André Dubreuil. Poète du fer, édition bilingue français-anglais
Gaillemin Jean-Louis
NORMA
66,00 €
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EAN :9782915542004
Elancée, légère, séduisante au premier coup d'oeil, la chaise Spine, qui orne la couverture de ce livre, est un des objets les plus connus, les plus répertoriés de la création contemporaine. On la trouve dans les musées et dans toutes les encyclopédies du design. Elle est chez elle dans les intérieurs fantaisistes et ajoute aux architectures plus sérieuses une note d'humour rafraîchissante. Son auteur, André Dubreuil, après une carrière d'antiquaire et de peintre décorateur, a été l'un des animateurs de la nouvelle création anglaise au milieu des années quatre-vingt avec Mark Brazier Jones et Tom Dixon. Revenu depuis en France, où il s'est installé dans le Périgord, il est exposé à la galerie Gladys Mougin à Paris. A la suite de ses premières improvisations où il maniait le fer à béton en prestidigitateur, Dubreuil s'est confronté aux formes de la tradition pour leur donner une nouvelle vie. Le retour à la citation, au style, à l'ornement, au "métier" s'est effectué sans état d'âme: pour lui c'est l'invention qui compte avant tout. S'il a commencé en ferrailleur, l'histoire des styles ne l'a jamais rattrapé, car il ne sait jamais vers quoi, demain, son métier le mènera. C'est de cela qu'il s'agit: un métier qui fait surgie des formes au hasard des découvertes et des expérimentations. Ce livre raconte la trajectoire d'André Dubreuil et révèle la totalité de son oeuvre, de 1985 à aujourd'hui: près de 400 meubles-objets énigmatiques, chaises, commodes, miroirs, cabinets, pendules, lanternes..., dans lesquels le rêve, l'invention, le mystère l'emportent, et de loin, sur la fonction. Biographie de l'auteur Disciple de Philippe Jullian, l'auteur d'Esthètes et Magiciens, Jean-Louis Gaillemin a cherché comme ce dernier à mener de front la recherche plastique et l'écriture. Décorateur au Club 7 et au Palace avec Fabrice Eamer, puis collagiste, il s'est lancé dans le journalisme en créant Beaux-Arts magazine et L'Objet d'art. Il enseigne aujourd'hui l'histoire de l'art contemporain et du design à Paris IV-Sorbonne. Son ouvrage Les Décorateurs des années 40 avec Bruno Foucart (Editions Norma), son livre Salvador Dali du purisme au surréalisme (Editions Le Passage), ou sa dernière biographie d'artiste, Egon Schiele (Découvertes-Gallimard), témoignent d'une curiosité qui le rend particulièrement sensible au parcours paradoxal d'André Dubreuil.
Nombre de pages
284
Date de parution
23/11/2005
Poids
1 600g
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EAN
9782915542004
Titre
André Dubreuil. Poète du fer, édition bilingue français-anglais
Auteur
Gaillemin Jean-Louis
Editeur
NORMA
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0
Poids
1600
Date de parution
20051123
Nombre de pages
284,00 €
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Schiele "peintre maudit"? Victime de la société de son temps, jeté en prison, auteur d'une oeuvre à forte dimension érotique, tout est là pour que naisse la légende... Mais Jean-Louis Gaillemin a préféré chercher ailleurs la vérité de l'artiste: pour Schiele, il s'agit de reconquérir la forme, de recomposer le monde contre les forces de la mort. Enfant terrible dans la Vienne des années 1910, très vite affranchi de la stylisation décorative des artistes de la Sécessiontels que Klimt ou Moser, Egon Schiele trouve d'abord en lui le modèle le plus docile pour décomposer le corps à sa guise. Puis il entraîne ses autres modèles dans une exploration systématique du corps qui passe par celle du sexe. Masturbations, couples de jeunes femmes ou de très jeunes filles, les représentations se multiplient... D'abord schématique et violent, l'art de Schiele acquiert vers 1916 une qualité plastique et graphique qui permet aux corps et à la nature de se reconstruire. Alors qu'il affirme son "retour à l'ordre" avec de grandstableaux à ambition sociale, la mort l'emporte à 28 ans - touche ultime du destin d'un "éternel enfant", forcé de tout dire en l'espace de dix ans.
Celui qui, à seize ans, confiait à son carnet -Je serai un génie et le monde m'admirera,, est salué par André Breton en 1929 comme le nouveau champion du Surréalisme avant d'être stigmatisé, dix ans plus tard, sous l'anagramme d'Avida Dollars. Entre ces deux dates, se situe l'excellence d'une ouvre révolutionnaire et visionnaire. Du purisme des années vingt aux grandes toiles mystiques des années cinquante, Jean Louis Gaillemin nous initie au parcours complexe de celui qui avait fait de la paranoïa un art de peindre et de la provocation un art de vivre. Anes pourris et montres molles, téléphones homards et images multiples, habitacles organiques et être-objets, Dali aura cherché toute sa vie à -systématiser la confusion- entre les genres et les oeuvres. Vision anarchiste qui en fait le précurseur de nombreux courants de la deuxième moitié du XXe siècle, dans les domaines de la peinture mais aussi du cinéma, de l'objet, de l'architecture et de l'installation.
Évitant le piège de la chronologie, l'exposition remet en cause, par son approche thématique, la notion de design. En deux siècles de création, l'émotion l'emporte sur l'érudition. . RESSENTIR plutôt que réfléchir. Laisser parler son coeur au lieu de s'accrocher à son savoir. Vider sa tête de tout a priori, de toute référence établie pour être surpris. Voici une exposition qui remue et bouscule nos habitudes, pour traiter d'un thème aussi complexe - et ô combien sujet à révision ! - que le design.. Mis en scène avec humour et poésie, les objets parlent au corps plutôt qu'à l'esprit. Du voluptueux fauteuil rouge La Mamma enchaîné par son boulet, tel un corps de femme où se lover (UP5-UP6, Gaetano Pesce, 1969-1984), au canapé capitonné noir éclaté sur le sol et les murs, telle une flaque d'eau où se plonger (Pools & Pouf, Robert Stadler, 2004), jusqu'à la chaise longue en métal riveté de Marc Newson (Lockheed Lounge, 1985-1986), version futuriste de la méridienne de Madame Récamier où s'allonger de tout son long.. Ceux qui ont une vision sectaire du design ressortiront vraisemblablement troublés du Grand Palais. « Design contre design », titre volontairement provocateur, est un condensé au nectar subtil de courts circuits, de confrontations, de rapprochements et de dialogues composés par le commissaire Jean-Louis Gaillemin « pour éviter de raconter une histoire trop exhaustive et trop dense ».
Trop beau pour être vrai. Le faux dans l'art, de la tiare du Louvre aux chaises de Versailles raconte, à partir d'exemples célèbres et hauts en couleurs, l'histoire du faux depuis la Renaissance jusqu'aux affaires récentes qui secouent les musées et le marché de l'art contemporain. De la tiare du Louvre aux chaises de Versailles, depuis plus d'un siècle le monde de l'art a été ébranlé par de nombreuses affaires de faux qui ont mis en cause l'autorité des experts et des marchands, et ont parfois atteint les plus honorables institutions comme le Metropolitan Museum de New York et le British Museum, le musée du Louvre et le château de Versailles. La presse s'en est emparée, le public s'en est délecté. Des Gauguin, Otto Dix, Léonard et autres princesses amarniennes de Shaun Greenhalgh au millier de toiles de l'avant-garde russe saisies en Allemagne, des faux Cranach, Vélasquez, Frans Hals, Corrège réalisés en Italie aux expressionnistes abstraits concoctés dans le Queens et écoulés à Manhattan par la galerie Knoedler, aucun domaine de l'art n'a été épargné. Les différentes histoires évoquées ici cherchent à expliquer comment les faussaires s'y prennent pour trouver le point faible des collectionneurs et des spécialistes et leur fabriquer l'objet ou le tableau " trop beau pour être vrai " dont ils rêvaient. Mais il suffit parfois d'une analyse scientifique ou d'une enquête parallèle sur d'étranges mouvements d'argent pour que le rêve devienne cauchemar.
Avec cet ouvrage, Jean-Louis Cohen, architecte et historien, et Monique Eleb, psychologue et sociologue, proposent une promenade architecturale dans le Paris intra-muros et sa proche banlieue. Trente-trois bâtiments photographiés par Antonio Martinelli sont visités parmi la multitude de réalisations qui ont marqué le XXe siècle. Ils ont été choisis en fonction de leur contribution au paysage urbain, de leur force esthétique et de leur rôle dans la transformation des modes de vie. Des architectes du début du siècle à qui les découvertes techniques ont permis de se libérer des conventions à la génération actuelle qui a retrouvé une dimension intellectuelle après la crise architecturale des années 1960-1970, on suit dans le Paris d'aujourd'hui les transformations d'identité d'une ville dont le centre dense est enserré dans une agglomération de plus de dix millions d'habitants. Par la succession et la mise en correspondance d'édifices en apparence étrangers les uns aux autres, des ossatures de béton des frères Perret aux prismes transparents de Jean Nouvel, Jean-Louis Cohen et Monique Eleb révèlent combien l'idéal d'une architecture rationnelle et lisible aura marqué l'architecture du siècle. This book takes the form of an architectural promenade devised by the architect and historian Jean-Louis Cohen and the psychologist and sociologist Monique Eleb. Thirty-three buildings in Paris and the inner suburbs are presented with photographs by Antonio Martinelli. Selected from the multitude of buildings which have marked the 20th century, each has been chosen for the contribution it makes to the cityscape, for its aesthetic value and for the role it has played in transforming life-styles. From the technical discoveries which enabled architects to break free from conventions in the early 20th century, to the rediscovery of an intellectual dimension by the present generation of architects in the wake of the architectural crisis of the 1960s and 1970s, this itinerary through today's Paris reveals transformations in the identity of the densely-built capital city at the center of an agglomeration populated by over ten million people. By explaining the connections between a sequence of buildings which look very different from one archer, ran no from the Perret brothers' concrete frames to Jean Nouvel's transparent prisms, Jean-Louis Cohen and Monique Eleb reveal the extent to which the long-established French architectural ideal of rationality and legibility has marked the architecture of the 20th century
« Mon ambition est de me consacrer aux grandes décorations murales, à la fresque, qui m'intéresse plus que tout. [?] Vous voyez que mes ambitions sont vastes ! » Première femme à obtenir le Grand Prix de Rome en peinture en 1925, à seulement 22 ans, Odette Pauvert (1903-1966) est une figure méconnue du XXe siècle, à contre courant des avant-gardes. Après un voyage à Pise où elle découvre les fresques monumentales du Camposanto, elle est durablement inspirée par le Quattrocento italien, notamment par Pisanello, Piero della Francesca ou encore Gozzoli. Née dans une famille de peintres et de miniaturistes, elle revendique un style classique et décoratif, et la tradition de la peinture d'histoire et de la fresque. D'abord élève à l'École des Beaux-Arts de Paris, où elle prend part à l'atelier de Ferdinand Humbert, puis pensionnaire pendant 3 ans à Rome, elle intègre les Ateliers d'art sacré en 1929, et passe l'année 1934 à la Casa Velázquez à Madrid, aux côtés d'Alfred Giess et de René Cottet. Elle participe au Salon des artistes français de 1923 à 1966. Peintre du monumental comme de la miniature, elle participe à de grands chantiers comme l'Église du Saint-Esprit à Paris, qui sera sa commande la plus importante, et se distingue tout particulièrement avec ses autoportraits, sujet singulier pour une femme de cette époque. Une première rétrospective lui est dédiée en 1986 au musée Sainte-Croix de Poitiers.
Barsac Jacques ; Viatte Germain ; Brunhammer Yvonn
Invitée en 1940 par le gouvernement japonais pour orienter la production d'art industriel du pays, Charlotte Perriand découvre une pensée, un mode de vie et une architecture ancestrales, conformes aux préceptes modernistes qu'elle défendait avec Le Corbusier et Pierre Jeanneret. L'élaboration de son "art d'habiter", qui modifia profondément la manière de vivre des Français dans les années 50, est née des réflexions qu'elle a menées pendant sa mission au Japon. En retour, elle a contribué avec passion, à travers ses interventions dans les ateliers de production, au renouveau de l'artisanat japonais. "De tous les Occidentaux qui ont travaillé au Japon, c'est probablement elle qui a eu la plus grande influence sur le monde du design japonais", a déclaré le grand designer Sôri Yanagi, qui fut son assistant. Ses expositions au Japon, "Sélection, Tradition, Création" (1941) et "Proposition d'une synthèse des arts" (1955), qui eurent un grand retentissement, ses publications et ses études, ses réalisations à Tôkyô, la maison de Jacques Martin (1953), l'agence Air France (1959), ou à Paris, la résidence de l'ambassadeur du Japon (1966-1969), le showroom Shiki Fabric House (1975) et la maison de Thé à l'Unesco (1993) sont autant de témoignages des liens entre cultures occidentale et japonaise et de leur enrichissement réciproque. L'ouvrage, qui révèle la liberté de pensée de cette grande créatrice face aux enjeux d'une période complexe, est d'un enseignement précieux pour les nouvelles générations d'architectes et de designers, mais aussi pour l'homme d'aujourd'hui.