit se déroule depuis l'Espagne jusqu'aux pays occitans, depuis des temps anciens jusqu'aux années de la guerre, jusqu'au "Jeudi Noir" du 16 juillet 1942 où 7 000 personnes, dont 4 000 enfants, raflées dans Paris, furent parquées au Vel'd'Hiv avant d'être déportées à Auschwitz. Entre-temps, dans ce Midi aux couleurs inoubliées, un autre amour est évoqué, une femme disparaît dans la tourmente de la guerre, par un soir de ces automnes toulousains dont Pierre Gamarra rappelle l'ineffaçable beauté... Un contrepoint d'amour et de mort se poursuit dans ce livre où l'on ne s'étonnera pas de voir rappelé le dernier jour de Montségur.
Nombre de pages
224
Date de parution
10/04/1992
Poids
142g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782070385027
Titre
Cantilène occitane
Auteur
Gamarra Pierre
Editeur
FOLIO
Largeur
108
Poids
142
Date de parution
19920410
Nombre de pages
224,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Un ouvrier algérien, Mohammed, arrive dans un petit village des bords de l'Aveyron pour y travailler dans une cimenterie. Il ne sait ni lire ni écrire, et semble vivre en marge. Il rêve de son pays lointain, d'un jardin qu'il y cultiverait, rempli de merveilleuses semences. Mais, autour de lui, c'est le drame de l'occupation nazie. Un soir, il découvrira tragiquement la réalité douloureuse de la France enchaînée, meurtrie, torturée. Dans l'histoire de ce "coeur simple" le lecteur percevra aisément les racines d'un drame plus proche. Sans manichéisme, racisme et bienveillance se mêlent à l'ordinaire des jours, dans un village "sans histoires".
Premier du canton! Aujourd'hui, Simon n'a peur de rien, pas même de l'orage qui gronde sur son village. Il vient de recevoir les félicitations de M l'Inspecteur pour avoir brillamment obtenu son certi?cat d'études et fait la?erté de son père, un modeste paysan. En ce jour inoubliable, Simon a trouvé sa voie: il sera maître d'école.
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys